I. Cf. Numismalische Zeiliiup àQEG\X7A-\vmr\^ 1862, p
l’empire d’allemagne
chard, comte d’Auersperg, fut élevé au rang de prince et obtint le droit de battre monnaie; il l’exerça dès l’année suivante. Deux autres membres de la maison d’Auersperg firent également monnayer à leur nom : en 1762, Henri (1713-8;), puis, en 1 803, Guillaume (1800-22). Les pièces consistent en ducats d’or et en thalers au buste et aux armes du prince.
La maison d’Auersperg possédait depuis 1654 la principauté de Munsterberg en Silésie, et les comtés de Wels, de Gottschée et de Thengen en Souabe. En 1791, Munsterberg fut vendu à la Prusse, et le comté de Gottschée fut érigé en duché.
Les armes d'Auersperg étaient : écartelé, aux et 4^ de gueules au bœuf d'or, bouclé du même, passant sur une terrasse de sinople, le bœuf du 1^^ contourné : aux 2^ et 3^ d'or à F aigle de sable couronné d'or, soutenu d'un banc à quatre pieds de sable; sur le tout, pour Gottschée, un écusson d'argent couronné d'or et chargé d’un lion de gueules couronné d’or. ' . .
e). — Comté de Buchheim.
Ce comté, aussi nommé comté de Puchhaim ou de Pückheim, était situé dans la Haute-Autriche, non loin de Schwanenstadt. On ignore si les comtes de Buchheim ont obtenu le droit monétaire ; les pièces que l’on possède de Jean-Christophe 111(1619-37) sont plutôt des essais ou pièces de plaisir que des monnaies destinées à une circulation effective.
f). — Comté de Dietrichsteiii.
La terre de Dietrichstein, en Carinthie, avait pour armes : tranché d'or sur gueules à deux serpettes de vigneron d’argent emmanchées d'or, adossées, posées en pals et brochant sur le tranché. En 1637, Sigismo nd-Louis, comte de Dietrichstein de la ligne de Weichselstadt, reçut de l’empereur Eerdinand III le droit de battre monnaie. Il en fit usage dès l’année suivante, et frappa des ducats d’or, des thalers et des pièces divisionnaires. Sigismond-Louis s’intitule : cornes a Dietrichstain liber baro in Hollenburg. Ces titres se retrouvent sur les monnaies de Sigismond-Helfr ied (1664-98), fils du précédent, et de Charles-Louis (1702-32), neveu de Sigismond-Helfried, les seuls comtes de Dietrichstein-Weichseistadt qui aient continué à user de leur prérogative régalienne.
g). — Comté d’Osteriuiti.
Le comté de Hohen-Osterwitz en Carinthie appartenait à la famille de Khevenhüller, originaire de Franconie. Jean- Joseph de Khevenhüller- Netsch (1742-76), qui exerça en Autriche et en Carinthie de hautes charges honorifiques, frappa en 1761 et 1771 des ducats et des thalers à son buste, sans doute à la suite d’une concession impériale. En 176^, l’empereur François 1 éleva le comte d’Osterwitz au rang de prince.
Les armes de Jean-Joseph de Khevenhüller comprennent les quartiers des diverses possessions de la famille : Frankenbourg, Landskrone, Aïchelberg, Weispriach et Kellerberg, et sur le tout un écu coupé d’Auffenstein et de Manndorf. Sa devise, inscrite au revers de son thaler de 1771, est: CANDIDE SED PROVIDE.
h). — Principauté de Paar.
En 1769, Joseph 11 accorda le rang de prince à Jean-Wenceslas, comte de Paar en Autriche. Le droit monétaire paraît avoir été compris dans la concession. On possède des ducats, des thalers et des gulden frappés par Jean-Wenceslas (1769-92) et par son fils Wenceslas (1792- 1812). Ces monnaies portent les millésimes de 1771, 1781 et 1 794.
