‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 3)Chapitre 11 sur 83 · SO · texte numérisé non relu

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Auienarde, t3rpe : branche de chêne. Sans l^ende.

* Axd, type : tête diadémée â gauche ; légende : axle.

BerguesSaint-Winoc, type : fleur de lis ; légende : mokbta bergens.

Bétbune, types : triangle terminé par des lis (fig. 910) ; — croix évidée en losange avec

fleurons dans chaque angle ; légendes : betvne — betv. Bcndues? type : croix évidée en losange avec fleurons dans chaque angle; légendes:

BVNTBVE BONA — DENARivs BONA. Ces deniers, représentés dans le trésor d'Er-

weteghem» appartiennent au début du xu* siècle. L'attribution à Bondues proposée

par M. Picqué est très sujette à caution. Bourhourg^ ty^ : triangle ; l^nde : brovborg (fig. 911).

Fig. 9ta

Fig. 91 J

Fîg. 914

Bruges, types : guerrier debout Tépée levée et tenant un bouclier armorié. Quelques rares exemplaires portent brvg dans les cantons de la aoix, mais ordinairement les mailles sont muettes.

Cassel, type : un château crénelé, comme sur les sceaux municipaux. Sans légende (fig. 91a).

Cherisy, type : Us entre une étoile et un croissant ; légende : cherisi (fig. 913).

Courtrai, type : i'écu de la ville, à un chevron accompagné de trois étoiles ; légende :

ÇVRT.

Dixmude, type : tête mîtréc de face; légende : Dmi.

Hg.9i$

Hg. 9««

Rg. 917

Douai, type : rameau orné. Sans légende (fig. 914)* Le système monétaire douaisien différait de celui des autres régions de la Flandre ; le métal des deniers est bien moins bon que celui des deniers flamands, aussi fallait-il trois douaisiens pour valoir un denier de Flandre.

*Eettbam (abbaye), type: monogramme formé du type dégénéré de Cologne; légendes : EGAMio — EGAMO — EEEE (fig. 915). Le monnayage d*Eenham dura jusqu'au - milieu du xm* siècle.

Farbus, type : lis entre une étoile et un croissant ; légende : favrbbie (fig. 916).

Rg.9i«

Fig. 919

Fig. 910

Gand, type : tête casquée à gauche. Sur les plus anciens deniers, cette tête est entourée du nom gerolf, sur la signification duquel on n'est pas encore fixé. Du c6té de la croix les pièces portent gant, ou n'ont pas de légende.

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TROISIÈMB PARTIE

GraveUnes, type : ancre. Sans légende.

Lille, types : fleur de lis dans un cercle, ~ fleur de lis dans un losange (flg. 918), — fleur de lis dans un écu (fig. 917), — triangle (fîg. 919), — deux triangles superposés, — trois lis aboutés autour d'un point ; légendes : ulk — ulb — u.

Loo, type : aigle ; légende : telo. •

Orchies, type : alpha et oméga superposés ; légendes : moibsat orcsiet (fig. 920).

OsUndc, type : buste mitre de face ; légende : ostd.

Poperinghe, type : bras tenant une crosse (armes locales); légende : aeab.

Fîg. 911 Fig. 911 Fig. 91 J

Saint-Bertin à SaitU-Omer (abbaye). Il y a une vingtaine de types variés, parmi lesquels nous citerons: Saint Pierre debout de profil (fig. 924), — Saint Pierre debout de face (fig. 922 et 923), — dextre bénissant, — rameau entre deux crosses, — crosse,

— rosace à huit noeuds, — rosace â quatre noeuds (fig. 921), — tête royale couronnée de profil (fig. 925), — croix fleurdelisée, etc. ; légendes: sintimae oma-

RITIEI — SOT SOM — SESSOS — SOSO — AVDOMARVS BBRTINVS — SCS PETVS —

SM SM — SOMB soME — etc. Le type de la tête royale de profil rappelle le séjour que fit à Saint-Omer le roi Louis VI lorsqu'il vint en Flandre, après l'assassinat de Charles le Bon, pour soutenir les droits de Guillaume de Normandie (i 127). Saint'Omer (ville). Nous avons vu qu'en 11 27 la ville reçut le droit de battre monnaie, mais que dès 11 28 elle en fut dépouillée par Thierry d'Alsace. Vers la fin du xu< siècle, les habitants de Saint-Omer eurent un nouvel atelier municipal : types, mayeur debout, — deux mayeurs debout, ~ deux tètes en regard ; légendes : ssss

— soso.

Fig. 924 Fig. 91$ Fig 916

Saint-Vaast à Arras (abbaye). Le monnayage de l'abbaye de Saint- Vaast, commencé sous Robert I par l'émission des pièces comtales, continua vraisembhblement pendant le premier quart du xii» siècle ; mais ses produits sont difiiciles à distinguer des monnaies anépigraphes frappées à Saint-Bertin.

Saint'VMant, type : croix évidée en losange avec fleuron dans chaque angle ; légende :

VNABNTO.

