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culisation, toujours es t-il quelle existe. Ainsi donc, d’un côté, les fortifiants , les toniques , les stimulants sont indiqués, et ils sont contre-indiqués de l'autre. Il n’est pas facile de trouver des moyens bien efficaces de conciliation entre ces indications opposées.
Quoiqu’il en soit, nous renvoyons aux traités d’hygiène pour ce qui concerne tous les soins hygiéniques qu’il convient d’employer contre Je tempérament, ou la constitution qui prédispose aux tubercules , nous réservant uniquement ici la tâche de faire connaître les moyens qu’il convient de diriger contre la tuberculisation elle-même (1).
La constitution des sujets étant ainsi mise de côté, on se comportera essentiellement de la même manière que dans les cas de tuberculisation pulmonaire survenant chez des individus non prédisposés à cette maladie par leur organisation. Il est bien entendu toutefois que la constitution phthisique, qu’on me passe cette expression abréviative, modifie jusqu’à un certain point la conduite du praticien.
II. Nous avons clairement démontré, si je ne m’abuse, que, dans l’immense majorité des cas du moins, la tuberculisation pulmonaire se manifestait à la suite de rhumes, de bronchites, soit simples, soit compliquées d’engorgement péripneumonique (et de là le nom de rhume négligé par lequel on désigne vulgairement la phthisie pulmonaire). Or, puisqu’il en est ainsi, même en admettant une
(i) C’est ici qu’on voit combien il est important de savoir quelles sont les causes accidentelles , occasionnelles ou déterminantes qui, de concert avec la prédisposition, engendrent la tuberculisation. En effet, vainement vous auriez recours à tous les autres moyens les plus propres à lutter contre la prédisposition, si vous n’empêchez pas les sujets de s’exposer au froid et à l’humidité, s’ils contractent à plusieurs reprises des rhumes plus ou moins intenses, qui se prolongent, soit par négligence , soit autrement; tous vos autres soins seront perdus , soyez-en bien sûrs , et tût ou tard les malheureux sujets dont il s’agit tomberont victimes delà tuberculisation pulmonaire.
602 PHLEGMASIES ET IRRITATIONS EN PARTICULIER, simple coïncidence entre ces maladies et en reconnaissant qu’elles se sont développées sous l’influence des mêmes causes déterminantes , n’est-il pas évident qu’il faut employer le traitement que nous avons proposé en nous occupant de la bronchite et de la péripneumonie? Le raisonnement l’indique formellement, et l’expérience prouve toute la vérité, toute la solidité de cette logique, déduite de l’observation clinique la plus rigoureuse. J’ai la certitude, en effet, d’avoir prévenu un bon nombre de fois déjà la tuberculisation pulmonaire, en me conformant à cette doctrine. Mais, pour obtenir ce précieux résultat , il m’a fallu, je l’avoue, recourir à une méthode antiphlogistique bien autrement active que celle employée jusque là.
Suivant toutes les probabilités, en employant notre méthode, dans les cas de phthisie aiguë , on aurait prévenu, le plus souvent du moins , et si la prédisposition constitutionnelle n’existait pas dans toute sa force, on aurait prévenu , dis-je, la terminaison fatale.
Quoi qu’il en soit, je ne saurais trop le répéter, le grand secret de prévenir la formation des tubercules chez un bon nombre de sujets, c’est de bien traiter et de guérir promptement les rhumes dont ils sont affectés (i). On ne saurait trop s’appliquer, d’ailleurs, à prévenir le développement de la tuberculisation ; car, une fois celle-ci bien déclarée, et occupant une étendue considérable des deux poumons ou de l’un d’eux seulement, comme toutes les grandes lésions organiques qui siègent dans des organes essentiels à la vie et qui ne comportent pas l’usage des moyens chirurgicaux, elle est essentiellement incurable.
Mais si, parvenue à sa seconde période, la tuberculisation pulmonaire étendue, diffuse, se joue de tous nos moyens , en est-il de même de cette tuberculisation à son premier degré ou à sa première période? Cette question,
(i) J’ai publié dans ma Clinique médicale uu certain nombre de faits qui militent en faveur de cetle assertion.