‹ Traité de numismatique du moyen âgeChapitre 104 sur 206 · I. II · texte numérisé non relu

I. II

lél

Ce dernier type obtint un certain succès en pays mérovingien. Les artistes chalonnais s'en emparèrent et, Tembellissant, ils en ornèrent,

Fig. 254.

Fig. 256.

vers la fin du vi* siècle, un certain nombre de tiers de sou (fig. 255). La migration des monétaires vers le Limousin introduisit la tête de face dans cette province : une pièce fi-appée à Compreignac ne le cède en rien, comme exécution, aux meilleures productions chalonnaises (fig. 256). Du Limousin le type s'étendit dans le Maine (fig. 257) et de là

Fig. 257.

Fig. 258-

Fig. 2J9.

en Normandie (fig. 258), à Paris (fig. 259) et de là jusqu'à Cambrai. Un autre courant parti de Chalon porta la tête de face à Aoste, à Lausanne, à Avenches, à Mâcon, à Tonnerre (fig. 260), à Besançon, tandis que dans la ville même où l'empreinte avait été créée une précoce immobilisation la déforma d'une façon grotesque (fig. 261).

Fig. 260.

Fig. 261.

Les inventions originales des artistes francs ne sont pas très nombreuses, en ce qui concerne le buste. Nous citerons en premier lieu le charmant tiers de sou d'Evira, oùûgure un personnage de profil, à mi-

Fig. 262

Fig. 263,

Fig. 264.

corps, les mains étendues et ayant devant lui une palme. Un chefd'œuvre, pour l'époque, que cette petite pièce où le graveur a très

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