* Termotide, type : château, comme sur le sceau municipal ; légende : DC dc dc dc. Ypres, types : triangle, — nœud, — deux triangles superposés, — écu au lion ; légendes : IPRA — IPRE.

L'émission de mailles niunicipales continua dans les grands centres tels que Bruges, Gand, Ypres, jusque dans les premières années du XIV* siècle. Mais au temps de Louis de Crécy, leur emploi disparut complètement.

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S CVI. — Comté d'ArtoisK

Le territoire qui devait former le comté d'Artois fut détaché de la Flandre pour servir de dot à Isabelle, nièce de Philippe d'Alsace, lors de son mariage avec le roi Philippe-Auguste.

Saint Louis, en exécution du testament qu'avait laissé son père Louis Vm, donna l'Artois à l'alné de ses frères, qui devint comte sous le nom de Robert I (1237-1250). Ce prince eut pour successeurs son fils Robert II (1250-1302), et Mahaut (1302-1329).

Ces trois feudataires nous ont laissé des monnaies. Ce sont de petites mailles d'argent fin, analogues à celles qu'on firappait en Flandre à la même époque. Leur type se compose uniformément d'une réduction simplifiée de l'écu comtal : d'a:(ur, semé de fleurs de lis d'or, brisé en chef d'un lambel d'argent de trois pièces, chargées chacune de trois tourelles d'or.

Les mailles des Robert sont anonymes, mais por-

Fî». 9*7 ^çjj^ iç jjQjjj jg l'atelier A-R-A-S dans les cantons de

la croix (fig. 927). Sur les pièces de Mahaut, le nom de la comtesse

ME-HA-VT entoure l'écusson aux armes d'Artois; au revers sont gravées

les quatre premières lettres du nom Arthesia.

S CVn. — Eviché de Tournai^.

Différents témoignages écrits prouvent que dès le n^ et le xi^ siècles on forgeait à Tournai un numéraire pour le compte des évèques, mais les pièces de Lambert (1113-1121) sont les premières dont nous ayons connaissance.

A cette époque. Tournai possédait un sys- Pîf . 9»8

tème complet de deniers et d'oboles calqué sur le système flamand et artésien. L'empreinte que les pièces de Lambert inaugurent, un buste tonsuré accompagné d'une crosse, se conserva immuable aussi long-

1 . Hermand, Histoire monétaire de la province d'Artois et des seigneuries qui en dépendaient. Saint-Omer, 1843, in-8. — Dewismes, CatàU^ue raisonné des numnaies du comté ^Artois. Saint-Omer, 1866, in-8.

2. R. Senrure, Vatdier numètaire des évêqttes de Tournai, dans k^uU. de numism. et iarchiot., t. II.

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temps que les évêques furent en possession du jus monetae. Notre fig. 928 reproduit le denier de Tusurpateur Nicolas d'Avesnes ; les légendes sont + MONETA — + NICOLON. Sur les pièces de Tévêque Etienne, on litSTEPHAN — TORNACVS, ou ces mêmes mots abrégés. Voici la liste des évêques de Tournai au xii« siècle, successeurs de Lambert :

* Simon de Vermandois, 1 123- 1 146. Gérard, 1 149-1 166.

Anselme, 1146-1149. Gautier, 11 66-1 171.

♦Nicolas d'Avesnes, avoué, usurpateur Éverard d'Oisy, 1173-1191.

du temporel, 1149-1150. *Étienne, 1192-1203.

On ne sait pas jusqu'à quelle époque les évêques de Tournai monnayèrent à leur nom. Toujours est-il qu'au xiii« siècle, il dut y avoir une assez longue interruption dans l'exercice de la prérogative, car les bourgeois de Tournai avaient perdu le souvenir d'une monnaie épiscopale, lorsqu'en 1286 l'évêque Michel de Warenghien (1283-1292) voulut imprimer une activité nouvelle à l'atelier depuis longtemps abandonné. La Commune, dont les intérêts avaient été depuis son origine contraires à ceux de l'évêque, s'opposa un instant à la création de ces monnaies. Mais la contestation se termina par une transaction, approuvée par le roi de France, à la suite de laquelle l'évêque put monnayer en se soumettant au contrôle des magistrats municipaux.

Quelques auteurs ont voulu retrouver à Tournai une monnaie communale, mais leurs efforts n'ont pas infirmé le témoignage de l'historien local Cousin, d'après lequel « le prélat seul avoit puissance de faire forger monnoye en Tournai ».

Les droits monéuires de l'évêque se bornaient toutefois à la signature des espèces et à la législation du monnayage. Par une de ces bizarreries assez fréquentes dans le droit féodal, l'exploitation de l'atelier affectait à Tournai la forme singulière d'un fief héréditaire appartenant d'abord à la famille des châtelains, les Radoux, puis transmis par eux à une branche cadette, les de le Vigne ou de Vineis. En 1201, Éverard III de le Vigne céda au roi Philippe-Auguste le tiers des bénéfices que lui procurait la &brication des monnaies épiscopales.

 la fin du xiii* siècle, les rois de France acquirent de l'évêque le droit de fabriquer à Tournai des espèces royales, et le monnayage féodal fut désormais arrêté.

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