‹ Traité de nosographie médicaleChapitre 50 sur 119 · PliLKtiMASlKS KL’ IHiUTATlONS EN l'AUTICULlER · texte numérisé non relu

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ancienne et violente ne [misse être suivie de quelques accidents. Nous nous sommes suffisamment expliqué ailleurs sur le principe en vertu duquel de tels accidents pourraient éclater.

§ III. Causes.

Il est clairement démontré aujourd’hui que la gale est produite par un insecte particulier, qui, par cette raison, porte le nom d'acarus scabiei. Il y a déjà bien longtemps que divers observateurs avaient signalé la présence de cet insecte dans les vésicules psoriques. Cependant , il y a une dizaine d’années, plusieurs de nos dermatologistes les plus distingués, parmi lesquels figurait M. Rayer lui-méme, niaient l’existence de cet insecte (i). Pour trouver les cirons de lagale, il faut, ainsi que Mouffet, Casai, Bonomo, et surtout Adams, l’avaient déjà indiqué, les chercher, non dans les vésicules elles-mêmes , mais à côté d’elles, dans de petits

(i) M. Rayer a soutenu la non-existence de ïacarus scabiei daus son article Gale du Dictionnaire de médecine et de chirurgie pralii/ues. Mais plus tard, dans son Traité des maladies de la peau, il s’est empressé de revenir d’une erreur qui lui était commune avec tant d’autres médecins. >

Il est assez curieux de connaître les variations auxquelles a donné lieu le point d’observation que nous étudions. L’existence du ciron de la gale parait avoir été connue d’A vinzoar. ( Voyez à ce sujet la cinquantecinquième lettre de Morgagni). Ingrassias et Joubert en avaient supposé plutôt que démontré l’existence. Mais il en est expressément question dans le Theatnan insectoruni de Moufet. Ilauptmann, le premier, publia la figure d'un insecte de la gale, dessiné, comme il le dit, d’après nature, et avec ses six pattes. Les expériences de François Redi et de Cestoni, faites en 1687, semblaient ne rien laissera désirer sur la réalité du ciron de la gaie. Ce dernier assurait avoir vu plusieurs fois de pauvres femmes dont les enfants étaient galeux, tirer avec la pointe d'une épingle des plus petites pustules, avant qu’elles ne fussent mures et purulentes, il ne sait quoi qu’elles écrasaient sous leurs ongles, non sans un petit craquement ; et il ajoutait qu’à Livourne les galériens se rendaient réciproquement le même service. Quoi qu’il en soit , Redi et Cestoni ayant ouvert avec une aiguille très fine une vésicule non encore purulente d’un galeux , en retirèrent un petit globule blanc presque imperceptible; ils l'observèrent nu microscope, et reconnurent, avec toute Incertitude possible, que c’était un ver de couleur blanchâtre, dont la ligure approchait de celle des tortues, le dos garni de quelques poils

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