J. Leitzman, Numismatische Zeitung, 1859, p
2. Les armes de Tecklenbourg sont souvent écartelées de Lingen ; Ta^tir à une ancre d'or.
et Rheda : d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules, le corps passé dans trois anneaux d’or et le bout de la queue orné d’une 7'ose du même. Ils arrivèrent dans la maison de Bentheim par le mariage d’Eberwin III de Bentheim (i 544-1 562) avec Anne, héritière de Tecklenbourg :
Arnould III, 1562-1606. Frédéric-Maurice, 1701-1710.
* Adolphe, 1606-1625. * Maurice-Casimir I, 1710-1768.
* Maurice, 1625-1674. Maurice-Casimir II, 1768-1805.
* Jean-Adolphe, 1674-1701.
En 1618, Adolphe ouvrit à Tecklenbourg un atelier monétaire et frappa des thalers au nom de Fempereur Mathias. Il s’y intitule : cornes teclenburgensis, dominus Rhedae et HoiaeK Le monnayage continua sous ses successeurs, qui en 1700 perdirent Tecklenbourg à la suite d’un long procès soutenu contre les comtes de Solms-Braunfels. Jusqu’en 1659, quelques monnaies de cuivre avaient été frappées spécialement pour le comté de Rheda.
aj). — Comté de Pyrmont -.
Le comté de Pyrmont, à l’est de la Lippe, portait d’argent à la croix ancrée de gueules. En 1625, il fut réuni au comté de Waldeck (voir p. 176). En 1761, Charles-Auguste-Frédéric (1728-1765), prince de Waldeck, fit frapper des monnaies de cuivre de I, II et III pfennigs spécialement destinées à la circulation du comté de Pyrmont; elles portent la croix ancrée sous une couronne entourée de PYRMONT : SCHEIDEMVNTZ et, au revers, l’indication de la valeur et du millésime.
ak). — Comté de Diephol^'i.
Les seigneurs de Diepholz, dont les terres s’étendaient au sud-ouest du comté de Hoya, reçurent de l’empereur Maximilien I le titre de comtes, en 1 524. Leur maison s’éteignit en 1585 et leurs domaines passèrent aux ducs de Brunswick-Celle. Les armes de Diepholz étaient : coupé, au i d’or au lion de gueules, au 2 d’azur à l’aigle d’argent.
Les dernières monnaies de Diepholz appartiennent au règne de Frédéric I ( 1 49 5- 1 5 29) : ce sont des bat^en de 1526 copiés de ceux de Bavière et des holpfennigs .
1. Sur d’autres pièces la titulature est plus étendue; voyez p. 136.
2. J. Weingàrtner, Beschreilmng der Kupfer-Mïinxen Wcstfalens. Paderborn, 1875, y partie, p. 280.
3. H. Grote, Die Miuiyn der Herren von Diephoî^, dans les Mïinytiidien, t. IV, 1865, p. 252 et suiv.
l’empire d’allemagne
al). — Comté de Ritberg ^ .
Le comté de Ritberg, situé entre les pays de Munster, de Paderborn et de Lippe, appartenait à une branche de la maison d’Arnsberg. Les armes comtales étaient: de gueules à l’aigle d’or. Le monnayage de Ritberg commença dans les premières années du xvP siècle; il présente, dit M. Grote, cette particularité qu’un grand nombre des pièces dont il se compose sont des copies de monnaies étrangères qui ne circulaient pas en Westphalie. La pièce la plus ancienne est un schilling de 1 5 1 1 imité des pièces de Deventer :
*Jean I, 1481-1516.
* Otton, 1516-1535.
Jean II, 1535-1563.
* Ermengarde et Walburge, 1 563-1 576.
Ermengarde seule, 1576-1583.
Walburge seule, 1583-1601.
*Jean III d’Ostfrise, 1601-1625.
*Jean IV, 1625-1660.
Frédéric-Guillaume, 1660-1677.
Ferdinand-Maximilien, 1677-1687.
* François-Adolphe, 1687-1690.
*Marie-Ernestine, 1690-1699.
*La même et Maximilien Ulric de Caunitz, 1699-1746.
*Wenceslas-Antoine, 1746-1794.
Les premiers tlialers de Ritberg remontent au règne d’Ermen garde et Walburge. On en connaît également pour Jean III et pour Marie-Ernestine et Maximilien-U Iric, mais les autres comtes de Ritberg ne frappèrent que des monnaies de valeur inférieure. Sous Wenceslas-Antoine, il n’y eut qu’une émission de pfennigs et doubles pfennigs de cuivre. L’atelier des comtes était placé à Ritberg.
am). — Comté de Holiapfel.
Pierre Eppelmann, dit Melander, devint feldmaréchal pendant la guerre de Trente Ans et, en 1641, l’empereur l’éleva à la dignité de comte d’empire sous le nom de Holzapfel. En 1643, il acheta des princes de Nassau-Hadamar la seigneurie impériale immédiate d’Esterau et l’avouerie d’Isselbach, dont l’empereur Ferdinand III fit, lamême année, le comté de Holzapfel. Le territoire de ce nouveau comté, bientôt agrandi de la seigneurie de Schaumbourg, s’étendait sur les deux rives de la Lahn entre Nassau et Dietz. Ses armes étaient: écartelé: au i et au 4 de gueules au lion d’argent brandissant un bâton de commandement, le lion du i contourné ; au 2 et au 3 d’argent au griffon de gueules tenant une boule d’agiir, le griffon du 3 contourné : sur le tout,
I. H. Grote, Die Mïuiien der Grafen von Ritberg, dans les Miïnistudieu , t. IV, 1865, p. 3 1 5 et suiv.
d’a^ur à une by'anche de sinople posée en fasce, fruitée de pommes de gueules et surmontée dhnie couronne d’or. La fille unique de Melander, Élisabeth-Charlotte (1648-1707), épousa Adolphe, second fils de Louis- Henri de Nassau-Diilenbourg (165 3-1676).
