L ARMENIE, LA GEORGIE
Sur des tahégans plus récents, Léon II met son image équestre, comme le faisaient sur leurs espèces ses voisins les Seldjoukides. Les monnaies de cuivre portent une tète de lion couronnée (fig. 1448); la légende
Fig. 1447
Fig. i^^^S
de l'avers est la même que pour l'argent, mais le revers donne le nom de l'atelier : TclnniaV i khaghahheii 'i Sis, frappe dans la ville de Sis.
On n'a pas encore de monnaies d'Isabelle, tille de Léon, qui épousa, en 1220, Philippe, tils de Bohémond IV d'Antioche. En 1226, devenue veuve, elle contracta une nouvelle union avec H et hum I (1226- 1270).
Les émissions d'Héthum I, nombreuses, et les monuments qui nous en restent n'offrent pas de difficultés de classement. On peut les diviser en deux catégories : i'' les pièces, tahégans et trains ou dcnii-laJkgans d'argent, sur lesquelles Héthum I est représenté debout à côté de sa femme ; 2° les tahégans au cavalier, dont le revers est occupé par la
légende arabe des sultans d'Iconium, Ikz/'^hY'TB:^ m Kaikobad (1224- 1236) et Kaikosrou II (1236-1244), suzerains de l'Arménie. Le tahcgan représenté par notre ligure 1449 porte au ^'^- '"*''^"
revers, en arabe, les mots : le sultan suprême, ressource du inonde et de la religion, Kaikosrou, fils de Kaikobad. Sur d'autres exemplaires, la légende arabe mentionne l'atelier de Sis et la date de fabrication.
Léon III (1270-1289) frappa des monnaies d'argent et de cuivre, reproduisant le cavalier seldjoukide. En 1289, son fils, Hethum II, lui succéda. Nous réserverons la numismatique de son règne pour notre quatrième partie.
§ II. — L Albanie arménienne,
L'Albanie arménienne comprenait le pays donné au x^ siècle par Sempad II, roi de la troisième dynastie bagratide, en apana<^e à son frère Gorig, et qui s'étendait à l'est de l'Arménie, sur les bords du Kour ou Cyrus. Gorig fut le chef d*une dynastie qui prit lin dans la
seconde moitié du xiii= siècle. M. Langlois attribue à Gorig IV,
l'un des derniers rois V l'Albanie arménienne, une monnaie de cuivre (fig. 1450) de type byzantin.
La légende du revers, écrite en langue et en caractères arméniens, signifierait : Seigneur, sois secoii- F'g- >45o rahle à Gc"^<y, [roi Goriguéen],
mais les deux derniers mots ne sont pas d'une lecture certaine.
§ m. — La Géorgie.
On attribue à Dawith, fils d'Adarnase couropalate, le plus puissant dynaste de la Géorgie méridionale et du nord de l'Arménie à la fin du X' siècle, une monnaie d'argent imitée des pièces byzantines de Jean Zimiscès et de Basile II et portant à l'avers, en caractères khoutsouri, une invocation s nifiant : Christ aie pitié de Dawith, au revers, dans les cantons d'une croix, le mot couropalate. En mourant, en looi, Dawith légua à l'empereur Basile II les états qu'il tenait de ses pères et les provinces qu'il avait conquises sur les émirs musulmans de la Géorgie et de l'Arménie.
Au milieu du xi^ siècle, Bagrat IV, fils de Giorgi I, régnait sur le Karthli et l'Aphkhazeth. En 1032, il épousa Hélène, nièce de l'empereur Romain Argyre, qui lui donna les titres de couropalate, de nobilissime et de sébaste. C'est sous son règne qu'eut lieu, en 1049, la première invasion des Turcs seldjoukides en Arménie, en Géorgie et dans les dépendances asiatiques de l'empire grec.
Bagrat IV eut pour successeur son fils, Giorgi II (1072-1089).
Fig. 14)1
L'un et l'autre ont fi'appé des pièces d'argent à l'imitation des monnaies de Romain Argyre au type de la Vierge. Sur l'exemplaire que nous reproduisons ici (fig. 1451), les légendes du revers signifient : Christ! exalte Giorgi, roi des Aphkha::^es, des Karthles, et césar.
Dawith II le Réparateur (1089- 1 125) imita les monnaies de bronze