L ITALIE
plusieurs ducs homonymes rend le classement de ces pièces très difficile ; tandis que V. Promis les attribue à Etienne I (758-789) et à Serge II (867-877), M. Sambon penche au contraire vers une attribution à Etienne II (821-832) et à Serge I qui monta sur le trône en 840. Nous croyons que ces dernières conclusions peuvent être acceptées.
Sous le règne du duc Grégoire, successeur de Serge I, les Sarrasins attaquèrent Naples; leur assaut fut repoussé avec l'aide de l'empereur Louis II qui profita des circonstances pour élever des prétentions à la souveraineté de l'Italie méridionale. Les Napolitains, jaloux de leur indépendance, invoquèrent le nom des empereurs de Byzance, dont ils étaient nominalement les sujets. C'est dans ces circonstances que semblent avoir été battus des follis aux bustes de Michel III et Basile ; ces pièces ne portent pas le nom de Naples, mais leur fabrication italienne est trahie par leur aspect.
L'évèque et duc Athanase (877-900) mit son nom, ATHA EPS, et son buste sur des follis portant au revers le buste nimbé de SCS \kHyarius (fig. 563). A ce même règne appartiennent, suivant M. Sambon, des deniers d'argent, analogues aux pièces bénéventines portant le nom de l'empereur Basile. Sur une variété de ces pièces, le centre du champ est occupé par le monogramme de Neapoli (fig. 564); sur un autre, on trouve simplement NEA: sur une troisième, le nom impérial et le vocable de saint Janvier sont disposés ^'g- 5^4 en croix. Ces pièces ont dû être frappées de 881 à 884, quand les délégués de Basile eurent momentanément relevé en Italie le prestige de l'empire et vaincu les forces musulmanes.
Aucun monument monétaire n'est connu pour les successeurs d'Athanase. La numismatique napolitaine est au nombre de celles qui ont encore beaucoup à attendre des découvertes futures.
b) Duché et consulat d'Amalfi.
Amalfi, qui s'était rendu indépendant après la chute de l'exarchat de Ravenne, dépendit ensuite du duché de Naples. Soumise par les Lombards du duché de Salerne, la ville recouvra sa liberté en 825 et acquit bientôt une grande importance commerciale.
La numismatique d'Amalfi, comme celle de Naples, est loin d'être entièrement connue. Les seules piè- Fig. 565
ces qui composent sa série sont des follis de cuivre du système
byzantin, attribuées aux ducs et consuls Mastalo I (914-946) et Manson III (1042). B. de Koehne a également attribué à Amalfi un follis portant d'un côté un buste de sainte nimbée et au revers une croix avec la légende AMABILIS (fig. 565); cette attribution n'est toutefois pas certaine.
Amalfi fut conquis par les Normands en 11 3 1 .
c) Duché de Gaëte.
La numismatique du duché de Gaëte est plus pauvre encore que celle d'Amalfi. V. Promis ne signale qu'une seule pièce antérieure à la période normande : une monnaie de cuivre du système byzantin que la présence d'un M permet d'attribuer au duc Marin I. Ce personnage régnait à Gaëte en 964.
Les Normands s'emparèrent du duché dès 1063.