On n'a pas d’espèces de Pierre de Holzapfel, bien qu’il ait reçu en 1647 de l’empereur le droit de battre monnaie. De son gendre Adolphe, on possède des gulden d’argent, des doubles albus, àe.s>albus et desArew^er. Les gulden portent son buste et ses armes avec les légendes ADOLF FVRST ZV NASSAW-MONETA NASS HOLZAPEL.
La fille unique d’Adolphe porta le comté dans la maison d’Anhalt- Bernbourg. Il existe un ausbeutegulden de 1774 de Charles-Louis d’Anhalt (1772-1806), frappé a Francfort-sur-Main, avec l’argent des mines de Holzapfel.
an.) — Comté de Mœurs.
Le comté de Moeurs, fief de Clèves. était situé entre le pays de Clèves, la Gueldre et l’archevêché de Cologne; il portait: d’or au chevron de sable. Il appartenait au xvi^ siècle à la maison de Neuenahr. Lorsqu’en 1578, Hermann mourut sans héritiers directs, le duc de Clèves, Guillaume V, voulut réunir Moeurs à ses états, mais en 1579, pour mettre fin aux contestations soulevées, il donna le comté à Walburge de Neuenahr, sœur d’Hermann. Celle-ci céda Moeurs à Maurice de Nassau- Orange, dans la maison duquel cette terre resta jusqu’à la mort de Guillaume III; elle fut alors annexée aux possessions rhénanes de la Prusse.
Les comtes de Moeurs avaient un atelier dans lequel Hermann (1553-1578) frappa des thalers et diverses monnaies divisionnaires. En 1619, ce monnayage fut repris par Maurice de Nassau-Orange.
ao). — Baronie de BatenhourgK
La terre de Baten bourg s’étendait au sud-ouest de Nimègue, sur les confins du Brabant. Ses armes étaient : de gueules au sautoir d’or cantonné de quatre forces du même. Elle appartenait à la maison de Bronckhorst qui portait : de gueules au lion d’argent lampassé et couronné d’or, la queue fourchue et nouée en sautoir. Voici la chronologie des souverains de Batenbourg, depuis le commencement du xvi^ siècle :
*Jacques, 1513-1516. *Gisbert IV, 1516-1525.
I. P. O. van der Chys, De munten der heeren en steden van Gelderland. Haarlem, 1853, in-4, p. 125 et suiv. — W. de Voogt, Bijdragen tôt de numismatiek van Gelderland, II. Arnhem, 1869, in~4- — C. A. Serrure, Onuitgegevene munten der heeren van Balenbnrg, dans le Vaderlandsch Muséum, t. IV, 1861.
l’empire d’allemagne 243
Après la mort de Gisbert IV, Charles d’Egmont, duc de Gueldre, s’empara de Batenbourg. Le 7 mars 1534, Hermann de Bronckhorst, de la branche de Stein, acheta la seigneurie.
*Hermann, 1534-1556. * Hermann-Thierry, 1573-1602.
^Guillaume, 1556-1573. * Maximilien, 1602-1641.
Le monnayage de Batenbourg fut très restreint jusqu’au règne de Guillaume. Celui-ci frappa une quantité énorme d'espèces de toute nature, imitées des monnaies les plus en vogue au xvH siècle. Lorsqu’on passe sa série en revue, on croirait voir défiler les florins d’or du Rhin, des pièces d’or d’Halberstadt, des croisades portugaises, des ducats de Hongrie, des angelots d’Angleterre, des monnaies italiennes, des thalers allemands et néerlandais, des mariengroschen, etc., si les légendes habilement placées, parfois défigurées par d’adroites abréviations, ne nous instruisaient d’une origine batenbourgeoise. Nous
^ ^ Fig- 217
mettons sous les yeux du
lecteur deux des pièces les plus intéressantes: un double ducat d’or (fig. 216) et une audacieuse copie des lire d’argent pontificales (fig. 217); le nom du pape est remplacé autour du buste de l’avers par celui de saint Victor, patron de Batenbourg.
Sous Hermann-Thierry, la fabrication continua aussi active et les types étrangers furent mis à contribution avec autant de désinvolture que sous son prédécesseur: mais les émissions furent peu nombreuses sous Maximilien et elles paraissent s’être arrêtées avec lui.
ap). — Seigneurie de Baar ' .
En 1562, Thierry de Bronckhorst-Batenbourg acheta de Lamoral, comte d’Egmond, la seigneurie de Baar, en Gueldre. M. de Voogt a
I. \V. de Yocgt, Bijdragen, Qtc., II. Arnhem, 1869, in-4, p. 35.
démontré que Thierry s’arrogea le droit de battre monnaie et qu’il frappa, sans doute dans son château de Baar, des thalers portant à l’avers le buste couronné et cuirassé de saint Ludger, au revers un lion debout tenant un écu au lion de Bronckhorst. Les légendes sont :
SANCTVS LVDERVS PATRONVS NOST et DENARIVS NOVVS DOM- IN B ou MONETA NOVA ARGENTEA l-B-BA.
aq). — Comté d'Anholt ' .
