Voyez, p. i$2, nos fig. 206 et
2. Dans son important mémoire Fiksland en de Fru\cn in de MidddiiUivcn, Lcidc, 1881, in-8, M. riooft van IdJckinge résume comme suit l'histoire de l'atelier mérovingien de Duurstede :
« Vers 625. Premier établissement de l'atelier sous la direction du monétaire Rimoaldus, de Triaintn (Maestricht), à la suite de la conquête de la Trise par Clotane 11 et Dagobert. Cet établissement eut peu de durée.
« Vers 690. Second établissement de l'atelier sous la direction Au monéiaiie maes. trichtois Madelinus, second de ce nom, après la défaite de Uadbode. chel des Irisons, par Pépin de llerstal (689). »
Cette monnaie eut parmi les Frisons une grande vogue, mais à la fin du vil* siècle sa popularité disparut au profit des tiers de sou mérovingiens frappés à Duurstede par le monétaire Madelinus et des sceattas anglo-saxons. Les copies frisonnes de ces pièces fabriquées à foison encombrèrent les marchés de Doccum ^ et de Stavoren jusqu'au commencement de la période carolingienne, c'est-à-dire pendant tout le viii^ siècle.
I. C'est à Doccum que la tradition place le plus ancien atelier monétaire de la Frise indépendante. Cette tradition est rappelée en ces termes, sur une médaille commémorative frappée en 1582 à l'occasion de la reconstruction de la ville : Orbo aux Frisiae Doccum hiirg. condidit anno 24S ; uhi Gondebold rex civitatcm Doccum moeniis cinxit et auream vionctam cudit anno y^f), etc. — Voyez le dessin de cette médaille dans le grand ouvrage de Van Loon, Histoire métallique des Pays-Bas, t. I, p. 321 de l'édition française.