‹ Traité de numismatique du moyen âgeChapitre 25 sur 206 · I. — ROME ET BYZANCE · texte numérisé non relu

I. — ROME ET BYZANCE

Anthème, 467-472. — Euphémie, sa femme. Olybrius, 472. — Pladdie, sa femme.

Glycère, 473-474.

Julius-Nepos, 474-475.

Romulus Augustule, 47S-476.

Empereurs d'Orient.

Arcadius, 395-408. — Eudoxie, sa femme.

Théodose II, 408-450. — Eudoxie, sa femme.

Marcien, 450-457. — Pulchérie, sa femme.

Léon ler, 457-474.' — Aelia Verina, sa femme.

Léon II, 474.

Zenon, 474-476. — Aelia Ariadne, sa femme.

Basilisque, 476-477. — Aelia Zenonis, sa femme. — Marcus, son fils.

Zenon, rétabli, 477-491. — Léonce, usurpateur en Asie, 482-488.

Anastase ler, 491-518.

Justin ler le Thrace, 518-527. — Euphémie, sa femme.

Justinien 1er, 527-566.

Justin II, 566-578. — Sophie, sa femme.

Tibère II Constantin, 578-582. — Anastasie, sa femme.

Maurice Tibère, 582-602. — Constantine, sa femme. — Théodose, son fils.

Focas, 602-610. — Léontia, sa femme.

Héraclius I^r, 610-641. — Eudoxie, sa femme. — Martine, sa femme.

HéracHus II Constantin, 641, associé dès 613.

Héracléonas, 641. — David Tibère, son frère.

Constant II, 641-668.

Constantin IV Pogonat, 668-685. — Héraclius et Tibère, ses frères.

Justinien II Rhinotmète, 681-695.

Léonce II, 695-698.

Tibère V Absimare, 698-705.

Justinien II, rétabU, 705-712. — Tibère IV, son fils.

Filépicus Bardanès, 712-713.

Anastase II Artémius, 713-716.

Théodose III Adramytène, 716.

Léon III risaurien, 717-741.

§ I. — Système monétaire.

L'étalon monétaire de Rome, surtout à partir de Septime Sévère, fut l'or. L'argent et le cuivre étaient considérés comme des métaux secondaires, et les monnaies frappées en ces métaux comme des espèces d'appoint ayant plutôt une valeur fiduciaire qu'une valeur réelle.

L'or, qui intéressait au plus haut degré les finances de l'iitat et ia fortune des classes élevées, resta fort longtemps à l'abri des altérations à la suite desquelles l'argent se trouvait, au moment de la réforme de

Dioclétien, transformé en un billon impur. L'or était revêtu d'une sorte de caractère sacré. C'était la sacra moneta; et « même à une époque où le nom romain avait tant perdu de son ancien 'prçstige, un voyageur indien, nomme Kosmas, contemporain de Justinien P"", nous apprend, dit Sabatier, que de son temps, le trafic du monde connu s'opérait au moyen de l'or romain qui était reçu et admiré partout ».

Sous Constantin le Grand, Vaureus romain appelé sou, solidus, était taillé à soixante-douze pièces à la livre; cette taille est rappelée en 367 par une ordonnance de Valentinien P"" et plus tard par une loi du Code Théodosien. Les subdivisions du sou étaient le demi-sou ou semissis et le tiers de sou ou triens qui constituait la fraction le plus fréquemment employée.

L'argent avait perdu toute valeur intrinsèque sérieuse, par suite d'affaiblissements successifs, lorsque Dioclétien décida la frappe de pièces au même titre que celles de Néron. Il y eut sous son règne des deniers d'argent fin ou centoniales, taillés à 96 à la livre, et des demideniers. Sous Constance II et Julien II, ces monnaies furent remplacées par des pièces plus légères, les siliques du poids de fi, de livre. Deux siliques avaient la valeur d'un milliarensis qui faisait le douzième du sou d'or. Plus tard, sous Justin I" et sous Justinien P*", nous trouvons des siliques marqués des lettres CN (250 unités) et des demi -siliques marqués PK€ (125 unités) ou PK (120 unités).

Héraclius et ses successeurs, jusqu'à Justinien II Rhinotmète inclusivement, adoptèrent un nouveau système pour la monnaie d'argent. Il y eut des miliaresia pesant ^ de livre et des demi-miliaresia pesant eîr de livre. Douze miliaresia valaient un sou d'or.

La réforme de Dioclétien, dont nous avons parlé plus haut, s'étendit aussi au monnayage du cuivre qui fut frappé en pièces de deux modules, le follis et le demi-follis. De Constantin le Grand à Arcadius on trouve des cuivres de quatre modules divers; mais l'émission des monnaies les plus grandes fut arrêtée, dans les deux empires, sous les règnes d'Arcadius et d'Honorius, peu de temps après leur avènement.

En 498, Anastasc P*" introduisit une réforme importante dans le monnayage du cuivre. Il établit quatre modules distincts et ordonna que désormais chaque pièce porterait la marque de sa valeur. Ce-système se compléta encore et il y eut jusqu'à six pièces de valeurs diverses : le follis (pièce de 40 nummia), le trois quarts àc follis (pièce de 30 nummia), le demi-follis (pièce de 20 nummid)^ le decamimmium (10 nummia)^ le penlanummium (5 nummia), enfin le nummus ou denarius.

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