La seigneurie d’Anholt sur l’Yssel, entre la Gueldre, le pays deClèves et celui de Munster, portait : de gueules à trois colonnes d’argent. Elle appartenait à la maison de Bronckhorst-Batenbourg :
* Thierry II, 1525-1581. ^Thierry III, 1585-1637.
Jacques II, 1581-1585.
Maximilien II éleva, en 1571, la seigneurie d’Anholt au rang de comté d’empire et lui reconnut le droit de battre monnaie. Thierry II tenta d’établir à Anholt un atelier monétaire, maison ne connaît que les coins d’un thaler de 1 574. Sous Thierry III, l’atelier d’Anholt est mentionné dans un texte de 1618 ; on a de lui des thalers et leurs divisions à ses armes et au nom de Ferdinand II ; ils portent TH-CO-D-BRONC- \iber BARo, ü-^klenburg IN ANH/zo/L et le millésime de 1620. En cuivre, Thierry III frappa de grandes quantités de dûtes copiées de celles des Provinces-Unies. Thierry ne laissa pas d’héritiers mâles, et sa fille, Marie-Anne, épousa en 1644 Léopold-Philippe de Salm (1644- 1663). On a de lui un escalin au lion et des groschen de bas titre à ses armes, portant au revers une croix ornée cantonnée de : MON-ARG- CVS-AEN.
ar). — Comté de s’ Heerenberg ^ .
Le comté de s’Heerenberg, comitatus montensis, était compris entre le Rhin, l’Yssel et le Vieil-Yssel. Il comprenait, outre la capitale, les petites villes de Dieren et de Gendringen. Ses armes étaient: d’argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d’or, à la bordure de sable chargée de on^e besants d’or. La maison de s’Heerenberg possédait également les seigneuries de Bylant, Hédel, Boxmer, Homoet, Stévensweerd et la moitié de celle de Wisch :
1. Th, M. Roest, Die Miïiiien der Herrschaft dans la Tijdschrift van het ncderlandsch genootschap voor miint en penninglmnde, t. III, 1895.
2. C. A. Serrure, Histoire de la souveraineté de s’Heerenberg et description des monnaies des comtes souverains de cette maison. Gand, 1859-1860, in-4.
l’empire d’allemagne
*Guillaume III, 1506-1511.
*Oswald II, 1511-1546.
*Guillaume IV, 1546-1568.
[Occupation espagnole, 1568-1576].
*Guillaume IV rétabli, 1576-1586.
Hermann, 1586-1611.
La fabrication des thalers commence sous Oswald II; Tavers des pièces porte son buste coiffé d’un bonnet légèrement incliné sur l’oreille droite et habillé d’un manteau d’hermine ; au revers, figurent ses armes écartelées de s’Heerenberg, Egmond, Moeurs-Saarwerden et Culembourg; la légende se compose de la devise de la maison de s’Heerenberg: dns PROTECTOR vite MEE a QVO TREPIDÂBO. Les monnaies de Guillaume IV, très nombreuses, sedivisent en deux séries. « Les unes, dit M. G. A. Serrure, qui a consacré à la numismatique de ce pays un remarquable mémoire, furent frappées avant 1 5 68, époque à laquelle le comte de s’Heerenberg fut forcé d’abandonner ses états héréditaires devant les armées du duc d’Albe : les autres furent battues depuis sa restauration en 1576. » Pendant les premières années de son règne, Guillaume eut son atelier à s’Heerenberg ou à Gendringen et à Hedel, puis les circonstances l’obligèrent à établir sa Monnaie à Dieren. De 1581 à 1 583, le comte, ayant été nommé gouverneur de Gueldre, prit ce titre sur ses pièces : GV5 L • GO • D- MON ■ Z • GV ■ DVC ■ GEL • CO ZVT. Les monnaies d’or de Guillaume IV consistent en angelots au type d’Angleterre et en ducats au type de Hongrie. En argent, il y eut des thalers portant le buste du comte à la tête nue, le buste cuirassé et couronné de saint Oswald, patron de s’Heerenberg, l’effigie en pied de saint Pancrace tenant une bannière, enfin le cavalier galopant au-dessus de l’écusson comtal ; de nombreuses monnaies divisionnaires complètent la série qui finit brusquement à la mort de Guillaume IV.
Le second fils d’Oswald II de s’Heerenberg, Frédéric, eut de graves différends avec son frère Guillaume IV au sujet de la succession paternelle. Mêlé à la politique de son temps, il tint constamment le parti des Espagnols, et put, grâce à leur appui, se maintenir dans la seigneurie de Hédel ', où il frappa monnaie de 1 577 à 1580. Son numéraire se compose de florins d’or au saint Martin, de ducats de Hongrie au saint Pancrace debout, de ducats copiés de ceux de Parme et représentant une femme assise dans un char, de thalers portant son buste et ses armes ou reproduisant servilement l’empreinte des leeuwcndaalders néerlandais, enfin de plusieurs espèces divisionnaires. La plupart de ces pièces sont, d’un titre très affaibli. Frédéric mourut sans enfants en 1 592.
as). — Seigneurie de Hédel.
I. La seigneurie de Hédel portait : d’or à trois croissants d’azur.
at). — Seigneurie de Stèvensweerd.
