‹ Traité de numismatique moderne et contemporaine (volume 2)Chapitre 158 sur 193 · I. Voyez p. 1 30 et suiv · texte numérisé non relu

I. Voyez p. 1 30 et suiv

L ALLEMAGNE

seraient taillés au marc monétaire prussien (233 grammes 855), adopté comme mesure commune. On devait frapper sur ce pied des florms ou vereinsgulden et des demi-florins d’argent, et les divers états contractants se reconnaissaient un droit réciproque de contrôle. Les monnaies divisionnaires, pièces de 6 ou de 3 kreu^ers, devaient être taillées à raison de 27 florins au marc d’argent fin, chaque état restant libre de choisir la nature et les proportions des autres métaux d’alliage. En mars 1845, un nouveaj.1 congrès réunit les représentants des mêmes pays, et l’on décida de retirer de la circulation tous les anciens kronentlialers, pour les remplacer par des doubles-florins d’argent.

La convention de 1837, qui avait groupé les états de l’Allemagne du Sud, fut le prélude d'un acte d’union plus général, conclu à Dresde le 30 juillet 1838 et ratifié le 7 janvier 1839. Voici la traduction résumée des parties les plus intéressantes de ce document :

Convention monétaire générale des pays confédérés pour la douane et le commerce (Zollverein) : royaume de Prusse, royaume de Bavière, royaume de Saxe, royaume de Wurtemberg, grand-duché de Bade, grand-duché de Hesse, principauté électorale de Hesse, grand-duché de Saxe-Weimar-Eisenach, duché de Saxe-Meiningen, duché de Saxe-Altenbourg, duché de Saxe-Cobourg et Gotha, duché de Nassau, principautés de Schwarzbourg-Rudolstadt, de Schwarzbourg-Sondershausen, de Reuss ligne aînée, de Reuss-Schleiz, de Reuss-Lobenstein et Ebersdorf, ville libre de Francfort.

Art. lei'. — Comme base du monnayage, il sera fait usage dans tous les ateliers monétaires d’un seul et même marc, dont le poids, déjà conforme à celui qui est usité en Prusse et dans les états de l’Allemagne du Sud, est fixé à 233 gr. 855.

Art. 2. — Sur cette base commune, le monnayage des états contractants sera réglé de manière que, dans les pays où l’on compte par thalers et groschen, 14 thalers seront tirés du marc d’argent fin, et dans les pays où l’on compte par florins et kreu{ers^ 24 fl florins seront tirés du même marc. Le thaler sera ainsi l’équivalent de 1 -E forin, et le

forin sera l’équivalent de ~ de thaler.

Art. 3. — Les pays suivants useront du compte par (thaler 14. thalerfnss) : royaumes de Prusse et de Saxe, Hesse Électorale, grand-duché de Saxe-Weimar, duché de Saxe- Altenbourg, duché de Gotha, partie inférieure de la principauté de Schwarzbourg- Rudolstadt et principauté de Schwarzbourg-Sondershausen, pays des diverses lignes de Reuss. Les pays suivants useront du compte for ins (24 fl gnldenfiiss): royaumes

de Bavière et de Wurtemberg, grands-duchés de Bade et de Hesse, duché de Saxe- Meiningen, principauté de Cobourg, duché de Nassau, partie supérieure de la principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt, et ville libre de Francfort. Les pays où il existe d’autres unités de compte se conformeront aux pieds adoptés, au plus tard à partir du ler janvier 1841.

Art. 4. — Les états contractants ne frapperont que des pièces conformes aux pieds monétaires ci-dessus indiqués. L’adoption de mesures uniformes pour ce qui concerne les émissions est laissée à la décision de chaque groupe d’états.

Art. 7. — Pour faciliter les relations entre les deux groupes d’états, on frappera une monnaie d’argent, la plus forte en ce métal, s’appliquant à la fois aux deux systèmes de compte. Cette monnaie d’alliance, vereinsmünie, sera frappée à raison de sept pièces

au marc fin, de sorte qu’elle vaudra à la fois 2 thalers et 3 florins. Elle sera reçue pour cette valeur dans toutes les caisses publiques et privées de l’Union.

Art. 8. — Le titre de cette vereinsmünxe est fixé à neuf dixièmes d’argent et un dixième de cuivre, de sorte que 6 pièces pèseront un marc et que 63 pièces pèseront dix marcs. La tolérance, tant de poids que de titre, sera de 3 millièmes. Le diamètre sera de 41 millimètres. La tranche aura une inscription ou un cordon en creux. Le revers portera l’indication de la quantité d’argent fin renfermée dans chaque pièce (vu EiNE PEINE mark), sa valeur en thalers et en florins (2 thaler, 3 -L gulden) et la désignation explicite de sa qualité de monnaie d’alliance (vereinsmünze).

Art. 18. — La l'résente convention durera jusqu’à la fin de l’année 1858, et si à cette date elle n’a pas été dénoncée, elle continuera de cinq ans en cinq ans, par reconduction tacite.

Les pays soumis au pied de 14 thalers firent entre eux un accord complémentaire le jour même de la signature de l’acte dont on vient de lire des extraits. Ils convinrent des points suivants : Les monnaies seraient frappées en virole et porteraient en légende la fraction du marc d’argent fin qu’elles représentaient. Les divisions du thaler ne consisteraient qu’en sixièmes, tiers et deux-tiers de thaler. Conformément à ce qui existait dans le royaume de Prusse, le diamètre des thalers serait de 34 millimètres, celui des sixièmes de thaler, de 23 millimètres. Le titre des thalers serait de 4 parties de cuivre et 12 parties d'argent (12 lothig)\ celui des sixièmes de thaler, de 23 parties de cuivre et 25 parties d’argent (8 -y lothig). La monnaie divisionnaire, scheidemün^e, serait frappée, à l’avenir, de telle manière que le marc d’argent fin produirait pour 16 thalers de pièces. Cet accord complémentaire devait avoir la même durée que l’acte diplomatique auquel il se rattachait.

Parmi les divers états de l’Allemagne, le Hanovre et le Brunswick avaient déjà établi chez eux, dès 1834, l’équivalence du 20 guldenfuss et du 14 thalerfuss. D’autres états adhérèrent successivement, soit d’une manière formelle, soit d’une manière tacite, à la convention de 1838. On eut ainsi comme adhérents au pied de 14 thalers : les duchés d’Anhalt, les principautés de Waldeck, Lippe-Detmold et Schaumbourg-Lippe, les grands-duchés de Mecklenbourg-Schwerin et Strélitz, et le grandduché de Luxembourg. La principauté oldenbourgeoise de Birkenfeld se rangea au pied de 24 florins. A l’exception des villes libres de Hambourg, Lubeck et Brème, du duché de Holstein et de la principauté de Liechtenstein, l’Allemagne entière se trouva ainsi répartie entre les deux groupes formant l’Union.

La convention de 1838 demeura nominalement en vigueur jusqu’à la convention nouvelle faite à Vienne en 1837, à laquelle participèrent non seulement les états allemands du Nord et du Sud, mais encore l’Autriche. La convention de 1837 eut un double but : i® établir un rapport

l’allemagne

fixe entre les tailles adoptées par les diverses parties contractantes pour la frappe des pièces nationales; 2° instituer une monnaie, commune à tous les associés, et qui serait en harmonie avec la nouvelle livre de 500 grammes qui venait d'être adoptée par toute TUnion douanière allemande ou Zollverein.

