III. Inflammations vcslculeuses
Ce groupe est caractérisé par des vésicules, c’est-à-dire par de petites élevures séreuses, ne différant des bulles que par un moindre volume, et formées par une gouttelette de sérosité déposée avec ou sans lymphe coagulable audessous de l’épiderme. Telle est, d’après M. Rayer, l’idée générale que l’on doit se former des phlegmasies vésiculeuses qu’il divise en cinq espèces sous les noms à' herpès, d 'eczéma, d’ hydrargyrie (i) , de gale , de suette mi-
(i) Nous n’avons pas cru devoir consacrer un article particulier à la description de cette espèce. S’il fallait consacrer, eu effet, un article particulier à chaque espèce étiologique , la nosographie serait une répétition continuelle, et nous rétrograderions jusqu’à Sauvages. Il est toutefois des exceptions pour certaines causes tout-à-fait spéciales, et c’est pour cela qu’un article a été consacré aux vésicules produites par l 'acarus senhiei.
INFLAMMATIONS P UST U Lli US F.S .
lia ire et de sudamina. Il résulte de la définition ci-dessus que les phlegmasies de ce troisième groupe ont de grands rapports avec celles du second groupe, connue les phlegînasies de ce dernier avec celles du premier. C est la ce qui nous explique pourquoi, parmi les phlegmasies de ces trois groupes, il en est qui ont été diversement classées par les dermatologistes : ainsi Bateman avait classé parmi les vésicules le rupia, que, d'accord avec M. Bayer, nous avons placé parmi les bulles.
Les phlegmasies sécrétoires de ce groupe n’offrent pas toutes le même degré. Dans quelques espèces , les sudamina, par exemple, il s’agit bien plutôt d’une simple excitation de l’appareil sécréteur de la sueur que d’une phlegmasie réelle de cet appareil. Mais augmentez le degré de cette excitation , et vous donnerez naissance aux vésicules miliaires proprement dites, c’est-à-dire à des vésicules contenant un liquide trouble, purulent même, et partant d’origine phlegmasique.