Cette seigneurie était située sur la Meuse, non loin de Ruremonde ; ses armes étaient : d’or à V arbre de sinople. Elle arriva au commencement du xvi^ siècle, par mariage, dans la maison de s’Heerenberg et passa en 1 592 à Henri, troisième fils de Guillaume IV, qui y ouvrit un atelier monétaire. Les émissions se bornèrent à quelques thalers au millésimede 1626, mais sous Hermann- Frédéric (1627-165 1), le monnayage devint très actif. On possède de lui des florins d’or de divers types, dont les moins curieux ne sont pas ceux qui reproduisent les coins des pièces messines à l’image de saint Étienne, patron de Metz, mais aussi de Stévensweert, insiila sancti Stephani ; on connaît en outre des thalers au buste, des demi-thalers et une quantité de billons et de cuivres dont les types sont empruntés à Metz, aux Pays- Bas et à la Westphalie. Les successeurs d’Hermann-Frédéric ne paraissent pas avoir continué ce monnayage dépourvu de scrupules.
au). — Comté de Cîiïe?nhourg K
En Florent I de Pallant hérita la terre de Culembourg, entre Utrecht et Bois-le-Duc, de sa grand’tante, Élisabeth de Culembourg, morte sans laisser d’enfants de son mariage avec Antoine de Lalaing. Il régna jusqu’en 1598 et prit une part active à la révolution des Pays- Bas contre l’Espagne. Son fils Florent II lui succéda (1 598-1659).
Florent I de Pallant ouvrit à Culembourg un atelier monétaire où les États d'Ommelanden firent frapper de 1 589 à 1 591 les monnaies de leur province (voir p. 88). Il y émit également des demi-stuivers et des pièces de cuivre de quatre deniers, de deux deniers et d’un denier ; le type de ces monnaies se compose, à l’avers, de l’écusson du comte ^ entouré de FLORENTIVS COMES D ■ CVLEÎViBOR. et, au revers, d’un cartouche carré sur lequel est écrite en quatre lignes, la fière devise : LIBERTAS VITA CARIOR.
av). — Seigneurie de Viaiien^.
Cette petite seigneurie, située sur les frontières de la Hollande et de la
1. G. van Loon, Histoire métallique des Pays-Bas, t. I, p. 114.
2. Ces armes sont : écartelé, au 1 et au 4 d’or à trois colonnes de gueules, qui est Culembourg, au 2^ et au p d’argent au lion de sable, qui est Leck, sur le tout, fascé d’or et d’argent de six pièces, qui est Pallant.
3. P. ü. van der Chys, De munten der voormalige graafschappen Holland en Zce-
l’empire d’allemagne
Gueldre, portait d’argent à trois colonnes de sable. Au xvi^ siècle, elle appartenait à la maison de Bréderode, dont les armes étaient : d’or au lion de gueules, brisé d’un lambel à trois pendants du même.
Henri II de Bréderode (i 5 56-1 568), célèbre par le rôle qu’il joua lors du soulèvement des Pays-Bas contre l’Espagne, ouvrit à Vianen un atelier monétaire, une de ces haagmunten, comme celles des souverains de Batenbourg et de s’Heerenberg, dans lequel il contrefit les espèces les plus en vogue. On a de lui des imitations de Yangelot d’or d’Angleterre, de Vécu d’or du Dauphiné, du ducat de Hongrie, du florin d’or du Rhin ; ses thalers, également copiés d’espèces étrangères, portent son buste ou celui de saint Henri, enfin, parmi les pièces divisionnaires, nous signalerons ses mariengroschen et ses audacieuses imi-
Fig. 218
tâtions des lire pontificales. La légende principale des monnaies d’Henri de Bréderode est MONE ■ NO ■ HE • D • D • BRE ■ Viominus
y\anae, ou HENRI DNS DE BREDERO • U . DO • VI.
Le seigneur de Brederode mourut sans enfants, et sa nièce Gertrude de Bronckhorst recueillit en 1568 sa succession. Elle nous a laissé un thaler de 1 577, portant à l’avers un homme sauvage tenant un tronc d’arbre arraché et l’écu aux trois colonnes, et au revers, l’écu échancré et couronné aux armes écartelées de Gertrude. La devise de la dame de Vianen était: IN SPE ET SILENTIO FORTITVDO MEA (hg. 218).
aw). — Comté de Megem.
Le comté de Megen, sur la Meuse, au nord du duché de Brabant,
land, etc. Haarlem, 1858, in-4, p. 544 et suiv. — C. A. Serrure, Onuitgegevenc munten der gravenvan Holland en der heeren van Vianen, dans le Vaderlandsch Muséum, t. II, 1859-60, p. 65 et suiv.
I. P. Cuypers, Notice sur les monnaies des comtes de Megen, dans la Revue belge de munisni., 1851.
appartenait au xvi^ siècle à la maison de Brimeu. Ses armes étaient : d’or au chef de gueules. Les Brimeu portaient: d’argent à trois aigles de gueules, becquées et membrées d’aqiir.
Charles de Brimeu s’était fait confirmer par les empereurs Ferdinand et Maximilien II les droits régaliens de ses prédécesseurs, mais l’opposition du duc de Brabant l’arrêta dans ses tentatives monétaires. A sa mort, le comté de Megen passa à sa nièce Marie de Brimeu, qui épousa en 1580, en secondes noces, Charles de Croy, prince de Chimay. En 1 $84, une rupture survint entre les deux époux.
