‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 3)Chapitre 7 sur 83 · II · texte numérisé non relu

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c) Fin du xii* et xiii« siècles. Beaux deniers d'argent fin, d'une frappe et d'une gravure exquises. Légendes : + BEATE MARIE — + PODIENSIS (fig. 765 a). Ces pièces, qui furent copiées à Orange, à Gap et à Saint-Paui-Trois-Châteaux, peuvent compter parmi les plus belles des monnaies féodales de France. Sur les plus récentes la croix est cantonnée de quatre petites rosaces.

Fig. 76$ a Fig. 76$ b

d) XIII* siècle. Subdivisions du denier, en billon. Mêmes types que les monnaies précédentes. Les légendes sont écrites en langue vulgaire : POIES — + DEL PVEI. pougeoise du Puy (fig. 763 b).

Certains renseignements historiques nous montrent que les évoques du Puy ne furent pas toujours en possession paisible de leurs droits monétaires, qu'ils s'étaient pourtant fait confirmer en 113 5 par le roi Louis. En 1171, Pons, vicomte de Polignac, et son fils Héracle remirent à l'évèque Pierre III le droit auquel ils prétendaient sur la monnaie de la ville. Deux ans après, le même évêque fut condamné à remettre à Pons la moitié de la monnaie qu'il avait retenue par le traité précédent ; mais Pons V, vicomte de Polignac, partant pour la croisade en 1248, vendit au chapitre son droit de 5 deniers par livre d'espèces fabriquées, moyennant une somme de 20,000 sols viennois. Cette somme, très importante pour l'époque, montre la prospérité de l'atelier du Puy au xiii« siècle. Les évêques du Puy ne sont plus mentionnés dans l'ordonnance de 1315-

S XXXm. — Evéché de Clermont.

En 1044, Guillaume V, comte d'Auvergne, donna sa monnaie au chapitre de Clermont : « Cedo vel donOy dit le diplôme, pro salute anime mee et omnium parentum meorum, sancte Dei genitrici Marie sedis Arverne et sanctis martyribus Agricolae et Vitali, monetam etipsos monetarios ». Plus tard, le privilège semble être devenu commun aux évêques et au chapitre. Les comtes d'Auvergne possédèrent au surplus un droit de contrôle sur le monnayage clermontois, car en 1269, sur les plaintes d'Al-

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phonse de France, saint Louis intervint pour faire cesser le cours d'une monnaie nouvelle, émise par Tévêque, et plus faible d'un cinquième que l'ancienne.

Les monnaies de Clermont présentent deux types diflférents. Sur celles du xi* siècle, pièces de grand module, le milieu du champ du droit est occupé par les lettres VRBS placées en croix. La légende circulaire ARVERNA complète l'inscription du centre. Autour de la croix on lit SCA MARIA (fig. 766).

Au XII* siècle, + VRBS ARVERNA est placé du côté de la croix, et à l'avers la tête couronnée de la Vierge, avec SCA MARIA ou S MARIA, occupe la plus grande partie du champ (fig. 767). C'est ce même type

Fig. 766 Rg. 767

qui est attribué à Clermont par l'ordonnance de 13 15 : « Iterriy la monnaie à l'évesque et au chapitre de Clermont: les deniers doivent estreà iii d. xvi grains de lay, argent le Roy, et de xix s. de pois, au marc de Paris; item les maailles de la dicte monnoie doivent estre à iii d. de loy, argent le Roy, et de xvi s. ix d., maailles doubles de pois, au marc de Paris ; et ne pourront faire que le x^ de maailles, c'est^-dire ix c l. de deniers et c l. de maailles doubles; et ainsi vauldront les deniers et les maailles dessus dictes, avalui l'un parmi l'autre à peti^^ tourn[noi7^ et à maailles tourn[oises]^ xx d. mains la livre que peti:(^ tourn[oi:(]; c'est assavoir que les xiii d. de la monnoie dessus dicte ne vauldront que xii petits tourn[oi:(\. »

S XXXIV. — Vicomte de Limoges et abbaye de Saint-Martial.

n est vraisemblable que l'abbaye de Saint-Martial jouit, avant de frapper monnaie autonome, des bénéfices qui résultaient de la fabrication des espèces royales au nom d'Eudes immobilisé.

