I. Num. chronicle, 19CK), p. 230 (John Evans
LES ILES BRITANNiaUES
léopards ; lui-même se comparait volontiers avec un léopard (pardus invictus). Il tient le sceptre et la croix plantée sur un globe. La légende: EDWR-D-GRA-REX-ANGL-Z- FRANC- DNS -HIB se développeautour d'un champ bordé d'arceaux et semé de fleurs de lis. Au revers, nous lisons le verset de l'évangile selon saint Luc, IV, 30 : lesus (autem) transiens per médium illorum ibat, allusion heureuse à la puissance maritime des Anglais et aux courses journalières de leurs flottes vers le continent. Ce verset, qui passait pour un talisman aux heures du danger, ne disparaîtra de la monnaie d'or qu'à l'avènement de Jacques I*^*". La croix du revers, aux branches couronnées et fleuronnées, est la copie exacte de celle de Y Ange d'or de Philippe de Valois; mais les angles du quatre-feuilles qui l'entoure sont gardés par des léopards.
Lq type du demi-Jlorin (fig. 1784) est un léopard couronné, assis et portant au col une mante flottante, aux armes écartelées de France- Angleterre. La légende du revers: dominCy ne infurore tuo arguas me.
Fig. 1784
Fig. 1785
est empruntée aux psaumes VI, 2 ou XXXVII, 2. Quant au quart de florin (fig. 1785), sa devise exaltabitur in gloria se retrouve au psaume CXI, 9; il a une large croix cléchée et feuillue, et le léopard de l'avers est posé sur un heaumet dans un champ semé de fleurs de lis.
Ces trois belles monnaies n'eurent pas 18 mois de cours légal. On les avait taxées à une valeur supérieure à la valeur correspondante de l'argent, et dès le mois de juillet 1344, un décret reconnut aux marchands le droit de ne plus les accepter.
Pour les remplacer, le roi créa une pièce d'or nouvelle et fit immédiatement avec son maître de la Monnaie de Londres un contrat en vertu duquel 39 nobles - devaient être tirés d'une livre d'or {Tower pound), ou un nombre proportionnel de maille-nobles {^^\ et de/erling-nobles (-V
Comme les florins, ces trois espèces ofl'rent deux types diff'érents. Sur le noble on voit le roi debout dans un navire, couronne en tête, l'épée à la main droite, à la gauche l'écu écartelé de France- Angleterre. La croix
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du revers est feuillue et fleurdelisée, cantonnée de quatre léopards et inscrite dans une bordure à huit arceaux. On lui a laissé la légende pieuse du florin : lesus transiens, etc. Le demi-noble (fig. 1786J ne s'en distingue que par la légende du revers, qui est celle du demi-florin :
Fig. 1786
Fig. 1787
domine, ne infurore, etc.; mais le quart de woWe porte à la vers Técusson de France-Angleterre dans une bordure de huit arceaux (fig. 1787), au revers la légende du quart de florin : exaltabitur in gloria^ et une L au centre de la croix.
Ces types resteront, à peu de chose près, invariables sur la monnaie d'or anglaise jusqu'au règne d'Edouard VI, et l'histoire monétaire n'aura plus à enregistrer que des changements de poids et de titre.
En efl^et, émis en 1 ^44 à 1 38 grains ^, le noble fut réduit successivement, sous ce même règne, à 128 grains - (en 1 346) et à 120 grains (en 1351). Les collectionneurs anglais recherchent des exemplaires de chaque émission, avec plus ou moins de succès; le demi-noble de 1344 n'est pas encore retrouvé.
Trois lettres sont inscrites sur les nobles d'Edouard III, au centre de la croix: C, € ou L. La lettre L désigne l'atelier de Londres; € ne saurait être que l'initiale du nom d'Edouard, car les rois suivants mettent à la même place une R pour Richard ou une A' pour Henri, Mais l'attribution à Calais des nobles au C (qui ont quelquefois une bannière hissée sur la poupe) n'est pas certaine. Nous savons qu'en 1346, le roi fit un traité avec les villes de Gand, de Bruges et d'Ypres pour la fabrication de nobles d'or et leur circulation en Flandre et en Angleterre. Deux monnayeurs, William Stury et Gilbert de Wendlingburg, furent chargés de la frappe de ces pièces anglo-flamandes. Ruding doutait de leur existence, admise, plus tard, par C.-P. Serrure dans sa Notice sur le cabinet du Prince de Ligne, Finalement, Hooft van Iddekinge a cru les reconnaître dans un noble (Kenyon, p. 23) où l'initiale du nom du roi, ressemblant à un G. et les lettres Hybe(rniae) sont isolées au moyen d'une px>nctuation fautive: «>e«>DWARD .... HY°B°E; mais cette pièce a été frappée entre 1351 et 1360.