On possède de Charles de Croy des écus ou daalders à son buste et à ses armes, portant au revers la légende: NON VI D! IVSTVM DERE- LICTVM. Après la séparation de Charles et de Marie, celle-ci fit monnayer à son nom seul, dans l’atelier de Gorcum, diverses espèces d’or, copies plus ou moins serviles du souverain de Marie Tudor, du noble Iienricus et du noble à la rose, d’Angleterre. Cette dernière monnaie porte la curieuse légende : AD L£gem EDWAR^z üei Oratia REGA AN- G/ze MARzd: A brimeu p^\ncipissa De CH\maio Qomitissa De MkEg^n.
ax) . — Seigneurie d’Arkel ' .
La seigneurie d’Arkel était située entre la Leck et la Merwede, non loin de Gorcum. Ses armes étaient: d’argent à deux fasces bretessées de gueules. Vers la fin du xvi^ siècle, un seigneur d’Arkel entreprit de faire frapper monnaie, sans doute à Gorcum. On ne connaît ce monnayage que par un noble d’or et par le piéfort d’un souverain d’or copié de ceux d’Angleterre ; la légende de l’avers est: + MON-AVR- DOMINI D AR FORTITVDO NRA DEVS.
ay) . — Comté de Homes 2.
Le comté de Hor^ies, situé sur la rive gauche de la Meuse, au sud de la Gueldre, était un fief de la principauté de Liège. Ses souverains possédaient également les seigneuries voisines de Weert et de Wessem. Les armes de Homes étaient : d’or à trois huchets de gueules virolés d’argent, celles de Weert : d’argent au chevron d’azur. Jean III, comte
1. C. P. Serrure, Double noble à la rose au nom du seigneur d’Arkel, dans la Revue belge de numisni., 1847, P- 255. — J. Schulman, De l’imitation de monnaies étrangères aux Pays-Bas septentrionaux, etc., dans le Congrès international de numismatique de Bruxelles, 1891, p. 581.
2. J. Wolters, Notice historique sur l'ancien comté de Homes et sur les anciennes seigneuries de IVeert, IVessem, etc. Gand, 1850, in-8. — Van der Chys, De munten der leenen van Braband, etc., p. 138 et suiv.
l’empire d’allemagne
de Homes, mourut sans enfants le 1 5 août 1^31. Il laissa la plus grande partie de ses biens à Philippe de Montmorency, que sa femme Anne d’Egmond avait eu d’un premier mariage avec Joseph de Montmorency.
Philippe ouvrit un atelier monétaire à Weert. Il y frappa des florins d’or de bas titre au type de saint Martin, copiés de ceux d’Utrecht et de Liège, des écus ou thalers demi-thalers d’argent reproduisant l’image équestre du même saint, SANCTVS MARTIN. PATRONVS WIERTENS, et les écus accolés et heaumés de Montmorency ‘ et de Homes, des pièces d’argent appelées sprengers, cofèQsdts doubles escalins dt Liège, enfin quelques pièces de cuivre. Philippe de Montmorency fut décapité à Bruxelles le 4 juin 1 568 par ordre du duc d’Albe. Après sa mort, le monnayage de Weert ne fut pas poursuivi par sa veuve et héritière Walburge de Neuenahr.
az). — Seigneurie de Heid et Blyt 2.
Cette seigneurie était située sur les limites du Limbourg et du territoire d’Aix-la-Chapelle. Son chef-lieu, le village de Richterich, avait saint Martin pour patron. En 1554, la terre de Heid et Blyt passa, à la suite d’un mariage, à Guillaume I de Bongard. Celui-ci frappa des thalers au type de saint Martin, à cheval ou à pied. Les premiers, qui reproduisent les coins des pièces de Philippe de Montmorency, comte de Homes, portent les légendes SÀNCTVS-M ARTINVS PATRONVS !N HEYD ET B — PARTEM QVART^m RQsae HObilis AVreae CVDEBAT Oominus (in) ET Quelques pièces de billon portent le buste
de Guillaume: GVILH A BVNG DO HEYD — MO NO LIB BAro;zA \n BLYT.
ba). — ■ Comté de Gronsveld A.
La seigneurie de Gronsveld, sur la rive droite de la Meuse, à une lieue en amont de Maestricht, portait: d’or à trois tourteaux de gueules. Elle fut élevée au rang de comté par Rodolphe II. Voici la liste des
1. Montmorency porte : d’or à la croix de gueules cantonnée de sei^e alérions d’azur.
2. Van der Chys, De munten der leenen van Brahand, etc., p. 181 et suiv.
3. Les armes de Bongard sont : de gueules au chevron d’argent. Guillaume y joint, soit celles de sa mère, Élisabeth d’Argenteau : d’agur a la croix d’or chargée de cinq coquilles de gueules et cantonnée de vingt croisettes d’or, soit celles d’Eynatten : d’argent à la hande accompagnée de six merlettes de sahle.
4. J. Wolters, Recherches sur Vancien comté de Gronsveld. Gand, 1854, in-8. — Van der Chys, De munten der leenen van Brahand, etc., p. 96 et suiv. — J. de Chestret, Noies sur l’histoire et la numismatique du pays de Gronsveld , dans la Revue belge de numism., 1874, p. 256 et suiv.
seigneurs et comtes de Gronsveld du xvi^ au xviii^ siècle; tous appartiennent à la maison de Bronckhorst :
Thierry II, ... 1496-1508.