Au commencement du xii* siècle, l'abbaye usa d'un coin particulier et frappa les jolis deniers et oboles appelés barbarins parce qu'ils portaient le buste barbu et de face de saint Martial : S. MARCIAL — +LEMOVI- CENSIS (fig. 768). Il y eut de ces pièces, communes aujourd'hui, des

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4lÔ TROISlfeME PARTIE

émissions fréquentes et nombreuses, dans lesquelles il serait peut-être possible d'établir un classement chronologique.

Au commencement du xm* siècle, les vicomtes de Limoges s'emparèrent du monnayage ou plutôt de l'exercice de ce droit, et en 1307 nous voyons encore le vicomte Jean III de Bretagne faire hommage à Gaillard de Miraumont, abbé de Saint-Martial, pour le château, la châtellenie et la monnaie qu'il tenait en fief de l'abbaye.

Les premières monnaies vicomtales sont anonymes. Elles comprennent des deniers et des oboles dont le type se compose des lettres SM placées dans le champ du droit sous un trait d'abréviation. Les légendes sont: + VICE COMES - + LEMOVICENSIS.

En 1273, Arthur de Bretagne épousa Marie fille de Gui, vicomte de Limoges, et fit entrer dans les domaines de la maison de Bretagne cette vicomte qui devint le douaire des duchesses ou l'apanage des enfants mâles.

Désormais les monnaies limousines sont signées, et le plus souvent les types reproduisent ceux de la Bretagne ; les armoiries qui s'y trouvent montrent différentes combinaisons héraldiques fort intéressantes à suivre, et qui permettent de préciser la chronologie de l'émission.

Fig. 768 Fig. 769

Arthur, dit M. Caron qui a fait accomplir à la numismatique limousine de sérieux progrès, frappa monnaie à deux types: i** à l'écu triangulaire mi-parti de Dreux et de Limoges, qui est: cotici d'or et de gueules de dix pièces (fig. 769); 2° aux armes remplissant tout le champ, écartelées, au l'Me Bretagne, au 4* de Dreux, aux 2' et y de Limoges. Devenu duc de Bretagne en 1303, Arthur institua son fils Jean vicomte de Limoges (1301-1314). Celui-ci rappelle sur ses monnaies les armes de Bourgogne, maison dont il était originaire par son aïeule Marguerite.

Lorsque Jean fut devenu lui-même duc de Bretagne, sous le nom de Jean III, il institua en 13 14 son frère Gui comme vicomte de Limoges. Gui signa dès lors les espèces, qui portèrent l'écartelé de Bretagne et de Dreux. En 13 16, Gui se désista en faveur d'Isabelle de Castille, femme de Jean III, qui avait reçu Limoges dans son douaire. Les deniers frappés à cette époque portent le nom de Jean, mais les armes ont un franc quartier de Castille. Jean III, veuf d'Isabelle en 1328, épousa Jeanne de SaVoie; la vicomte limousine fut de nouveau com-

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prise dans le douaire de la duchesse, et les monnaie^ portèrent» en témoignage de ce fait, la croix de Savoie, avec les armoiries de Bretagne et de Dreux. Jeanne de Savoie mourut en 1338. La dernière période du règne de Jean m appartient à la quatrième partie de ce Manuel.

S XXXV. — Vicomtide Turenne.

Dès le XI* siècle, les ducs d'Aquitaine reconnurent aux vicomtes de Turenne le droit de battre monnaie, et par convention avec Raymond! ils s'obligèrent à laisser cours à ses espèces dans les trois diocèses de Limoges, de Cahors et de Périgueux.