Les pays contractants furent classés en trois zones, ayant chacune son unité, monétaire, mais dont les rapports étaient assez simples pour que la circulation des nouvelles monnaies pût avoir lieu, sans difficulté, d’un pays à l’autre. L’argent fut adopté comme seul étalon monétaire. Avec une livre de ^00 grammes de métal fin, on devait frapper 50 thalers dans les états du Nord, 4^ gulden ou florins en Autriche, et 52 florins et demi dans les états allemands du Sud. Les monnaies devaient être au titre de 900 millièmes. Elles se trouvaient dans le rapport suivant :

I thaler = i — florin d’Autriche.

I thaler =; i florin du Sud.

I florin d’Autriche = — de thaler.

I florin d’Autriche — i -fl florin du Sud.

I florin du Sud = — de thaler.

I florin du Sud — de thaler.

Indépendamment de ces diflerentes monnaies, il fut convenu, comme il l’avait été en 1858, que l’on frapperait dans le Sud et en Autriche, sous les noms de vereinsthaler et de doppelvereinsihaler, thalers et doubles thalers d’Union, des pièces de i et de 2 thalers semblables à celles qu'émettaient les états du Nord. Deux thalers correspondaient exactement à trois florins d’Autriche, et quatre thalers faisaient sept florins du Sud. Les plus petites divisions permises des monnaies principales étaient : à la taille de 30 thalers, la pièce de fl de thaler; 2° à

la taille de 45 florins, la pièce de fl de florin; à la taille de 52 florins, la pièce de fl de florin. Indépendamment de ces divisions, les états contractants étaient autorisés à frapper, pour leur circulation intérieure, une monnaie de billon et de cuivre.

Bien que l'argent fût l'unique étalon adopté, les états convinrent, pour faciliter les transactions importantes, d'émettre des pièces d’or appelées couronnes et demi-couronnes. On frappait avec une livre de 500 grammes d’or pur 50 couronnes et 100 demi-couronnes, elles étaient au titre de 900 millièmes, et pesaient par conséquent 11,1111 g-rammes et 5,5 5 56 grammes. Considérées comme simple marchandise, et ne pouvant avoir cours forcé, ces couronnes valurent, dans la pratique, environ 9 thalers 5 silbergroschen dans le Nord, 13 florins 6 kreuzers en Autriche. 16 florins dans le Sud.

Voici quel était^ dans la convention de 1857, le groupement des états allemands ' :

Pays du Nord ayant le compte par thalers. — Royaume de Prusse, à l’exception du territoire de Hohenzollern, royaume de Saxe, royaume de Hanovre, électorat de Hesse, grand-duché de Saxe-Weimar, duché de Saxe-Altenbourg, duché de Saxe-Gotha, duché de Brunswick-Wolfenbuttel, duché d’Oldenbourg avec la principauté de Birkenfeld, duché d’Anhalt-Dessau, duché d’Anhalt-Bernbourg, principauté de Schwarzbourg- Sondershausen, principauté inférieure de Schwarzbourg-Rudolstadt, principauté de Waldeck et Pyrmonl, principauté de Reuss (branche aînée), principauté de Reuss (branche cadette), principauté de Schauenbourg-Lippe, principauté de Lippe-Detmold.

Pays du Sud ayant le compte par thalers. — Royaume de Bavière, royaume de Wurtemberg, grand-duché de Bade, grand-duché de Hesse, duché de Saxe-Meiningen, principauté de Saxe-Cobourg, territoire prussien de Hohenzollern, duché de Nassau, principauté supérieure de Schwarzbourg-Rudolstadt, landgraviat de Hesse-Hombourg, ville libre de Francfort-sur-le-Mein.

Les villes libres de Hambourg, Lubeck et Brême, et le duché de Holstein, restèrent étrangers à la convention de 18^7 comme à celle de 1838. La principauté de Liechtenstein suivit le régime monétaire de TAutriche. Par Particle 13 du traité de Prague, conclu en 1866, après la guerre entre la Prusse et PAutriche, celle-ci déclara s’affranchir des obligations que lui imposait la convention de 1837 et reprit son autonomie monétaire.

Après la guerre franco-allemande et la constitution du nouvel empire d’Allemagne, un nouveau régime monétaire fut adopté par les lois du 4 décembre 1871 et du 9 juillet 1873. Les vingt-cinq états composant l’empire 2 ont le même système, qui repose sur l’étalon unique d’or. Le reichsmark ou mark de Pempire divisé en 100 pfennigs constitue l’unité monétaire h Voici l 'échelle des monnaies effectives :

1. Nous consacrons à la numismatique de l’Autriche un chapitre spécial où l’on trouvera les clauses de la convention de 1857 particulières à cet empire.

2. Voici la liste de ces états: royaume de Prusse, royaume de Bavière, royaume de Saxe, royaume de Wurtemberg, grand-duché de Bade, grand-duché de Hesse, grandduché de Mecklenbourg-Schwerin, grand-duché de Saxe-Weimar-Eisenach, grand-duché de Mecklenbourg-Strélitz, grand-duché d’Oldenbourg, duché de Brunswick, duché de Saxe-Meiningen, duché de Saxe-Altenbourg, duché de Saxe-Cobourg-Gotha, duché d’Anhalt, principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt, principauté de Schwarzbourg-Sondershausen, principauté de Waldeck et Pyrmont, principauté de Reuss (ligne aînée), principauté de Reuss (ligne cadette), principauté de Schauenbourg-Lippe, principauté de Lippe-Detmold, ville libre hanséatique de Brème, ville libre hanséatique de Hambourg. L’Alsace-Lorraine forme le Reichsland ou Terre d’ Empire, et est administrée directement par l’empereur.

3. La loi du 4 décembre 1871 a fixé comme suit le rapport de la nouvelle monnaie

l’ ALLEMAGNE 65 I

Diamètre.

En or, pièce de 20 marks pesant 7 gr. 965 au titre de 900 millièmes. . 22.5

pièce de 10 marks pesant 3 gr. 982 — ... 19.5

pièce de j marks pesant i gr. 991 — ... 17.0

En argent, pièce de s markFpQsant 27 gr. 777 — ... 38.0

pièce de 2 marks pesant ii gr. ni — ... 28.0

pièce d’ un mark 5 gr. 555 — ... 24.0

pièce de ^0 pfennigs 2 gr. 777 — ... 20.0

pièce de 20 pfennigs i gr. ni — ... 16.0

En nickel, pièce de 20 pfennigs créée par la loi du m avril 1886, pesant

6 gr. 250 23.0

pièce de 10 pfennigs pesant 4 gr 21.0

pièce de j pfennigs pesant 2 gr. 500 18.0

En bronze, pièce de 2 pfennigs pesant 3 gr. 333 20.0

pièce d’un pfennig 2 gr 17.5

Le mark taisant le tiers des anciens thalers^ ceux-ci n’ont été que piartiellement refondus; ils continuent à avoir cours pour 3 marks. Le pouvoir libératoire des monnaies d’argent est limité à 20 marks.

