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2. Cf. Bulletin de numismatique, t. IV, 1884-85, p. 93, fig. 11 et 12.
se trouvait bien dans les conditions voulues pour accomplir une usur-
Fig. 497 Fig. 498
pation monétaire aussi audacieuse; frère de Godefroid d'Eenaeme, duc de Basse-Lorraine, et chancelier du roi Lothaire, il avait acquis une situation exceptionnelle et dirigeait la politique du temps.
Sous un successeur d'Adalbéron, peut-être déjà contemporain d'Hugues Capet, le type des deniers rémois se modifie ; une tête de face se montre au droit et au revers, ayant la prétention de représenter d'un côté le roi de France + FRANCORVM REX et de l'autre Tarchevcque + ARCHIEPICO REM ou+ ARHIEPCAPV qui conserve un prudent anonymat (fig. 498).
A Corbie, près d'Amiens, les abbés tentèrent dès le règne d'Eudes une émancipation radicale. La trouvaille de Glisy, enfouie vers 898,
contenait deux deniers corbiois très intéressants dont l'un porte encore le nom du roi, mais dont l'autre, omettant toute mention royale, se contente d'indiquer : SCI PETRI MOI-CORBIENSIS(fig. 499).
Fig. 499 Le type de ces pièces est formé d'un mo-
nogramme dans lequel on retrouve précisément les initiales d'un abbé de Corbie, Franco, dont on ignore l'année d'avènement, mais qui vivait encore en 900.
A Toulouse, l'évêque Hugues (926-972) signe de curieux deniers au nom immobilisé de Charles le Simple. Le mot VGO est disposé en triangle, dans le champ, de manière à rappeler le type d'Eudes.
Dans le royaume de Bourgogne, à Vienne, l'initiale de l'archevêque Sobon (940) se montre sur des deniers portant le nom de la ville, VIENNA, et celui du saint patron + S MAVRICI. Un successeur de Sobon, l'archevêque Thibaut (952-1000), signe des deniers en toutes lettres + TEBAVD.
§ IIL — Premières tentatives d'affranchissement monétaire des feudataires
laïques.
On cite généralement, comme la première manifestation du monnayage féodal laïque sous les Carolingiens, un denier qu'Eudes aurait