U OS KO L K
k-champ les symptômes , et un chanjemcnl subit s opérer dans la physionomie du malade à l'aide de lotions froides sur la peau ( i ).
ARTICLE III
IIOSKOLE.
C'est une des phlogoses exanthémateuses les plus légères, les plus fugitives, les plus superficielles de la peau. Elle est caractérisée par des taches rosées très peu ou point proéminentes, diversement figurées, qui n’apparaissent ordinairement que dans le cours de certaines maladies fébriles. Ces taches n’offrent pas toujours la teinte rosée qui leur a fait donner ce nom de roséole. Elles ont quelquefois une teinte d’un rouge assez vif, et d’autres fois, au contraire, une teinte rose -pâle, Quelle que soit leur nuance, elles s’effacent sous la pression du doigt, et reparaissent après celte pression.
Les dermatologistes ont admis un grand nombre de variétés de roséole, et les caractères distinctifs de ces variétés sont tirés bien moins de la maladie elle-même que des circonstances au milieu desquelles elle prend naissance, et des maladies dans le cours desquelles elle se manifeste. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les noms de ces variétés, tels qu’on les trouve dans l’ouvrage de M. Rayer, savoir: i° roseola œstiva , c’est-à-dire la roséole qui se montre en été; ?° roseola aiitumnalis , c’est-à-dire celle qu’on observe en automne (avec une telle base de classification, on ne voit pas pourquoi on ne distinguerait pas aussi la pneumonie, la pleurésie, la péricardite, l’an-
(i) l)irai-je ici quelque chose de la prétendue vertu préservative de la belladone contre la scarlatine? Il suffit que cette découverte ail été laite par Halinemann pour qu’elle paraisse un peu suspecte à des observateurs allopathiques Les faits sur lesquels sc fonde le trop célèbre i inventeur de la chimère homœopathique sont dénués de toute valeur; et, si je ne me trompe , la scarlatine attendra longtemps encore la découverte de son préservatif, ou , si l’on veut, de sa vaccine.
1(}() PHLKGMASlliS liT IHIUTATIONS liN PAriTiCULIlili.
j>ine, etc., d’après la saison pendant laquelle elles régnent; et en poussant ce principe de classification jusqu'à ses dernières conséquences* on pourrait admettre des roséoles, des pneumonies, etc., de tel ou tel mois , de telle ou telle semaine, de tel ou tel jour, de telle ou telle heure, etc.) ; 3° roseola annula ta (ici le principe de classification est fondé sur la disposition des taches en anneaux roses, dans le centre desquels la peau conserve sa couleur naturelle); 4° roseola infantilis ( maintenant 1 âge devient la base de la classification, et il est étonnant qu’on n’ait pas admis des roséoles des vieillards, des adultes, des jeunes gens, et une foule de sous-variétés d’après le nombre variable des années et des mois des sujets) : quoi qu’il en soit, selon M. Bayer, celte variété paraît être le type des éruptions qui forment le groupe roséole ; 5° roseola variolosa (nous arrivons à une variété fondée sur la circonstance d’une maladie que la roséole accompagne ); 6° roseola vaccina ; 70 roseola miliaris; 8° roseola febrilis ; q° roseola rhumalica ; io° roseola. cholerica (la base de distinction est ici essentiellement la même que pour la cinquième variété, et l’on aurait pu aisément trouver une vingtaine de variétés nouvelles en procédant par un pareil principe).
Ce qui mérite d’être signalé relativement à la roséole, c’est que l’éruption qui porte ce nom peut se manifester dans le cours d’un grand nombre de maladies fébriles, et envahir des régions plus ou moins étendues de la peau, sans jamais former toutefois des taches assez multipliées, assez confluentes pour pouvoir être confondues, soit avec une véritable rougeole, soit avec une véritable scarlatine.
Les taches rosées lenticulaires qu’on observe souvent dans le cours d’une entéro-mésentérite typhoïde (fièvre, affection typhoïde), ou d’autres maladies fébriles avec phénomènes typhoïdes, constituent une des variétés de la roséole. Dans cette variété, les taches roses occupent plus particulièrement le ventre et la base de la poitrine. Tou-
i miCAiiiK. 161
telois il est des cas oit les taches sont disséminées sur les diverses régions du tronc et des membres. Ces taches, dans le cas dont il s’agit, ne se lient pas à l’existence d’un état sndoral et de sudamina; car on les remarque chez des individus qui jusque là ont eu la peau sèche, et qui ne présentent nullepartdes sudamina. Il n’en est pas de même de quelques autres variétés de la roséole, par exemple celles qu’on appelle milia ris , rhumcitica. En effet, j’ai souvent observé ces dernières dans le cours des maladies
dont elles portent le nom, et |’ai toujours remarqué que les taches roses se développaient dans les mêmes points oit I on rencontrait une éruption de miliaire ou de sudamina. Ces trois espèces d’affection se rattachent de la manière la plus étroite à cette excitation, particulière de la peau en vertu de laquelle survient une diaphorèse abondante et prolongée.
Nous n’insisterons pas plus longtemps ici sur cet exanthème, nous proposant d’y revenir à l’occasion des principales maladies dans lecours desquelles il peut se montrer.
La roséole ne réclame d’ailleurs aucun traitement. Elle disparaît naturellement dans l’espace de quelques jours ; elle s'efface même souvent en quelques heures. Mais comme cette éruption est en quelque sorte successive, qu’elle peut reparaître après avoir disparu une ou plusieurs lois, sa durée est nécessairement variable. Règle générale, elle ne dépasse guère un septénaire.
ARTICLE IV