Le droit de battre monnaie en conformité avec la loi monétaire de l'empire, n’est pas réservé à l’empire, mais appartient aux états qui le composent. Les monnaies doivent toutefois porter d’un côté les armes de l’empire et de l’autre les armes propres aux pavs confédérés ou les effigies de leurs souverains.

Les ateliers monétaires de l’Allemagne, depuis la réforme de 1871, sont :

Berlin (Prusse). Différent: A.

Hanovre (Prusse), atelier fermé depuis 1878. Différent: B.

Francfort-sur-le-Mein (Prusse), atelier fermé depuis 1880. Différent: G.

Munich (Bavière).

Müldner Hütte près Dresde (Saxe).

Stuttgart (Wurtemberg).

Carlsruhe (Bade).

Darmstadt (Hesse), atelier fermé depuis 1883.

Hambourg (ville libre).

Les types monétaires allemands du xix^ siècle ne donnent pas lieu à de longues observations. Sauf pour les monnaies commémoratives, gedenkthaler, gedenkdoppelgulden. ils ne consistent qu’en une effigie de souverain, un monogramme, des armoiries ou une inscription placée dans le champ. Parmi les artistes qui gravèrent les coins, nous citerons

avec les anciennes: 10 marks d’or = 3 -L thalers de l’Allemagne du Nord, ou 5 florins 50 kreuzers de l’Allemagne du Sud, ou 8 marks 5 d- shillings courants de Hambourg et de Lubeck, ou 3 thalers P- thalers louis d'or de Brême.

C. Voigt à Munich, Schnitzspan et Rud. Stadelman à Darmstadt, Doel à Carlsruhe, Welckner à Clausthal, A, Dietelbach à Stuttgart, Cari Pfeuffer à Berlin, Brehmer, Helfricht, Balbach, etc.

§ IL — Monnayage des Etais allemands.

Nous avons classé les divers états allemands, qui exercèrent au xix^ siècle le droit de battre monnaie, dans l’ordre alphabétique. Il eût peut-être été plus conforme au plan général de ce Traité d’adopter des divisions chronologiques, en rapport avec les diverses phases de l’histoire politique et monétaire de l’Allemagne, mais nous nous serions exposés à des redites continuelles sans grand avantage pour le lecteur.

a) — Duchés d’Anhait.

En 1806, les comtés d’Anhalt-Bernbourg et d’Anhalt-Dessau, en 1807, celui d’Anhalt-Cothen furent élevés au rang de duchés. Les lignes de Côthen et de Bernbourg s’éteignirent successivement en 1847 et en 1863, et leurs possessions furent réunies à celles de la ligne de Dessau.

Anhalt-Dessau. Anhaït-Bernhourg.

AnhaU-Côthen.

Léopold-Frédéric-François, Alexis - Frédéric - Chrétien, Auguste, 1789-1812. 1751-1817. 1796-1834. Louis, 1812-18.

* Léopold-Frédéric, 1817-71. * Alexandre-Charles, 1834- Ferdinand, 1818-30. Frédéric, 1871, actuelle- 63. * Henri, 1830-47.

ment régnant.

Au commencement du siècle, le pied de convention de 20 florins était le système suivant lequel on monnayait dans les divers duchés d’Anhalt. Depuis 1829, ils avaient adopté le pied de 14 thalers, quand, en 1840, ils adhérèrent à la convention de 1838. Le thaler se divisait dans les pays d’Anhalt en 24 groscJien à 1 2 pfennige^ mais à partir du I juillet 1850, on adopta la division prussienne en 30 silbergroschen à 1 2 pjénnige. Les ducs d’Anhalt-Bernbourg possédaient des mines d’argent dans le Harz. Alexandre-Charles a fait frappera diverses reprises des ausbeutethaler\ dont les légendes : segen des anhalt. bergbaues, rappellent l’origine. En 1863, Léo pold-Eréd éric a émis un thaler commémoratif de la réunion sous son sceptre des diverses terres d’Anhalt.

L ALLEMAGNE

b). — Grand-duché de Bade.

Le margraviat de Bade fut érigé, en 1803, en principauté électorale, puis, en 1805, en grand-duché.

* Charles-Frédéric, 1738-1811. Louis II, 1852-56.

* Charles, 1811-18. * Frédéric, * régent, 1852-56, puis*grand-

* Louis I, 1818-30. duc, 1856, actuellement régnant.

* Léopold, ■* 1830-52.

Legrand-duché de Bade suivait le système dit « de convention ». En 1808 eut lieu une tentative d’introduction du système décimal français, dont il n'est resté d'autres souvenirs que de précieux essais de pièces de 5 francs portant à Favers la tête laurée de Napoléon I, protecteur de la confédération du Rhin : nap. rais, besch. d. rh. bund.

De 1813 à 1837, on frappa des kronenthaler sur le pied de 24 ~ florins au marc de Cologne, le kronenthaler valant 2 florins 42 kreuzers. En 1834 et 1836, il y eut des aiisbeutekronenthaler portant au revers les deux pics de mineurs en sautoir, et les mots : segen des badischen BERGBAUEs. De 1819 à 1837, les grands-ducs Louis I et Léopold frappèrent des pièces d'or de lo et de 5 gulden ; à partir de 1828 furent émises des pièces d’or de 10 et 5 thalers, enfin des ducats dits rheingoldducaten en or tiré du Rhin.

A partir de 1837, le monnayage de Bade fut conforme aux conventions qui régirent les états de l’Allemagne du Sud. L’atelier monétaire du grand-duché est à Carlsruhe.

c). — Royaume de Bavière.

En 1 806, la Bavière fut érigée en royaume, et l’électeur Maximilien- Joseph prit le nom de Maximilien I.

*Othon, 1886, actuellement régnant.

* Louis II, 1 864-86.

* Maximilien I, 1806-25.

* Louis I, 1825-48.

* .Maximilien II, 1848-64.

Le monnayage bavarois antérieur à 1837 a beaucoup d'analogie avec celui du grand-duché de Bade; depuis cette époque, il est conforme aux conventions que nous avons exposées dans le premier paragraphe de ce chapitre. La série des thalers et des doppelgiilden présente un intérêt historique tout particulier, par suite de la fabrication d'un grand nombre de pièces commémoratives connues sous le nom de geschichtsthaler. En 1818, Maximilien I fit frapper un couvent ionsthaler rappelant par son type symbolique et ses légendes la mise en vigueur de la nouvelle constitution. A partir de Louis 1, les monnaies historiques se multiplièrent; tous les événements notables sont ainsi célébrés :

1825. Avènement au trône de Louis I.

1826. L’Université transférée à Munich. — Reichenbach et Fraunhofer honorés.

1827. Union douanière avec le Wurtemberg. — Création de l’ordre de chevalerie le Ludwig Orden. — Création de l’ordre de chevalerie le Theresien Orden.

1828. La famille royale : segen des himmels, etc. — Érection et inauguration de la colonne de la Constitution.

1829. Entente commerciale avec la Prusse, le Wurtemberg et la Hesse.

1830. La fidélité des Bavarois à la dynastie.

1831. La devise du roi ; gerecht und beharrlich.

1832. Le prince Othon élevé au trône de Grèce.

1833. Union douanière avec la Prusse, la Saxe, la Hesse et les principautés de la Thuringe. — Monument en l’honneur des 30,000 Bavarois morts pendant la campagne de Russie.