*Jean I, 1508-1559 ou 1560.
^Guillaume, 1559 ou 1560-1563.
Josse, 1563-1588.
*Jean II, 1588-1617.
*Juste-Maximilien, 1617-1662.
Otton-Guillaunie, 1662-1680?
*Jean-François, i68o?-i7i9.
Jean I reprit le monnayage de Gronsveld après une interruption de près d'un siècle. 11 émit de nombreuses espèces, dont quelques-unes ne nous sont connues que par les dessins d'anciens tarifs. Ses monnaies sont toutes d'audacieuses contrefaçons de pièces étrangères : florins d’or du Rhin au Christ florins d’or au saint Martin conformes à ceux d'Utrecht et de Liège, pistolets au type toscan de Cosme de Médicis, tlialers et demi-thalers de divers types, etc. Sous les successeurs de Jean I, les émissions de Gronsveld consistèrent principalement en monnaies de cuivre reproduisant les coins des liards de Liège et de Stavelot ou ceux des dute's des Provinces-Unies.
bb). — Comté de Rechhmn ^ .
La seigneurie de Reckheim, dont dépendait la libre baronnie de Boorsheim, était située à deux lieues au-dessous de Maestricht, sur la rive gauche de la Meuse. Elle fut élevée au rang de comté le 3 1 mars 1623, par Ferdinand IL Ses armes étaient: d’or an lion de gueules. Voici la chronologie des souverains de Reckheim, telle que la donne M. de Chestret:
Érard et Jean de Pyrmont, 1504-1512...
Robert I de la Mark, ...-1541.
Robert II de la Mark, 1 541-1 544.
Jean de Hennin, 1545-1556 ?
^Guillaume de Vlodorp. i 5 56?-i564 ou
Jean Quadt de Wyckradt, 1565 ?-.... ,
Guillaume, ....-1590.
*Hermann de Lynden, 1590-1603.
*Ernest de Lynden, 1603-1636.
* Ferdinand de Lynden, 1636-1665.
*François-Gobert, 1665-1703.
*Ferdinand-Gobert, 1763-1708.
Joseph-Gobert, 1708-1720.
Le monnayage moderne de Reckheim commence sous Guillaume de Vlodorp par l’émission de pièces anonymes portant ses armoiries : florins d’or du Rhin au type de saint Pierre, florins d'or de Hongrie, thalers et demi-thalers au saint Pierre et à l'aigle d'empire. Hermann de Lynden donne quelques monnaies signées; mais ce fut surtout sous ses successeurs Ernest et Ferdinand que la fabrication moné-
I. J. Wolters, Notice historique sur V ancien comté impérial de Reckheim, Gand, 1846, in-8. — Van dcr Cliys, De munteii dcr leenenvan Brahand, etc., p. 271 et suiv. — J. de Chestret, Notes sur Hjistoire et la numismatique du pays de Reckheim, dans la Revue belge de numism., 1872, p. 480 et suiv. — B. de Jonghe, Monnaies inédites de Reckheim, dans le même recueil, 1893, p. 482 et 1894, p. 21 1 et suiv.
l’empire d’allemagne
taire prit une grande extension. Ce dernier émit d'énormes quantités de pièces de cuivre, liards et doubles liards, copiées de celles des Pays-Bas espagnols, de Pévêché de Liège, des Provinces-Unies. Sur quelques doubles liards, Ferdinand associe à son nom celui de sa femme Elisabeth de Furstemberg. Les noms de François-Gobert et de Ferdinand-Gobertse rencontrent réunis sur des gulden d'argent, dont l'un porte le millésime de 1687.
bc) . — Seigneurie de Schônau^.
La seigneurie de Schônau, située à une lieue au nord d'Aix-la-Ghapelle, appartenait, au xvi^ et au xviF siècle, à la famille de Milendonck. En 1523, Schônau passa à Thierry de Milendonck, qui fit reconnaître sa terre comme fief immédiat de l'empire et fit frapper en 1 542 un thaler à son buste et à ses armes, écartelées de Milendonck et de Drachenfels, du chef de sa femme Agnès de Drachenfels. Les légendes sont: THEOD ■ D • IN ■ MILENDONCK ■ Z ■ SCHONAWE et MONE • NO - DOM ■ SCHONAWENSIS, suivi du millésime.
Au xviii^ siècle, la terre de Schônau était arrivée, sans doute par héritage, dans la famille de Blanche. En 1 75 5, Jean-Godefroid de Blanche, renouvelant les prétentions de ses prédécesseurs au droit de battre monnaie, fit frapper des pièces de cuivre à ses armes, de la valeur de IIII heller, comme celles que la ville d'x\ix-la-Chapelle forgeait alors et qu'on nommait buschen. Les monnaies de Schônau furent décriées en 1756 par les magistrats d'Aix-la-Chapelle.
bd) . — Comté de FagnoUes
La seigneurie de Fagnolles, près de Mariembourg (Belgique) appartenait aux princes de Ligne. Elle fut érigée, en 1790, en comté souverain, en faveur du feldmaréchal Charles de Ligne. Celui-ci fit frapper à Günzbourg quelques ducats d'or portant son buste entouré de la légende :
CAROLVS- P-S-l-R- A LINEA C ■ FAGNOLENSIS. et les armes de sa maison: d'or à la bande de gueules.
be) . — Seigneurie de Girnborn.