Il est excessivement difficile d'établir le classement des deniers de Turenne sur lesquels ne se lit d'autre nom que celui de Raymond, porté au XII* et au xiii* siècles par presque tous les vicomtes :

Raymond I, 1091-1122. Raymond V, 1243-1245.

B<^n II, 1122-1143. Raymond VI, 1245-1285.

Raymond II, 1143-1190?. Raymond VU, 1285-1504.

Raymond III, 11 90- 1 2 1 2 ?. Marguerite et Bernard, 1 304- 1335. Raymond IV, 1212 ?-i243.

En II 90 Raymond II, au moment de partir pour la croisade, ordonna que toute monnaie frappée sur sa terre serait fabriquée dans la ville de Beaulieu et que l'abbaye de Beaulieu en percevrait la dîme. L'initiale B placée dans les cantons de la croix de quelques deniers de Turenne semble être la marque de cet atelier.

Le type des deniers de Turenne est une continuation de celui du roi Eudes tel qu'il paraît sur les monnaies de Limoges (fig. 770 et 771).

Fîg. 770 Fîg. 771 Fîg. 771 Fîg. 775

A l'idée première des pièces d'Eudes succède une combinaison qui, tout en conservant quelque chose qui rappelle ses pièces, nous rapproche du type des comtes de la Marche (fig. 772). Le dispositif de la fig. 773 semble bien, comme le dit M. Caron, une copie des deniers d'Edouard I, roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine, qui portent dans le champ ANGL entre deux traits. Le savant numismate rappelle à

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ce propos que le 22 avril 1263, il intervint un acte entre Henri El, roi d'Angleterre, et Raymond VI de Turenne, par lequel ce dernier, après s'y être longtemps refusé, mais sur les instances, tuadpreces^^ de saint Louis, transféra au roi d'Angleterre l'hommage qu'il devait directement au roi de France pour ses châteaux, ses fiefs, tt ttiam pro moneta et jure cudendi eatn.

Les deniers à l'écu de Turenne : cotici d'or et de gueules y publiés par Duby, ne sont pas connus aujourd'hui en nature. Quoi qu'il en soit, on peut les attribuer avec probabilité à Raymond VII et les considérer comme la dernière manifestation du monnayage féodal de Turenne. Cette seigneurie n'est plus mentionnée dans l'ordonnance de 131s-

S XXXVI. — Comté de Poitou '.

Le Poitou est par excellence le pays des immobilisations monétaires. Jusqu'à Richard Cœur de Lion (1169-1196), tous les comtes frappèrent au coin inauguré à Melle par Charles le Chauve. Carloman (880) est le dernier Carolingien qui semble avoir battu monnaie à Melle. Après lui, les empreintes de Charles reprennent la faveur des monnayeurs et se l'approprient sans partage jusqu'à la fin du xii« siècle. Les ateliers des comtes de Poitou étaient situés à Poitiers, à Saint-Jean d'Angely et à Niort.

Dans cet espace de trois siècles, le monnayage poitevin n'a produit que quatre types, qui peuvent, comme le prouvent les études de MM. Lecointre-Dupont et B. Fillon, être ramenés à deux périodes :

Première période. — i*». CARLVS REX, avec la légende circulaire MET + VLLO et le monogramme carolin.

2** L'obole avec le monogramme KROLS dans le champ et la légende circulaire MET + VLLO.

Fig. 774 F'g- 77S

Deuxième période. — y CARLVS REX, avec la légende bilinéaire MET-ALO (fig. 774)-

X. Lecointre-Dupont. Essai sur les monn. frappées m Poitou et sur leurs divers types, dans les Mém. de h Soc. des Antiquaires de VOuest, t. VI et VII, 1839 et 1840.

LES FIBFS FRANÇAIS 423

4<> CAR-LVS ou CAR-LAS en légende bilinéaire et + METALO ou + MEOTVLO en légende circulaire au revers (fig. 775).