1834. Monument élevé à Oberwittelsbach pour rappeler la fidélité des Bavavois à la dynastie. — Le landtag bavarois.

1835. Le roi Othon, de Grèce, quitte sa mère près d’Aibling. — Érection de la banque hypothécaire. — Monument élevé à Munich à Maximilien I. — Gonstruction du chemin de fer de Nuremberg à Furth. — Le grand-duché de Bade adhère à l’Union douanière allemande. — Un établissement d’instruction donné aux Bénédictins.

1836. Érection de la chapelle d’Othon à Kiefersfelden.

1837. Ordre de Saint-Michel. — Union monétaire des pays de l’Allemagne du Sud. Cette pièce et les suivantes sont des àoppelgulden .

1838. Rétablissement des divisions historiques du territoire.

1839. Érection de la statue équestre de Maximilien I, électeur de Bavière.

1840. Statue d’Albert Durer érigée à Nuremberg.

1841. Statue de J. -P. -F. Richter, érigée à Bayreuth.

1842. Vue du Walhalla près de Ratisbonne. — Maximilien, prince héritier de Bavière, épouse Marie, princesse royale de Prusse.

1843. Centenaire de l’Université d’Erlangen.

1844. La Feldherrenhalh à Munich.

1845. Érection à Munich de la statue du chancelier von Kreittmayr. — Naissance de Louis, prince héritier, et de Louis, prince royal.

1846. Le LiidwigscanaJ reliant le Danube et le Mein.

1847. Statue du prince-évêque J. Editer von Mespelbrunn érigée à Wurzbourg.

1848. Louis I donne la couronne à son fils Maximilien. — La constitution de 1848. — - Statue de Gluck érigée à Munich.

1849. Statue de Roland de Latre dit Orlando di I,asso, érigée à Munich.

l’allemagne

1854. Exposition industrielle de Munich.

1855. Rétablissement cie la Marieusdule à Munich.

1856. Monument du roi Maximilien II, élevé à Lindau.

1871. Traité de paix signé à Francfort entre l’Allemagne et la France. Cette pièce est un thaler.

L'atelier monétaire du royaume de Bavière se trouve à Munich. Nous reproduisons (fig. 385), à titre de spécimen du monnayage bavarois, un doppelvereinsgulden de Louis IL

d). — Duché, puis grand-duché de Berg.

En 1806, les duchés de Berg et de Clèves furent donnés par Napoléon I à son beau-frère, Joachim Murat, qui à la fin de la même année reçut le titre de grand-duc. La capitale de ses états était Dusseldorf. En 1808, Murat devint roi de Naples.

Comme duc, il lit frapper en 1806 des tha/ers d’argent portant sa tête à droite et la légende : ioachim herzog zu berg u. cleve. Comme grandduc, il lit frapper deux variétés de thaler s en 1807 i ils portent sa tête à droite, avec la légende : ioachim grosherzog von berg, et, au revers, les armes avec couronne et manteau. En 1806 et 1807 on frappa également des pièces de trois pfennings en billon ayant à l’avers l’initiale J couronnée.

e). — Ville libre de Brême.

La ville libre de Brême avait un système monétaire particulier, unique en Allemagne, ayant pour base l’étalon d’or, et, par une singularité remarquable, elle ne frappait pas d’espèces en or. Son unité monétaire était le louis d’or allemand ou pistole, que l’on émettait en Hanovre, en Brunswick, en Danemark et dans les autres pays environnants. On comptait en thalers-louis d'or, simple monnaie de compte, qui étaient censés représenter le cinquième de la pistole et qui se divisaient en 72 groten à ^ schwaren.

Le monnayage effectif, qui avait été arrêté en 1770, reprit en 1840. On émit, en argent, des demi-thalers valant 36 groten, à 27 ^ au marc fin, des sixièmes de thaler de, 12 groten, des douzièmes de thaler de 6 groten, des groten ou soixante douzièmes de thaler ; en cuivre, on frappa des demi-groten.^ des pièces de deux schwaren et demi et des schwaren. Brème conserva son système particulier jusqu'à la loi du 4 décembre 1871.

f). — Duché de Brunsivick-IVolfenhiittel.

Le duché de Brunswick -Wolfenbüttel s’étend sur la pente septentrionale du Harz. De 1806 à 1813, il a fait partie du royaume de

Westphalie, mais après la bataille de Leipzig il a recouvré son indépendance.

* Frédéric-Guillaume, 1813-15. * Guillaume, 1830-84.

* Charles III, 1815-30.

Dans la première partie du xix^ siècle, on comptait dans le Brunswick par thalers à 36 mariengroschen à 8 pfennigs^ puis, à partir de 1817, par thalers à 24 gute groschen à 12 pfennigs. Les monnaies réelles étaient taillées sur le pied de 20 florins ou de convention.

Par une ordonnance du 18 décembre 1834, Guillaume, duc de Brunswick, introduisit dans ses états le pied de 14 thalers. En or, on frappait des pistoles, doubles-pistoles et demi-pistoles, qui étaient taillées à raison de 3 5 pistoles au marc de 21 karats 6 grains d’aloi ; la pistole valait 5 thalers.

Le type des monnaies de Brunswick comprend, indépendamment des effigies, des armes, des dispositifs épigraphiques communs à toutes les monnaies allemandes, le cheval libre au galop, qui forme Pemblème

traditionnel particulier au duché (fig. 384). En 1856, le duc Guillaume fit frapper un gedenk doppelthaler à l’occasion de la 25^ année de son règne.

g). — Ville libre de Dandg.

En 1807, la ville de Danzig fut déclarée ville libre par la paix de Ihlsitt ; elle conserva cette qualité jusqu’à sa prise par les alliés en 1813. De 1808 à 1812, elle frappa des groschen de billon et des schillings de cuivre à scs armes.

h). — Grand-duché de Fraucfort-siir-le-Mein.

En 1806, Charles de Dalbcrg, archevêque de Ratisbonne, fut créé, par Napoléon 1, prince-primat de la Confédération du Rhin et grand-duc

L ALLEMAGNE

de Francfort. Le territoire de ce grand-duché comprenait, outre l’ancienne ville libre de Francfort, les villes d’Aschaffenbourg, Flanau et Fulda. En 1813, Charles de Dalberg abdiqua.

De 1808 à 1812, il fit frapper, soit à Francfort, soit à Ratisbonne, des ducats d’or, des thalers et demi-ihalers d’argent, des kreu^ers de billon et des hellers de cuivre portant son buste ou les armes de l’ancien électorat de Mayence. Sur toutes ces pièces figure son titre de princeprimat, FÜRST PRIMAS, à l’exception d’un Jiellet' de 1812, où on lit: UROSH. FRANKF.

i). — Ville libre de Francfort-siir-le-Mein.

Antérieurement à 1838, la monnaie de compte de Francfort était le florin au pied de 20, porté au pied de 24 au marc. En 1838 et en 1857, la ville libre participa, comme état du Sud, aux grandes unions monétaires de l’Allemagne. En 1866, elle fut annexée à la Prusse.

