‹ Traité de numismatique du moyen âgeChapitre 112 sur 206 · IX. — LES ANGLO-SAXONS I · texte numérisé non relu

IX. — LES ANGLO-SAXONS I

analogues, que nous noterons dans la suite de ce li'Te. Le type du

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serpent ou du dragon obtint chez les Anglo-Saxons un succès immense, peut-être parce qu'il flattait leurs antiques croyances payennes où le monstre de Wodan joue un rôle important.

Fig. 300 Fig. 301 Fig. 302

Un troisième type romain auquel les monnayeurs anglais eurent fréquemment recours est celui de vexillum qui se voit sur certains petits bronzes de Tépoque constantine (fig. 303). Qq vexillum porte sur les pièces romaines la légende VOT XX. placée en deux lignes. Entre les mains des graveurs britanniques, l'enseigne militaire impériale

Fig. 304 Fig. 303 Fig. 30Î Fig. 30e

devint un simple carré; Tordre des cinq caractères fut changé; TO fut placé au centre; les quatre angles furent occupés par les quatre lettres VTXX qui finirent peu à peu par subir des altérations aussi variées que nombreuses (fig. 300 à 306).

Le type imité de la louve est fréquemment accolé à celui dérivé du vexillum, mais ce dernier sert également de revers à un coin qui reproduit le profil romain à la couronne radiée si répandu à partir du III* siècle (fig. 304).

Fig. 307 Fig. 30S

Parmi les types que les Anglo-Saxons semblent avoir pris aux Mérovingiens — qu'il s'agisse soit d'une composition franque originale, soit

d'une adaptation d'empreinte romaine faite par un artiste continental — nous citerons les nombreuses têtes de profil, ceintes de bandeaux, les têtes de face à cheveux hérissés, la croix surmontée d'un oiseau, copie

Fig. 309 Fig. 310

évidente d'un triens de Laon, la figure ou les deux figures debout posées parfois dans un bateau, les deux têtes affrontées, les dispositifs épigraphiques. Les copies des coins mérovingiens sont parfois tellement

Fig. 311

littérales qu'il devient difficile de distinguer les sceattas insulaires de nos saigas franques, et la sagacité des numismatistes les plus experts a été mise en défaut sur ce point (fig. 307 à 312.)

Les types de création anglo-saxonne propre consistent principalement en dessins symétriques, rosaces, croisettes ou entrelacs (fig. 3 17 et 3 18). Les transformations successives de la louve romaine ont fini également

Fig- 3» S

par produire des images essentiellement nationales qu'on peut classer parmi les œuvres originales des artistes anglais: tel, l'animal mythologique enroulé, serpent ou dragon, dans l'exécution duquel on remarque souvent une réelle perfection de dessin (fig. 313 à 316 et 318).

Fig. 516

Fig. 31S

On ne peut du reste établir entre les trois catégories de types une ligne de démarcation bien tranchée. Les coins furent mélangés sans égard à l'origine de leur ornementation, et aussi bien voit-on une imitation servile de type romain venir s'accoupler à une empreinte de

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