‹ Traité de numismatique moderne et contemporaine (volume 2)Chapitre 134 sur 193 · SE · texte numérisé non relu

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La Martinique (occupation anglaise;

un cœur couronné.

La Guadeloupe (occupation anglaise)

G couronné.

En 1788 et 1792, on frappa pour l’île de Barbade des pennies de cuivre portant à Tavers une tête de nègre coiffée de plumes d’autruche et accompagnée des mots | SERVE. Le revers des pièces de la première émission

représente un ananas; celui dQs pennies de 1792,1e roi d’Angleterre assis dans le char de Neptune.

En m88, une compagnie se forma à Londres pour entreprendre le commerce sur les côtes occidentales d’Afrique. Elle fut successivement remplacée par des associations commerciales analogues, dont la dernière, constituée par acte du Parlement en 1750, a laissé des souvenirs monétaires.

En 1796, elle fit frapper en Angleterre diverses pièces d’argent dont la plus forte valait une couronne ou ackey. Le type se compose à l’avers du monogramme royal couronné et surmonté du millésime 1796, au revers des armes de la Compagnie, entourées des mots: FREE TRADE TO AFRICA BY ACT OF PARLIMENT i7io.

En 1776, le gouvernement anglais envoya à Sierra Leone, pour y former une colonie, un certain nombre de nègres et quelques femmes de

Fig- 34S

g). — Côte d’or.

h). Sierra Leone.

LES COLONIES EUROPEENNES d’oUTRE-MER 583

mauvaise vie. En 1791, une compagnie se forma pour la mise en valeur du pays.

La Compagnie de Sierra Leone fit frapper en Angleterre, en 1791 et en 17965 des pièces d’argent et de cuivre, valant respectivement un dollar, un demi-dollar, 20 cents, 10 cents et un cent. Le type consiste en un

lion en arrêt et en deux mains jointes. La légende de l’avers est SIERRA LEONE COMPANY AFRICA; celle du revers donne en toutes lettres la valeur de la pièce (fig. 346).

§ IV. — Colonies françaises.

La numismatique des colonies françaises a été l’objet d’une étude particulière de la part de M. E. Zay, dont nous n’avons qu’à résumer l’excellent livre. Cet auteur divise les monnaies coloniales en deux groupes dont l’un comprend les pièces frappées dans les ateliers de la métropole pour être exportées, l’autre les pièces émises sur place dans les colonies. 11 est difficile de ne pas suivre cette division, car plusieurs pièces du premier groupe ont été destinées à tous les établissements français, quelle que fut la partie du globe où ils étaient situés. Nous ne pouvions nous en tenir à l’ordre géographique, sans tomber dans des répétitions inutiles.

a). — Monnaies frappées en France.

En mai 1664, Louis XIV rendit un arrêt portant établissement d’une Compagnie des Indes Orientales, ayant le droit exclusif de commerce en Amérique et en Afrique. Cette Compagnie obtint le 19 février 1670 le droit de faire battre certaines espèces « pour la facilité du commerce dans les Isles et Terre ferme de l’Amérique et autres lieux de la concession ». Ce monnayage consista en pièces de quinze sols et pièces de cinq sols d’argent frappées à Paris, et en doubles de cuivre dont un arrêt

Nantes. Le type des monnaies d’argent ne diffère des monnaies destinées à circuler en France que par la présence, autour de Técusson du revers,

DOVBLE DE LAMERIQVE FRANÇOISE disposés en quatre lignes au-dessus de trois lis. La Compagnie des Indes Orientales n’exista que pendant une douzaine d’années ; elle fut révoquée par édit du mois de décembre 1677.

En décembre 1716, un édit de Louis XV ordonna la fabrication, dans l’atelier de Perpignan, de pièces de cuivre de dou\e et de six deniers 'çowx les Colonies de l’Amérique. Ces pièces portent d’un côté le buste du roi, de l’autre les mots XII (ou VU DENIERS COLO- NIES 171I5 quatre lignes. La mauvaise qualité du cuivre quelesmonnayeurs de Perpignan employèrent pour ces monnaies en fit arrêter la fabrication.

En juin 1721, Louis XV ordonna l’émission de nouvelles espèces pour les Colonies de l’Amérique. On frappa dans les ateliers de La Rochelle et de Rouen des pièces de cuivre de neuf deniers , avec des flans que la nouvelle Compagnie des Indes avait fait venir de Suède. Ces pièces portent deux L en sautoir sous une couronne et les mots COLONIES FRANCOISES 1721 (ou 1722), en trois lignes.

En décembre 1730 parut un édit portant fabrication dans l’atelier de La Rochelle de monnaies d’argent spécialement destinées aux Antilles ou, comme il est dit, aux Colonies des Isles du Vent. Ces pièces émises pour dou\e sols et pour dix sols, ont à l’avers la tête laurée du roi Le revers porte les mots ISLES DU VENT disposés en trois lignes, accompagnés de trois lis unis par un ornement formant cartouche, et du millésime de 1731 ou 1732 (fig. 348).

En janvier 1763, Louis XV fit retirer de la circulation en France pour six-cent-mille livres des doubles sols de billon frappés en octobre 1738 ' et les fit expédier aux Colonies après les avoir fait poinçonner d’un C couronné (fig. 349). Ces pièces ayant été bien accueillies, une seconde ordon-

Fig- 347

des mots GLORIAM REGNl TVI DICENT (fig. 347). La pièce de cuivre paraît n’avoir pas été frappée, on n’en connaît que des essais exécutés à Paris, portant à l’avers un L couronné, le millésime et le nom du roi, au revers les mots

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