Le type des plus fortes espèces d'argent se compose, soit d’une vue de la ville prise du iMein, soit d'une aigle, soit d’un buste de femme personnifiant Francfort. A plusieurs reprises, on frappa des monnaies commémoratives. Un gedenkdoppelthaler de 1840 célèbre l’ouverture du nouvel hôtel des Monnaies et le cinquantième anniversaire des droits monétaires de la ville. D’autres pièces rappellent la réunion du parlement allemand à Francfort en 1848, l'élection de l’archiduc Jean d’Autriche comme vicaire de l'empire (1848), l’élection à l’empire de Frédéric- Guillaume IV, roi de Prusse (1849), centenaire de la naissance de Goethe (1849), centenaire de la naissance de Schiller (1859), le fürste7itag ou réunion à Francfort des princes allemands en 1863.

j). — Ville libre de Hambourg.

La ville libre et hanséatique de Hambourg fut occupée par les armées françaises de 1806 à 1809, et réunie à l'empire, en 1810, comme cheflieu du département des Bouches de l’Elbe. En 1813 et 1814 le maréchal Davoust y soutint un siège mémorable, pendant lequel il fit frapper des monnaies obsidionales avec les anciens coins hambourgeois.

Après la capitulation, Hambourg reprit son indépendance et recouvra son droit de battre monnaie, mais, à part quelques émissions de ducats d'or, on ne fit plus que des fabrications de monnaies divisionnaires.

La ville avait un système monétaire particulier, qui avait pour base le mark d'argent à 16 schillings à 12 pfennigs-, elle le garda jusqu’à la loi du 4 décembre 1871, qui a réglé le monnayage du nouvel empire

allemand. Sous ce nouveau régime, Hambourg, freie und hanse stadt HAMBURG, a conservé son atelier monétaire.

k). — Royaume de Hanovre.

Les duché et principauté électorale de Brunswick-Lunebourg formaient depuis 1714, date de l’accession de Georges I au trône d’Angleterre, une annexe continentale de la Grande-Bretagne. De 180311813 le pays, occupé par les Français, fit partie du royaume de Westphalie. En i8i(, il fut érigé en royaume de Hanovre.

* Georges III, 1760-1803. * Guillaume IV, 1830-37.

[Occupation française, 1803-13]. * Ernest-Auguste, 1837-51.

* Georges III, rétabli, 1813-20. * Georges V, 1851-66.

* Georges IV, 1820-30.

A la mort du roi d’Angleterre et de Hanovre Guillaume IV, décédé sans enfants légitimes, ce dernier pays passa à son frère Ernest-Auguste. En 1866, le Hanovre fut annexé à la Prusse.

Avant 1817, on faisait usage en Hanovre d’un pied monétaire de 18 florins, dit cassageld. Le thaler se divisait en 24 groschen à 12 pfennigs ou en 36 mariengroschen à 8 pfennigs; le demi-mariengroschen portait le nom de mattier. En or, on frappait des pistoles qui circulaient pour 4 ! thalers Le 1 octobre 1817, le Hanovre adopta le

pied de 20 florins. Une loi du 8 avril 1834 introduisit le système prussien du \y thalerfuss.

Les ateliers monétaires du Hanovre étaient Glausthal et Hanovre. Gomme type particulier nous signalerons, sur les monnaies hanovriennes, le cheval libre au galop, emblème de la maison de Brunswick. Les rois de Hanovre ont frappé à diverses reprises des ambeutethaler avec le métal fourni par les mines du Harz, puis des monnaies commémoratives, dont la dernière, émise en 1865, rappelle le cinquantenaire de l’union de l’Ostfrise au royaume.

1). — Grand-duclm de Hesse-Darmstadt .

Le landgraviat de Hesse lut élevé en 1806 au rang de grand-duché.

Louis (X) I, 1790-1806-30. Louis IV, 1877-1892.

* Louis II, 1830-48. Ernest-Louis, 1892, actuellement régnant.

* Louis III, 1848-77.

L’histoire monétaire du grand-duché de Hesse suivit les mêmes phases que celle des autres pays de l’Allemagne du Sud.

l’allemagne

m). — Lanâgraviat de Hesse-Houihourg .

La maison de Hesse-Hombourg s’éteignit en 1866, et ses états passèrent au grand-duc “^le Hesse-Darmstadt. Les landgraves suivants régnèrent jusqu’à cette époque :

Frédéric-Louis, 1751-1820. * Philippe, 1839-46.

Frédéric, 1820-29. Gustave, 1846-48.

* Louis, 1829-39. * Ferdinand, 1848-66.

Le monnayage des landgraves de Hesse-Hombourg subit, depuis le commencement du siècle jusqu’à l’extinction de leur maison, les mêmes transformations que celui des autres états de l’Allemagne du Sud.

n). — Principauté électorale de Hesse.

Guillaume IX, landgrave de Hesse, devint prince-électeur en 1802, sous le nom de Guillaume I. En 1806, ses possessions furent occupées par la France, et, de 1807 à 1813, elles firent partie du royaume de \\Astphalie. En 1866 la Hesse électorale fut annexée à la Prusse.

Guillaume I, rétabli, 1813-21. * Frédéric-Guillaume, 1847-66.

* Guillaume II, 1821-47.

La Hesse électorale eut pour système légal, jusqu'en 1834, le pied de 20 florins. Le 3 mai de cette année, Guillaume II adopta le pied de 14 thalers, dont le pays fit usage jusqu’à la fin de son indépendance.

o). — Principautés de Hohen^ollern.

La maison de Hohenzollern s’était scindée, à la fin du xvF siècle, en deux branches souveraines : Hohenzollern-Hechingen et Hohenzollern-Sigmaringen. En 1849, les chefs des deux maisons renoncèrent à leurs droits régaliens en faveur du roi de Prusse.

Hechingen. Sigmaringen.

Hermann-Frédéric, 1798-1810. Antoine- Aloïs, 1785-1831.

Frédéric, 1810-38. * Charles, 1831-48.

* Frédéric-Guillaume-Constantin, 1838-49. * Charles- Antoine, 1848-49.

Le monnayage de Hohenzollern-Hechingen, arrêté depuis la fin du xviiF siècle, ne reprit qu'après 1838, lorsque la principauté eut adhéré à la convention générale des états allemands. La principauté de Hohenzollern-Sigmaringen suivait le pied de convention et frappait en or des carolins et des ducats, en argent des thalers et pièces divisionnaires.

En 18^8, on adopta dans les deux principautés le système des états allemands du Sud. Après la cession des droits régaliens à la Prusse, ce système continua à être en vigueur; le roi Frédéric-Guillaume IV a fait frapper en 18^2 des gulden^ demi-gulden, pièces de 6 et 5 kreu^ers de billon et kreu^ers de cuivre, pour les principautés de Hohenzollern.

p). — Principauté d’ Isenhoiirg-Birstein.

En 1806, Napoléon I, pour recompenser le comte Charles d’Isenbourg-Birstei n de la part active qu’il avait prise à la formation de la Confédération du Rhin, le créa prince-souverain. Charles d’Isenbourg fit frapper en 1811 une série de monnaies : ducats thalers en argent, pièces de 12 et de 6 kreugers en billon; ces pièces portent à Tavers befïigie du prince, à l’exception de la pièce de 6 kreugers, qui a comme type un C couronné ; au revers du ducat figure l’écusson d’Isenbourg avec manteau d’hermine et croix de la légion d’honneur.

q) . — Duché de Laueuhourg.