La terre de Girnborn, située entre le duché de Berg et le comté de la
1. J. de Chestret, Lettre à M. Chaton, dans la Rev. belge de nuniisni. de 1869. — R. Chalon, Le baron de Blanche et sa monnaie de Schônau, dans le môme recueil, 1855, p. 442 et suiv.
2. R. Chalon, Recherches sur les monnaies des comtes de Hainaut. Bruxelles, 1848, in-4, p. 155.
Mark, appartenait, depuis 16 50, aux comtes de Schwarzemberg. Ceux-ci, dont nous parlerons plus loin comme membres du cercle de Franconie, ouvrirent à Gimborn un atelier monétaire. En 1782, Jean de Schwarzemberg vendit les seigneuries de Gimborn et de Neustadt à Louis, comte de Wallmoden, qui fut élevé Tannée suivante au rang de comte d’empire. Il fit frapper plusieurs monnaies en 1802, notamment des ducats d’or à son chiffre (les lettres LW cursives, liées) et gulden de convention à ses armes, qui sont: écartelé aux et 4^ d’or à trois bouquetins rampants de sable onglés d’or, les cornes tortillées d’or et de sable, qui est Wallmoden; au 2^ d’or au chef d’ a^ur chargé de trois fermaux en losange d’or, qui est Gimborn; au 3^ d’argent à deux fasces, la première échiquetée d’argent et de gueules, la seconde bretessée et contre-bretessée de sable, qui est Neustadt; sur le tout : coupé d’azur à une couronne d’or, et d’azur à deux chapeaux de juifs, partis d’argent et d’azur, liés de gueules. Les monnaies portent MONETA GMVIBOR- N ENSIS. Louis de Wallmoden mourut en 1 8 1 1 .
bf). — Ville inipériah d’ Aix-la-Chapelle.
Aix-la-Chapelle, en latin Aquisgranum ou Civitas aquensis, en allemand Aachen. fut jusqu’à Ferdinand I la ville d’Allemagne où se faisait le couronnement de l’empereur. Ses armoiries sont : d’argent à V aigle de sable, lampassée, armée et couronnée d’or.
Le type des thalers d’Aix se compose généralement de Timage de Charlemagne assis ou des armes de la ville. La légende est : MO • REGIÆ SEDIS VRBiS ÂQVISGRANl, avec la mention impériale. Sur quelques pièces de Ferdinand III, on trouve le commencement des hymnes qui se chantent à Aix à la messe de la fête de saint Charlemagne : urbs aquensis, urbs regalis, regni sedes principalis, prima regum curia. Le monnayage d’Aix-la-Chapelle cessa en 1795; série comprend des monnaies d’or, d’argent et de cuivre.
bg). — Ville impériale de Cologne K
Cologne, en latin Colonia agrippina, en allemand Coeln ou Koeln, a pour armes : coupé, au 1 de gueules aux trois couronnes des rois mages d’or, au 2 d’argent aux onge flammes de gueules, allusion à la légende des onze mille vierges.
Les premiers^ thalers et doubles thalers de Cologne appartiennent
I. Wallraf, Beschreibung dcr côlnischen Müngsammluug des Domhern von Merle. Cologne, 1792, in-8.
l’empire d’allemagne
encore à la série des incunables et sont empreints des types suivants : lASPAR • MELCHIOR ET BALTASAR. Les trois rois debout, à côté de la ville; à bexergue, O ■ FELi^ CQlon\a. Revers : SANGVI’E Hl ROSEO REGNA VICERE SVPE’NA. Navire armorié d’Angleterre et de Bretagne, dans lequel sainte Ursule, son père Déonot, roi de Cornouailles, et le pape Cyriaque se tiennent debout, entourés de quelques-unes des onze mille vierges.
Plus tard, dans le cours du xvi^ siècle, les pièces sont frappées suivant les lois de l’empire; les armes de Cologne et l’aigle se partagent les deux faces. Au xviii^^ siècle, le buste de l’empereur remplace parfois l’aigle, par exemple sur le thaler au nom de Charles VII frappé en 1742, dernière émission signalée par MM. Erbstein. Le monnayage de l’or, des menues espèces d’argent et des pièces de cuivre fut continué jusqu’en U93-
bh). — Ville impériale de Dortmund G
La ville de Dortmund, Tremom'a, portait : d’argent à l’aigle de sable. Elle obtint sa monnaie propre sous Maximilien I. Ses premiers thalers datés sont au nom de Charles-Quint et au millésime de 1 541 ; leur type se compose du buste de l’empereur et de Laigle. Les groschen portent l’effigie de saint Renaud, patron de la ville: S. REINOLDVS MARTIR. Sous le règne de Ferdinand II, Dortmund frappa ses premières pièces florins et ducats. En 1686, son atelier fut reconnu kreismünpstàtte par le cercle de Westphalie. Le monnayage prit fin en 1760.
bi). — Ville impériale de Nimègiie 2,
Avant 1543, la ville de Nimègue taillait ses espèces conformément à celles du duché de Gueldre, dans lequel elle se trouvait enclavée. Les pièces de cette période portent fréquemment l’image du patron de Nimègue, saint Etienne. Après 154U sous les empereurs Charles-Quint et Ferdinand, les espèces, doubles ducats, daalders et demi daalders, furent frappées conformément aux lois de l’empire. La ville continua de la sorte, jusqu’à ce qu’elle fût troublée, en mars 1563, par la chambre de Spire, dans l’exercice de son droit, qui lui fut contesté. Les monnaies de Nimègue ayant été déclarées pour billon, en Allemagne, la ville se
1. Ad. Meyer, Die Mün^en der Stadt Dortmund, dans la Niimismatische Zeitschrift de Vienne, 1883, p. 238 et suiv.
2. P. -O. van der Chys, De munten der voormalige heeren en steden van Gelderland. Haarlem, 1853, ii^"4- — W.-J. de Voogt, Bijdragen tôt de numismatiek van Gelderland. Arnhem, 1867, in-8.
