‹ Traité de numismatique du moyen âgeChapitre 165 sur 206 · VI. — LE MONNAYAGE FEODAL · texte numérisé non relu

VI. — LE MONNAYAGE FEODAL

qui compte parmi les meilleures sorties de sa plume féconde. Depuis la publication de son travail, plusieurs pièces nouvelles ont surgi, confirmant pleinement ses ingénieuses conclusions. Nous empruntons à h Numismatique de l'Alsace de MM. Engei et Lehr^ la liste complète des légendes monétaires dans lesquelles se manifeste une influence épiscopale à Strasbourg :

Odhert (évêque de 907 à 913) inscrit od sur un denier de Louis de .Germanie (fig. 495) et os (OdhhertuS) sur une obole de Charles le Simple.

Godfrkd (évêque en 913) abrège son nom en gd sur un denier de Charles le Simple.

Richwin (évêque de 914 à 933) met RS (RichwinuS) sur des deniers et des oboles de Henri l'Oiseleur,

Eherhard (évêque en 933 et 934) est très reconnaissable dans les lettres veb (UEBerhard) placées dans le champ d'un denier de Henri l'Oiseleur.

Sous les Otton, nous verrons les prélats introduire leur nom entier dans les légendes des deniers strasbourgeois, mais cette phase nouvelle de leur monnayage rentre dans la période à traiter dans la troisième partie de ce Manuel,

Si, en quittant les bords du Rhin, nous passons en France, le monnayage de la métropole rémoise nous fournira matière à d'intéressantes observations. On a vu dans le précédent §, qu'en 840 Louis d'Outremer donna \qjus monetae à l'église de Reims en la personne de l'archevêque Artaud. Les premières monnaies rémoises sur lesquels nous trouvons une marque décelant l'intervention d'un pouvoir local sont des deniers et des oboles au type immobilisé de Charles le Chauve, sur lesquels, dans un des cantons de la croix, figure un A, initiale dans laquelle M. Caron a reconnu celle d'Artaldus (fig. 496). Les archevêques de Reims furent les premiers en France à s'affranchir de l'empreinte carolingienne. M. R. Serrure a fait connaître^ deux deniers sur lesquels le nom du roiLothaire (954-986) entoure une effigie couronnée de profil à droite, tandis qu'au revers le nom de l'archevêque Adalbéron (969-988) se montre en légende circulaire et que le nom de l'atelier indiqué par ses quatre lettres principales, REMS, cantonne la croix (fig. 497). L'archevêque Adalbéron

Fig. 496

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