En 1816, le duché de Lauenbourg fut cédé au Danemark qui le perdit à la suite de la guerre de 1864. En 1830, le roi de Danemark fit frapper des guide?! d’argent pour la circulation du duché.

r) . — Principauté de Lippe.

Depuis le commencement du xvn^ siècle, la maison de Lippe formait deux branches, celle de Detmold, qui fut élevée au rang princier en 1789, et celle de Schauenbourg ou Schaumbourg, qui fut élevée au même rang en 1807.

Detmold. Schaueuhourg.

Frédéric-Guillaiime-Léopold, 1782-1802. * Georges-Guillaume, 1787-1860.

* Paul-Alexandre-Léopold, 1802-51. Adolphe-Georges, 1860-1893.

* Paul-Frédéric-Émile-Léopold, 1851-75. Georges, 1893, actuellement régnant. Günther-Frédéric-Woldemar, 1875-1895.

Charles-Alexandre, 1895, actuellement régnant.

Le système monétaire de Lippe se régla d’abord suivant le pied de 20 florins, puis suivant celui de 14 thalers.

s). — Grands-duchés de Mechlenhourg .

La maison ducale de Mecklenbourg était divisée depuis le milieu

l’allemagne

du xviE siècle en deux branches, gaand-ducal.

qui furent élevées en 181

5 au rang

Schwerin.

Strèlit\.

Frédéric-François I, 1785-1837.

Charles, 1794-1816.

* Paul-Frédéric, 1837-42.

* Georges, 1816-60.

* Frédéric-François II, 1842-83.

* Frédéric-Guillaume, 1 860,

actuellement

Frédéric-François III, 1883-1897.

régnant.

Frédéric-François IV, 1897, actuellement régnant.

Jusqu’en 1829, le grand-duché de Mecklenbourg-Schwerin eut comme système monétaire légal l’ancien système de Lubeck, dit lübischer courant/uss^ d'après lequel on taillait 34 mai'ks ou 17 gulden d’un marc d’argent fin. En 1829, on adopta le pied de Leipzig ou de 18 florins. L’ordonnance du 12 janvier 1848 a introduit le 14 tlialerfuss avec une division du thaler en 48 schillings à 12 pfennigs.

Le pied monétaire en usage dans le grand-duché de Mecklenbourg- Strélitz était celui de 20 florins. En 1848 on adopta celui de 14 thalers. Les émissions y ont toujours été peu importantes.

Dans le grand-duché de Mecklenbourg-Schwerin, deux villes, Rostock et Wdsmar, conservèrent longtemps le droit de battre monnaie à leurs armes. La dernière émission est, pour Rostock, de 1864, pour Wdsmar, de 1854 : elles consistent en pièces de 3 pfennigs ou dreiers.

t). — Duché de Nassau.

Le duché, avant 1806 principauté de Nassau, perdit son existence indépendante en 1866, par son annexion à la Prusse.

Frédéric-Guillaume, 1788-1806-16. * Adolphe, 1839-66.

* Guillaume, 1816-39.

Le duché de Nassau a eu une législation monétaire analogue à celle des autres états de l’Allemagne du Sud. L’atelier monétaire était à Wdesbaden.

u). — Grand-duché d’Oldcuhourg.

Le duché d'Oldenbourg fut érigé en 1829 en grand-duché.

Pierre-Frédéric-Guillaume, 1785-1823. * Nicolas-Frédéric-Pierre, 1853, actuelle-

Pierre-Frédéric-Louis, 1823-29. ment régnant.

* Paul-Frédéric-Auguste, 1 829-5 3 .

Jusqu’au octobre 1846, la législation monétaire d’Oldenbourg

admettait Tétalon d’or ayant pour base la pistole ou louisdor à 5 thalers. Le thaler se divisait en 72 grote à 5 schpare ou à 4 pfennigs. En 1846, le grand-duc Paul-Frédéric- Auguste adopta l’étalon d’argent et le pied de 14 thalers. En 1857, on substitua à la division du thaler en grofe celle en 30 groschen à 12 schyvaren.

Les grands-ducs d’Oldenbourg possèdent la principauté de Birkenfeld, située au nord-est du Palatinat. On a frappé pour cette principauté des monnaies divisionnaires du système du thaler, depuis le pfennig de cuivre jusqu’à la pièce de 2 silber groschen et demi. La dernière émission est de 1838. Ces monnaies ne portent pas le nom du souverain, mais son monogramme surmonté d’une couronne ou l’écusson couronné; les légendes se composent des mots : grhzl. oldenb. fürstth. BiRKENFELD, plus OU moins abrégé.

v). — Royaume de Prusse.

Le royaume de Prusse, que la paix de Tilsitt en 1S07 avait réduit au Brandebourg, à la Silésie, à la Poméranie et à la Prusse proprement dite, reçut un accroissement de territoire considérable au congrès de Vienne. Indépendamment de la province de Posen, d’une partie de la Saxe et de la Westphalie, qui lui furent restitués, il obtint une partie de la Thuringe et de la Lusace, et, sur le Rhin et la Moselle, les riches pays de Trêves, de Cologne et de Berg. En 1849, un arrangement de famille lui valut les principautés de Hohenzollern ; à la suite des guerres de 1864 et 1866 contre le Danemark et l'Autriche, il acquit le Schleswig- Holstein, le Hanovre, le duché de Nassau, la Hesse électorale et la ville libre de Francfort.

* Frédéric-Guillaume III, 1797-1840, * Frédéric, empereur, 1888.

* Frédéric-Guillaume IV, 1840-61. * Guillaume II, empereur, 1888, aujour-

* Guillaume I, 1861-empereur, 1871-88. d’hui régnant.

Depuis la réforme opérée en 1751 par Frédéric II sur les conseils du financier hollandais Philippe Graumann, la Prusse se trouvait sous le régime dit du 14 ihalerfuss , d’après lequel un marc d'argent fin était taillé à 14 thalers à 24 groschen à 12 pfennigs ; mais une surproduction d’espèces divisionnaires, qui avait eu lieu d’abord pendant la guerre de Sept Ans, pour reprendre de plus belle pendant les guerres napoléoniennes, avait créé une situation monétaire déplorable. En 1821, le roi Frédéric-Guillaume III résolut d'y porter remède, et par une ordonnance du 30 septembre il restaura, avec quelques modifications secondaires, le système de son grand-oncle. Il prescrivit la frappe du friedrichs-

iA\llemagnk

doî\ taillé comme précédemment à 3 5 au marc à 260 grains d’or fin et courant pour 5 thalers, et du thaler d'argent à 14 au marc fin. Seulement, le thaler fut subdivisé en 30 silbergroschen à i 2 pfennigs. Le pouvoir libératoire de la monnaie divisionnaire fut strictement limité.

En 1838 et en 1857 la Prusse prit part aux unions monétaires allemandes dont nous avons exposé l’économie dans le | I de ce chapitre. Notre figure 38^ reproduit à titre de spécimen la pièce d’or de 20 marks de l’empereur-roi Guillaume II actuellement régnant.

