‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 2)Chapitre 35 sur 165 · CHAPITRE HUITIÈME LES ILES BRITANNIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME LES ILES BRITANNIQUES

Sources : Thorburn, A guide to ihe coins of Great Briiain and Ireîand, 2« édition, Londres, 1888 (avec prix de vente). — Grueber, Handbook of the coins of Great Britain and Ireland in the British Muséum, Londres, 1899. — Kenyon, The gold coins of Englandy Londres, 1884, in-8. — Hawkins, The silver coins of England, 3* édition, Londres, 1877, in-8. — Lindsay, A view of the coinage of Ireland from the invasion of the Danes to tîje reign of Georges IV, Cork et Dublin, 1839, *'^"4* — Lindsay, A vieat of the coinage of Scotland, Cork, 1845, in-4 avec deux suppléments^ Cork, 1859 et x868.

L — LE ROYAUME D'ANGLETERRE § I. — Édotuird /*' (1272-1307).

Il est très difficile, sinon impossible, de distinguer entre elles les monnaies des trois premiers Edouard. En examinant les pièces frappées par les évoques de Durham : Beck (i283-r3io), Kellow (1311-1516), Beaumont(i 3 16-1333) et Hatfield (i 345-1 381), on a remarqué que celles d'Edouard I" portent toujours EDW en abrégé, celles d'Edouard III toujours EDWARDVS en toutes lettres, d'où il résulte que les autres (avec EDWA, EDWAR, EDWARD) doivent appartenir à Edouard H, à moins que le nom du roi ne soit suivi du titre de roi de France. Cette constatation en a amené une autre: le buste d'Edouard III est le plus souvent sans draperie. Mais de telles marques distinctives, lorsqu'il s'agit de monnaies du moyen âge, n'ont pas de force probante; les numismates anglais, obligés de s'en contenter provisoirement, admettent euxmêmes des exceptions ; puis, les mêmes subtilités ne s'appliquent pas aux pièces divisionnaires. Comment espérer qu'on parvienne jamais à débrouiller ce chaos?

Les rares exemplaires les plus anciens du gros^ ceux qui, par leur style et leur facture, se placent naturellement à la tête de la série, semblent

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