‹ Traité de nosographie médicaleChapitre 45 sur 119 · RUPIA, AMPOULES . CLOCHES, PINÇONS · texte numérisé non relu

RUPIA, AMPOULES . CLOCHES, PINÇONS

ARTICLE VIII

RUPIA.

C'est une sorte de diminutif de la maladie précédente, un pemphigus en miniature. Cependant les dermatologistes nous diront que lu sérosité contenue dans les petites bulles qui caractérisent le rupia devient bientôt trouble, puriforrne ou sanguinolente, ce qui n’a pas lieu dans le pemphigus, du moins ordinairement; que les croûtes du rupia, noires, épaisses ou proéminentes, ne ressemblent pas exactement à celles du pemphigus, et qu’enfin les croûtes du rupia cachent des ulcérations plus ou moins profondes, telles qu’on n’en observe point dans le pemphigus.

On admet trois variétés de rupia : rupia simplex, rupia proeminens, rupia escharrotica. Les deux premières variétés n’en font réellement qu’une; et quant à la troisième, elle suppose une gangrène de la peau. Or, je le demande, d’après quelles règles de classification peut-on faire rentrer la gangrène de la peau dans les variétés du rupia? Le soulèvement de l’épiderme qui précède cette gangrène et qui l’accompagne peut-il être considéré comme une maladie digne d’une description à part?

Certains ulcères dits atoniques ne sont, selon M. Rayer, que la terminaison du rupia proeminens , lequel ne diffère du simplex qu’en ce que ses bulles sont plus larges, ses croûtes plus épaisses, ses ulcérations plus profondes.

Je n’insiste pas davantage sur cette affection, qui, à titre à' ulcère atonique , rentre dans le domaine de la chirurgie.

ARTICLE IX

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