Les ateliers monétaires du rovaume de Prusse sont : Berlin (différent A), Hanovre, de 1866 à 1878 (différent B), Francfortsur le-Mein, de 1866 à 1880 (différent G), Breslau, jusqu’en 1825 (différent B), Dusseldorf, de 1821 à 1848 (différent D). De 1808 à 1810 un atelier fut ouvert à Glatz.

En 1826 et à diverses reprises jusqu’en 1862, les rois de Prusse ont des ausbeutethaler avec l’argent des mines de Mansfeld; ces pièces portent au revers les mots segen des jmansfelder bergbaues. Un thaler commémoratif du couronnement de Guillaume et d’Augusta a été frappé en 1861 ; un autre gedenkthaler de 1871 rappelle la guerre franco-allemande.

\v). — Principautés de Reuss.

Nous avons donné (p. 3 10) un tableau généalogique sommaire de la maison de Reuss. On peut y voir la manière dont se rattachent entre elles les trois branches encore existantes de cette famille souveraine. En ! 849, Henri LXXII de Lobenstein-Ebersdorf renonça à ses droits régaliens en faveur de la ligne de Schleiz.

Ligne aînée (altéré Linie).

Ligne cadette (jüngere Linie).

Henri XVIII, 1800-17.

Henri XIX, 1817-36.

Henri XX, 1836-59.

* Henri XXII, 1859, jourd’hui régnant.

Lohenstein-Ehersdorf. Schlek

Henri LIV cà Lobenstein, 1805-24. Henri XLII, 1784-1818. Henri LI à Ebersdorf, 1779-1822. *Henri LXII, 1818-54. Henri LXXII, 1822-24-49. * Henri LXVII, 1854-66.

* Henri XIV, 1867, aujourd’hui régnant.

Les principautés de Reuss, après avoir usé du pied de convention de 20 florins, adoptèrent celui de 14 thalers. L'usage en fut confirmé par les traités monétaires de 1838 et de 1857.

DEUXiÈxME PARTIE

x). — Royaume de Saxe.

En 1806, Frédéric- Auguste I, électeur de Saxe, obtint de Napoléon I rérection de ses états en royaume.

* Frédéric-Auguste I, 1763-1806-27. *Jean, 1854-1873.

* Antoine, 1827-36. * Albert, 1873, actuellement régnant.

* Frédéric-Auguste II, 1836-1854.

Le pied de 20 gulden fut en usage en Saxe jusqu’en 1840. En cette année, le roi Frédéric-Auguste II, mettant à exécution les engagements qu’il avait pris en 1838 par sa participation à l’Union monétaire, allemande, introduisit dans ses états le pied de 14 thalers. Le thaler fut divisé en 30 neugroschen de 10 pfennigs. L’ordonnance du 20 juillet 1840 prescrivit également la fabrication d’ aiigustdors taillés à raison de 35 augiistdors au marc d’or à 260 grains de métal fin au marc. En 1857, le royaume de Saxe participa à la convention monétaire de Vienne. L’atelier monétaire du royaume est situé à Muldner Hutte, près Dresde.

y). — Duchés et grand-duché de Saxe.

Quatre duchés et un grand-duché dont les territoires s’étendent en Thuringe, et qui appartiennent à des branches de l’ancienne ligne Ernestine de Saxe, ont conservé au xix^ siècle le droit de battre monnaie.

Grand-duché de Saxe-Weimar. — Le duché de Saxe-Weimar fut élevé au rang de grand-duché en 1815.

Charles-Auguste, 1758-1815-28. * Charles-Alexandre, 1853, aujourd’hui ré-

* Charles-Frédéric, 1828-53. gnant.

On comptait, au début de ce siècle, suivant le pied de convention de 20 florins. En 1838 le pied de 14 thalers à 30 silbergroschen à 1 2 pfennigs fut introduit. Le thaler frappé en 1815 porte à l’avers l’écu de Saxe couronné, au revers les mots : dem vaterlande, dans une couronne de lauriers.

Duché de Saxe-Meiningen. — Ce duché, qui s’étend sur les bords de la Werra, dans le sud-ouest de la Thuringe, eut pour souverains :

* Bernard, 1803-66. * Georges, 1866, aujourd’hui régnant.

Le duché de Saxe-Meiningen prit part aux conventions monétaires de

l’ ALLEMAGNE 665

1858 et de 1857 ; il monnayait comme les états allemands du Sud et comptait en florins à 6o kreu^ers à 4 pfennigs.

Duché de Saxe-Altenbourg. — En 1826, Frédéric de Saxe-Hildburghausen hérita de la terre d’Altenbourg, dont le nom désigna désormais sa maison. Il mourut en 1834.

* Joseph, 1834-48. * Ernest, 1853, aujourd’hui régnant.

^Georges, 1848-53.

Le duché de Saxe-Altenbourg adopta successivement le pied de 24 florins et celui de 14 thalers. Il participa aux conventions de 1838 et 1857 comme état de TAllemagne du Nord. Les monnaies de ce duché sont frappées dans batelier monétaire du royaume de Saxe.

Duchés de Saxe-Cobourg-Gotha. — En 1826, après la mort de Frédéric IV, duc de Saxe-Gotha, Ernest I, duc de Saxe-Cobourg-Saalfeld, obtint Gotha. Il prit dès lors le titre de duc de Saxe-Cobourg-Gotha.

Saxe-Gotha. Saxe-Cobourg.

Auguste, 1804-22. * Ernest I, 1806-26-44.

Frédéric IV, 1822-25. * Ernest II, 1844-93.

Le duché de Saxe-Cobourg comptait antérieurement à 1837 en thalers à 90 kreugers et en gulden à 60 kreugers. En 1837, lors de la convention monétaire, il prit rang parmi les états du Sud. Le duché de Saxe-Gotha, où régnait le pied de convention de 20 gulden, fut classé en 1837 parmi les états du Nord comptant sur le pied de 14 thalers. Les monnaies des duchés de Saxe-Cobourg-Gotha sont frappées dans batelier du royaume de Saxe.

z). — Principautés de Schiuarihourg.

Deux branches de la maison de Schwarzbourg possèdent le droit de battre monnaie :

SclrLi'arA>ourg-Rudolstadt.

Schwaiflourg-Sondershauseii.

* Louis-Frédéric II, 1793-1807.

* Frédéric-Gunther, 1807-67.

* Albert, 1867-69.

Georges, 1869-

Gunther-Frédéric-Charles I, 1794-1835.

* Gunther-Frédéric-Charles II, 1835-80.

Charles-Gumher, 1880, actuellement régnant.

La principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt était formée de deux tronçons, la seigneurie supérieure ou Oberherrschaft avec la capitale de Rudolstadt et la seigneurie inférieure ou Unterherrschaft avec Franken-

bEUXiÈME PARTIE

hausen. Le pied monétaire légal y était uniformément le pied de convention de 20 florins, et Ton comptait en thalers à 24 groschen à 12 pfennigs. L'union monétaire de 1838 introduisit le pied de 24 florins dans rOberherrschaft et le pied de 1 4 thalers dans TUnterherrschaft.