Le mariage d'Éléonore d'Aquitaine avec Henri Plantagenet (1152) fit passer en 1 154 le Poitou sous la domination étrangère. C'est bientôt après, lorsque ce comté échut en partagea Richard Cœur de Lion (i 169-1196), que nous voyons apparaître un monnayage affranchi des types carolingiens.

Il est probable que Richard a commencé par frapper des monnaies au type ordinaire de Melle. Le changement de type eut lieu vers 11 89 ; le titre de roi, qu'il prend sur ses nouvelles espèces poitevines, n'a pas été porté par lui avant cette année, date de son avènement au trône d'Angleterre. Les deniers et les oboles de Richard portent d'un côté PICTA- VIENSIS. écrit en trois lignes au milieu du champ (fig. 776), de l'autre côté, la croix pattée est ceinte de la légende, + RICARDVS REX.

On n'a pas de monnaies signées par les successeurs de Richard, soit qu'ils aient continué les émissions aux coins de celui--ci, soit, comme le supposent quelques auteurs, qu'ils aient repris l'ancien type de Melle.

En 1204, Philippe-Auguste confisqua sur Jean sans Terre le Poitou, qui fut réuni à la couronne. En 1241, saint Louis donna cette province à son frère Alphonse (1241-1271). Le monnayage de ce prince, fort intéressant à examiner, a été étudié de très près par M. Boutaric'.

La série d'Alphonse forme, sous le rapport du type, trois groupes bien distincts. Les premières pièces émises reproduisent le dispositif des monnaies de Richard Cœur de Lion, le mot PICTAVIENSIS écrit en trois .lignes. A cette émission, Alphonse substitua bientôt celle des deniers et des oboles tournois. Ces pièces copient le tournois royal ; le châtel est entouré du mot PICTAVIENSIS. Cette fabrication souleva

Fig. 776 Fig. 777

l'opposition de saint Louis, et Alphonse, obtempérant aux injonctions de son firère, modifia ses coins. On a la date exacte à laquelle cessa la frappe des tournois poitevins; ce fut le samedi après la Saint-Jean, 30 juin 1263. L'atelier de Montreuil-Bonnin, où se forgeaient les espèces du comte de Poitiers, resta, semble-t-il, quelque temps inactif; mais dès

I. E. Boutaric, Saint Louis et Alphonse de Poitiers. Paris, 1870, in-8. Les pp. 181- 222 sont consacrées à Thistoire monétaire d'Alphonse.

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1265 la fabrication des poitevins nouveaux est signalée. Cette monnaie, dont il existe des deniers et des oboles, porte un demi-lis et un demi-château de Casrille. La légende des deniers subit aussi une modification ; elle est désormais rédigée comme suit : ALFONSVS COMES PICTAVIE- :ET TbOL (fig. 777). Depuis 1249, Alphonse était comte de Toulouse.

Après la mort d'Alphonse, le Poitou fit retour à la couronne ; il en fut détaché de nouveau en faveur de Philippe le Long (1311-1316). Ce prince ne tint pas compte des interdictions antérieures et frappa des deniers et des oboles au type tournois sur lesquels il met la légende : PbSFILIREGFRAC, du côté de la croix, et les mots, COMES PICTA- VI ES, du côté du châtel. Cette émission fut sans doute l'objet d'une ordonnance royale prohibitive, car le règlement des monnaies des barons attribue à Philippe, comte de Poitiers, le même type que celui dont Alphonse avait fait usage pour ses poitevins nouveaux. Voici le passage qui concerne, dans ce document, les monnaies du Poitou : « Item, la monnoie au conte de Poitiers : les deniers doivent estre à iii d. X grains de loy, argent le Roy, et de xix s. vii d. de pois, au nuire de Paris; et les maailles doivent estre à ii d. xxi grains de loy, argent le Roy, et de xvii s. an d. maailles doubles y au marc de Paris; et ne pourront faire que la jc* partie de nmailles, c'est-à-dire ix c l. de deniers et c l. de maailles doubles ; et ainsi vauldront les deniers et les maailles dessus dictes, avalué l'un parmi l'autre à petix^ tourn\oi:(\ et à maailles tourn\oi5es\ iii s. iiii d. mains la livre que petit tourn[oi7^y c'est-à-dire que les xiiii d. de la monnoie dessus dicte ne vauldront que xii peti:^ tournoi:^. » La pièce dont le dessin accompagne l'ordonnance n'a pas encore été retrouvée en nature ; Philippe le Long n'y prend plus, comme sur ses deniers tournois, le titre de fils de roi de France. Les légendes sont + PblLIPPVS COMES — + PICTAVIERSIS.

