‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 2)Chapitre 36 sur 165 · LES ILES BRITANN1Q.UES I I · texte numérisé non relu

LES ILES BRITANN1Q.UES I I

être des essais, car leur poids varie entre 80 et 158 grains. Leur type est une sorte de compromis entre l'esterlin anglais et le gros tournois français ; buste couronné de face, dans un quatre-feuilles cantonné de trèfles; fleurettes dans le champ, EDWARDVS • Dl • GRA • REX • ANGL'. I^ Croix pattée, coupant les deux légendes : DNS • HIBNE • DVX • AQVT et LONDONIA CIVI. Douze besants au centre (fig. 1781). Si le nom du

Fig. 1781

roi y est écrit en toutes lettres, cela s'explique par la mesure du cercle que le graveur avait à sa disposition, les légendes s'élargissant ou se rétrécissant avec le champ qui leur est destiné. On peut donc tenir pour certain que ces gros appartiennent à Edouard l^^.

Dans notre troisième partie (p. 434), nous avons parlé de la série anglo-française frappée sous ce règne.

§ IL — Edouard II (1307-1327).

On ne donne à Edouard II que des esterlinset leurs subdivisions, le demi et le quart. Les ateliers sont: Berwick, Bristol, Canterbury, Durham, Londres, Newcastle,Saint-Edmundsburget York. Nous venons d'exposer avec une franchise suffisante les incertitudes qui régnent dans la répartition des pièces entre les trois Edouard; seuls les esterlins de Durham sont ici sûrement à leur place, chaque évêque y ayant mis sa marque particulière.

§ IIL — Edouard III (1327-1377).

En 1^38, Edouard III prit le titre de roi de France. Il y renonça en 1360, à la suite du traité de Brétigny, et reprit celui de seigneur d'Aquitaine. Mais en 1 369, la paix ayant été rompue, il s'intitula de nouveau rex Franciae, tout en gardant le titre, bien plus réel, de dominus Aquitaniae.

aUATRIEME PARTIE

Le type de ses gros (fig. 1782) et demi-gros d'argent diffère légèrement du type antérieur. Au quatre-feuilles qui sert de bordure à l'effigie d'Edouard I**", se substitue une bordure d'arceaux, et la légende externe du revers porte la devise : /?OA*M/rfet/wi adiutorem meum, qui restera sur les monnaies anglaises jusqu'à la reine Elisabeth. Deux ateliers seulement,

Fig. 1782

Londres et York, ont forgé de ces pièces; sur le demi-gros, le mot meum et le titre de duc d'Aquitaine manquent régulièrement. Les esterlins frappés à Durham par l'évêque Thomas Hatfield (i 345-1 581) se reconnaissent à la crosse fixée au sommet de la croix ; le différent monétaire des abbés de Reading, un pétoncle, ne se voit que sur le demi-esterlin. Mais le règne d'Edouard III marque dans la numismatique par un événement de haute importance. A milieu du xiv« siècle, l'Angleterre n'avait d'autres monnaies d'or que des pièces étrangères. En janvier IJ4Î (anc. style), le Conseil du roi, pour faciliter les transactions commerciales avec la Flandre, ordonna la fabrication de monnaies d'or nationales qui seraient reçues dans les deux pays. Trois espèces furent créées à la fois : \^ florin d'or, dont on ne possède plus que deux exem-

Fig. 1783

plaires, le demi-florin et le quart de florin \ ces derniers aussi sont aujourd'hui d'une rareté extrême '.

Lt florin (fig. 1783) représente le roi assis sous un dais, entre deux

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