Dans la principauté de Schwarzbourg-Sondershausen le pied de 14 thalers remplaça également le pied de convention à la suite du traité de 1858.

aa). — Duchés de Schlesivig-Holstein.

Aux traités de Vienne, en 18 1 5, le roi de Danemark reçut les duchés de Holstein et de Lauenbourg et devint, du chef de ces duchés, membre de la Confédération germanique. En 1 848, à la mort du roi Christian VIII, une guerre de succession éclata entre Frédéric VII et le prince d’Augustenbourg, qui élevait des prétentions sur le duché allemand de Holstein et le duché danois contigu de Schleswig. La guerre dura jusqu’en 1851 ; les Holsteinois se soumirent et la conférence de Londres assura en 1852 les duchés au roi de Danemark.

En 1850 et 1851, on a frappé à Altona des pièces de cuivre, sechslings et dreilings, portant à l’avers l’écu parti des deux duchés, et au revers l’indication de la valeur entourée des mots : schlesw. holstein scheide- MÜNZE. En 1864, les duchés de Schleswig, Holstein et Lauenbourg furent conquis par la Confédération germanique; la Prusse se les annexa en

ab). — Principautés de Waldeck et Pynnont.

La principauté de Waldeck s’étend entre la Westphalie prussienne et l’ancienne Hesse électorale; le comté de Pyrmont, plus au nord, est compris entre la Lippe-Detmold et l’ancien royaume de Hanovre.

L’atelier monétaire se trouvait à Arolsen, dans la principauté de Waldeck; il fut supprimé en 1 842, et depuis lors les monnaies de la principauté furent frappées à Berlin.

* Frédéric, 1763-1812. * Emma d’Anhalt-Bernbourg, régente,

* Georges, 1805-12-13. 1845-52.

* Georges-Frédéric-Henri, 1813-45. * Georges-Victor, 1845-52-67-93 i

Frédéric, 1893, aujourd’hui régnant.

Les monnaies frappées au commencement de ce siècle consistent en thalers de convention, speciesthaler, et divisions. En 1838, on adopta le pied de 14 thalers. Frédéric prend le titre de pr. waldecciae com. pyr. Georges, qui régna à Pyrmont à partir de 180^ et recueillit en 1812 la

L ALLEMAGNE

succession de son frère Frédéric à Waldeck^ s’intitule sur ses premières pièces : prinz. z. waldeck furst z. pyrmont, puis, après 1812, furst zu WALDECK UNO PYRMONT. Sa devise était : concordia patriae nutrix. En 1867, Georges- Victor renonça à ses droits régaliens.

ac). — Royaume de JVestphalie ^ .

Le royaume de Westphalie fut créé, en 1807, conformément aux stipulations de la paix de Tilsitt. Il comprenait une partie de l’ancienne Westphalie et du Hanovre, la Hesse-Cassel, le BrunsAvick et une partie de l’Altmark de Brandebourg. La capitale était Cassel. En 181 3, après la bataille de Leipzig, le royaume de Westphalie disparut.

Le 18 août 1807 un décret de l’empereur Napoléon I donna le royaume de Westphalie à son plus jeune frère Jérôme Bonaparte. L’article 17 de la constitution westphalienne, promulguée le 7 décembre 1807, stipulait que le système monétaire en vigueur en France serait établi dans tout le royaume. Conformément à ce système, on frappa les pièces suivantes, dont les coins furent gravés à Paris par Tiolier, graveur général des monnaies de France: en or, pièces de 40, 20,

I O et 5 francs, en argent, pièces de 5 fr., 2 fr., i fr. et un demifranc; en billon, pièces de 20 et de 10 centimes; en cuivre, pièces de 5, 3, 2 centimes et i centime. Le type des monnaies d’or et d’argent se compose de la tête laurée du roi, tournée à gauche sur l’or, à droite sur l’argent; les pièces de billon et de cuivre portent les initiales H N, combinées sous une couronne et ont la légende circulaire en creux (fig. 386).

Le système français fut mal accueilli et concurremment avec lui on frappa des monnaies conformes aux anciens systèmes en usage dans les pays qui formaient le territoire du royaume. En or, il y eut des pistoles de 10 thalers et des demi-pistoles, du même poids et du même titre que les pièces d’or de Brunswick; en argent, des speciesthaler et des sixième?^ de thaler, suivant le pied de 20 gulden, des gulden ou deux tiers de thaler, suivant le pied de 18 gulden, des sixièmes, douyièmes et vingt-quatrièmes de thaler, des mariengroschen, des pièces de 4 pfennigs,

Fig. 386

I. Wolff, Die Miïn^stàtlen des Kôniyreichs JVestfalen, dans les Blat ter für Münfreunde du ler juillet 1879. — E. Dewainin, Cent ans de numism. française, t. II, p. 41 et suiv.

enfin, en cuivre, des pièces de 2 et de i pfennigs. Les types se composent, soit de la tête laurée ou nue de Jérôme, soit de ses armes ou de son chiffre. En 1811, il y eut des ausbeutethaler avec les mots : seegen des MANSFELDER BERGBAUES, et des gulden rappelant la visite du roi à Clausthal : GLUCK auf ! claustral im august 1811. Jérôme Napoléon prend sur ses pièces le titre de hieronymus napoléon koenig von westphalen ¥Kani{dsischer Les ateliers monétaires du royaume étaient Cassel,

Brunswick et Clausthal.

ae). — Royaume de Wurtemberg.

En 1803, Erédéric 11, duc de Wurtemberg, fut élevé au rang de prince électeur; en 1806 ses états furent transformés en royaume.

*Frédéric, 1806-16. * Charles, 1864-91.

* Guillaume I, 1816-64. * Guillaume II, 1891, aujourd’hui régnant.

Le royaume de Wurtemberg eut les mêmes systèmes monétaires que les autres pays de ^Allemagne du Sud. Avant la convention de 1837, on y monnayait sur le pied de 24 florins, et concurremment, depuis 1809, on frappait des kronenthaler . Le monnayage de l’or n’eut jamais grande importance. En 1810, le roi Frédéric émit des pièces de 10 florins dites friedrichsdor^ puis plus tard, sous Guillaume, des pièces de 10 florms^ de 5 florins et des ducats.

A l’exemple de la Bavière et d’autres états allemands, on a frappé à diverses reprises, en Wurtemberg, des monnaies commémoratives, notamment, en 1846, un double tJialer, à l’occasion du mariage du prince héritier Charles de Wurtemberg avec Olga de Russie, en 1869 un double thaler, rappelant la reconstruction de la cathédrale d’Ulm, enfin, en 1871, un tlialer commémoratif de la guerre franco-allemande. L’atelier monétaire de Wurtemberg est à Stuttgart.

ad). — Graiid-dîtché de Wmflourg .

Ferdinand d’Autriche, ci-devant grand-duc de Toscane, qui avait obtenu en 1803 comme compensation la principauté de Salzbourg (voir p. 328), reçut en 1806, en échange de ce dernier pays donné à la Bavière, le territoire de l’ancien évêché de Wurzbourg, avec le titre de grand-duché. En 1815, Wurzbourg fut attribué à la Bavière et Ferdinand rentra en possesion du grand-duché de Toscane.

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