‹ Traité de nosographie médicaleChapitre 33 sur 119 · II. Inflammations bulleuses · texte numérisé non relu

II. Inflammations bulleuses

« Dans leur état, elles sont caractérisées, selon M. Rayer, par de petites tumeurs dont le volume varie entre celui d’un pois et celui d’un œuf d’oie , ordinairement transparentes, formées par une tumeur séreuse ou séro-puruiente, épanchées entre le derme et l’épiderme. » Souvent l’humeur dont il s’agit est séparée du derme par une couche de lymphe coagulable, et se dessèche plus tard sous forme de croûtes solides, plus ou moins épaisses, au-dessous desquelles se forme un nouvel épiderme.

Ce groupe comprend le pemphigus et le rupia d’une

120 PHLEGMASIES ET IRRITATIONS EN PARTICULIER, part, les ampoules et le vésicatoire d’autre part, qui sont des phlegmasies artificielles. Il tient au précédent par des rapports extrêmement étroits, de telle sorte que souvent leurs différences ne sont que des différences de degrés. C’est ainsi que, comme nous l’avons vu, l’érysipèle, exanthème, à un certain degré, constitue, à un degré plus élevé, une véritable phlegmasie bulleuse; c’est encore ainsi que, appliqués sur la peau à divers degrés d'intensité, certains irritants, tels que le calorique, les cantharides , etc. , produisent tantôt un simple érythème, tantôt une phlegmasie bulleuse, etc., etc. M. Rayer ne dit-il pas expressément d’ailleurs « qu’une tache érythémateuse plus ou moinsvive précède probablement toujours la formation des bulles, quoiqu'elle ne puisse être dans tous les cas constatée? «

Les irritations ou phlegmasies sécrétoires qui composent le groupe dont nous nous occupons doivent-elles leur forme particulière à la spécialité de leur siège dans l’un des éléments sécréteurs de la peau? C’est unequestion qui n’a pas encore été suffisamment étudiée.

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