A Tavènement de Philippe le Long au trône de France, le Poitou fut définitivement réuni aux domaines de la. couronne.

§ XXXVn. — Seigneurie de Maulion.

Le 27 mai 121 5, Jean sans Terre, roi d'Angleterre, informa les sénéchaux de Poitou, d'Angoumois et de Gascogne, qu'il avait accordé à Savary, seigneur de Mauléon, que sa monnaie aurait cours dans ces trois provinces «tant que ce serait son bon plaisir», pourvu toutefois que cette monnaie valût en poids et en loi la monnaie poitevine. Le 3 1 août de la même année, il confirma le droit monétaire de Savary et le lui reconnut à perpétuité à lui et à ses hoirs.

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Les monnaies connues de Savary, monnaies qui furent, parait-il, frappées à Niort, sont de deux types différents. Les premiers deniers et' oboles reproduisent les coins de Meile; ils portent METALO en deux lignes et, au revers, SAVARICVS autour de la croix. A cette émission en succéda une autre pour le type de laquelle Savary cesse d'avoir recours aux monnaies poitevines. Nous y trouvons, en effet, un grand CO couché et le mot MALLEONIS en légende circulaire.

En 1224, le sire de Mauléon prit part à la croisade contre les Albigeois et se fit confirmer, par le pape Honorius III, ses droits monétaires*. Après la mort de Savary, ses domaines passèrent à sa fille unique, qui avait épousé Gui I, vicomte de Thouars. Depuis 1738, Mauléon porte le nom de Châtillon-sur-Sèvre.

S XXXVm. — Vicomte de Thouars.

Le 18 décembre 1226, Henri El, roi d'Angleterre, concéda à Hugues I, vicomte de Thouars, le droit de battre monnaie avec libre circulation de ses espèces dans le Poitou : a Concessimus etiam eidem et heredibus suis praefatis quod habeat et fieri faciat tnoneiatn suam apud Thoars, aequalem fnonetae Pictaviae, et quod aequaliter currat in Pictavia cum nostra ^».

Les monnaies de Thouars ne sont pas encore déterminées. Peut-être portent-elles simplement le type immobilisé de Melle ? Suivant une observation très judicieuse de M. A. de Barthélémy, les privilèges monétaires des vicomtes de Thouars durent finir forcément en 1243, lorsqu'Alphonse de France fut seul maître du Poitou.

§ XXXDC. — Comtés d'AngouUme et delà Marche.

Les premières monnaies féodales d'Angoulême sont, sous le rapport du type, des immobilisations des coins que le roi Eudes avait employés 'à Limoges ; sous le rapport de la légende, elles présentent le nom de Louis, immobilisé, suivant Fillon, depuis Louis IV d'Outremer. Ce prince laissa de profonds souvenirs dans toute l'Aquitaine, dont les seigneurs s'étaient rendus à Laon, pour lui rendre hommage, alors qu'il était détrôné.

1. Poey d'Avant et les auteurs qui Tont suivi attribuent à cette époque un denier de Léon (Espagne), dont la légende locale est mal lue.

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