GAU
et clans leurs intervalles, il se développe quelquefois dus pustules decthytna, ou même de petits furoncles.
Aucune réaction fébrile n’accompagne la gale exempte de graves complications. La démangeaison insatiable qui en constitue le symptôme le plus caractéristique , le signe en quelque sorte pathognomonique, est un véritable supplice qui jette les malades dans un état d’anxiété plus ou moins vive, et les condamne à une pénible insomnie.
§ II. Marche et durée.
Les vésicules psoriques parcourent assez rapidement leurs périodes, le cercle de leur évolution. Mais tant qu’un traitement convenable n’a point été employé, de nouvelles vésicules pullulent, et la durée de cette affection est en quelque sorte indéfinie. «La gale pourrait durer toute la vie, dit M. Rayer, chez un individu qui négligerait de la combattre. »' Sous 1 influence d’un traitement bien dirigé, sa durée moyenne est de huit à quinze jours.
La gale disparaît quelquefois momentanément pendant le cours de certaines maladies aiguës graves. M. Sabatier a rapporté l’observation d un homme chez lequel une gale déjà ancienne et des mieux caractérisées, disparut par l’effet d une double pneumonie dont il fut atteint. Quinze jours après, lorsque la convalescence fut bien établie, la gale reparut avec tous ses caractères accoutumés.
Il ne faut pas confondre le phénomène que nous venons de signaler avec ce que les auteurs appellent la rétrocession de la gale. Il se lie à cette grande loi de l’économie que nous avons déjà souvent invoquée : Duobus laboribus, etc. Quant aux accidents qu’on a pu observer dans le cours de la gale, on a sans doute souvent pris X effet pour la cause, c’est-àdire qu’on a regardé comme effet de rétrocession de la gale des accidents qui étaient, au contraire, la cause de la disparition temporaire de cette alfeclion. Toutefois, nous ne prétendons pus que la brusque suppression d’une gale ir. 15