Les princes de Paar prenaient les titres de : supremus imperialis aulae regnorum hereditariorum et per Germaniam hereditarius postarum magister. Leurs armes étaient : écartelé. au et 4^ bandé-ondé d'azur et d'or;
aux 2^ et 3^ d’or à l’aigle de sable, becquée, membrée et couronnée d’or; au pal brochant sur la ligne du parti, coupé de gueules à une couronne royale d’or, et d' ayur à trois couronnes pareilles, l’une sur l’autre', sur le tout, un écusson couronné, parti au coupé d’argent à la rose de gueules, et de gueules à trois bandes d’argent, au 2^ de gueules au cygne d’argent posé sur une colline de sinople.
i). — Comté de Spriipensîein.
Les comtes de Sprinzenstein, dont le patrimoine originaire s’étendait non loin de Rohrbach, près de la frontière bavaroise, étaient archimonétaires héréditaires en haute et basse Autriche: archimonetarius haeredilarius utriusque Austriae. Ils prenaient également le titre de seigneurs de Neuhaus.
On possède des monnaies de deux d’entre eux: Erançois-Ignace et Jean-Ehren reich. Leurs pièces consistent en ducats d’or et thalers
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d’argent aux millésimes de 1705 et 1717; elles ont été frappées dans l’atelier d’Augsbourg.
Les armes des comtes de Sprinzenstein sont : écartelé, au /^r dé argent chargé en chef de nuées dé a\ur et en pointe d’un vautour contourné au naturel posé sur un rocher au naturel, qui est Sprinzenstein, au 2^ d’or au griffon naissant de sable couronné d’or tenant dans sa patte dextre une tige feuillée de sinople fleurie de trois pièces d’argent, armes anciennes de la famille, au 3^ de gueules à trois hérissons au naturel, qui est Ricci ancien, au 4^ bandé d’azur et d’or ; sur le tout, de gueules au bœuf naissant d’argent accorné d’or montrant tout le devant de son corps, qui est Jôchel de Sterzing.
j). — Seigneurie de Tarasp.
Cette seigneurie, située sur l’Inn, dans la vallée de l’Engadine, faisait partie du Tyrol, quand en 1684 l’empereur Léopold I la donna en toute souveraineté à Ferdinand, prince de Dietrichstein, de la ligne de Nikolsburg (1655-98).
En 1695, Ferdinand fit frapper monnaie dans l’atelier de Vienne, notamment des thalers à son buste et à ses armes.
k). — Possessions des comtes Trautson K
En 1598, l’empereur Rodolphe II éleva son conseiller Paul-Sixte- Trautson au rang de comte de Falkenstein. En 1615, ce seigneur obtint le droit de battre monnaie. On possède de lui des thalers, demithalers et pièces de 3 kreu^er à son buste et à ses armes: écartelé, au d’or à l’aigle éployée de sable becquée et membrée d’or surmontée de la couronne ùnpériale, au 2^ de gueules à la fasce d’argent au faucon au naturel posé sur un tertre d’argent et brochant sur la fasce, qui est Falkenstein, au 3^ au coq hardi, chantant et contourné de sable, creté et barbé de gueules, posé sur un tertre de sable, qui est Sprechenstein, au 4^ d’or au bouquetin naissant de sable arraché de gueules, qui est Schrofenstein : sur le tout d’azur au fer à cheval d’argent, qui est Trautson.
L’atelier monétaire de Paul-Sixte Trautson, qui travailla de 1615 à 1620, était placé à Vienne, dans une maison de la Trabantenstrasse, à l’enseigne « zum rothen Rosenkranz ».
Les émissions continuèrent sous Jean-François Trautson (1621-
I. Cf. Numismatische Zeilung de Lcitzmann, 1864, p. 29 et suiv.
1663), SOUS Ffançois-Eusèbe (1678-1728), et sous Jean-Léopold (171 1-24), que Tempereur Joseph I éleva en 1711 au rang de prince de l’Empire.
§ VIL — La Bohême, la Moravie, la Lusace et la Silésie^.
Les pays de la couronne de Bohême comprenaient, outre le royaume de Bohême, les margraviats de Moravie, de Haute et de Basse-Lusace, et le duché de Silésie.