mit à frapper conformément au système de Philippe II, roi d’Espagne et souverain des Pays-Bas. Les pièces de cette époque mentionnent souvent cette particularité; c’est ainsi qu’on lit sur le daalder reproduit par notre figure 219, la légende: NA- PHLS ■ PENINGS ■ GEHALT- DAL- V ■ XXX • ST VVER, daalder de 3o stuivers frappé selon la loi des monnaies de Philippe. En octobre 1567, Nimègue parvint à faire reconnaître ses droits monétaires par le de Mün^probationstag Cologne et fut admise au nombre des membres monnayants du cercle de Westphalie.
Vers le milieu du xvii^ siècle, les villes de Nimègue et de Zutphen s’engagèrent envers les Provinces-Unies à cesser leur monnayage, moyennant une indemnité annuelle de 2000 florins. En 1685, croyant trouver leur compte à faire frapper des pièces d’empire, elles renoncèrent au dédommagement qu’on leur avait accordé et recommencèrent leur fabrication. Le monnayage de Nimègue cesse définitivement en 1704.
bj). — Villes impériales de Deventer, Campen et Zwolle K
Le droit de frapper des monnaies d’or fut accordé à la ville de Deventer par l’empereur Frédéric III en i486. Une concession analogue fut faite à Zwolle le 4 octobre 1488, et, sans doute vers cette même époque, à Campen. La même année, les trois villes de l’Overyssel, auxquelles vint se joindre celle de Groningue, convinrent de monnayer suivant un meme système. Au xvi^ siècle, Groningue était détachée de l’alliance, qui devint plus étroite entre Deventer, Gampen et Zwolle; à partir de 1^38, ces villes émirent des espèces portant leurs noms réunis. La formule habituelle des légendes est : moneta nova trium civitatum
I. P. -O, van dcr Cliys, De Munien der voonnalige heeren en sied en van Overijssel. Ilaarlcm, 1854, in-4. — L.-W. Bcsicr, De Munlmecsters en hiin nmnlslag in de provinciale en sledelijlce Miinlhiiiigm van de Repnbliek der Vereenigde Nederlanden. Utrecht, 1890, in-8.
l’empire d’allemagne
imperialium Daventrensis, Campensis et Zipollensis. Nous reproduisons, comme spécimen de ce monnayage, le daalder frappé en 1 5 ^ 8 à Campen ; l’avers porte l’image de saint Nicolas, patron de la ville (fig. 220); sur les pièces de Deventer et de Zwolle, ce saint est remplacé soit par saint Lebuin, soit par saint Michel.
L’union des trois villes d’Overyssel ne paraît pas s’être prolongée au delà de 1586. Après un chômage de quelques années, chacune recommença à monnayer pour son compte. Les émissions de Campen furent
les plus importantes et consistèrent souvent, dans les dernières années du xvL siècle, en imitations de monnaies étrangères telles que le ducat et le double ducat de Ferdinand et Isabelle, le souverain d’or d’Elisabeth d’Angleterre, le noble à la rose, le noble de Gand, etc.
Les dernières émissions eurent lieu, à Campen en 169$, à Zwolle en 1698, à Deventer en 1708.
bk), — Ville impériale de Groningue^.
La ville impériale de Groningue frappa ses premiers daalders cl demidaalders en 1^61. Ils portent l’image en pied de saint Jean-Baptiste et, au revers, l’aigle à deux têtes. Le monnayage municipal dura jusqu’en 1692.
bl). — Ville d’Emden.
La ville d’Emden commença son monnayage particulier au xv^ siècle, en dépit des réclamations des comtes d’Ostfrise. Ses dernières émissions eurent lieu, suivant Leitzmann, en 1728. Les monnaies portent fréquemment les armes de la ville : une harpie couronnée de face issant d’un mur maçonné, crénelé, chargé d’un G, et dont le pied est baigné par les eaux de l’Ems.
I. P. -O. van der Chys, De Miinten van Friesland, Groningen en Drenthe. Haarlem
bm). — Ville de Neuss.
La ville de Neuss, dans Tarchevêché de Cologne, possédait le droit de frapper monnaie à son compte. Son plus ancien thaler est de 1 539. Le type de ses pièces se compose fréquemment de l’image en pied de saint Quirin, son patron, tenant une bannière : S. QVIRINVS- PATRONVS NOST, accosté des armes de Cologne et de Neuss : onze besants rangés en orle. Le nom de la ville est indiqué parfois par la curieuse formule : NVSSIA- SANcto-ECCLe^/ue- F! DELIS • FILIA.
Nous avons parlé (p. 146), des monnaies obsidionales frappées en 1 586 à Neuss par le commandant de la place, Frédéric-Henri Cloeth.
§ V. — Cercle de Basse-Saxe.
Le cercle de Basse-Saxe était borné au nord par la Baltique et le duché danois de Schleswig, à l’ouest, par la mer du Nord et le cercle de Westphalie, au sud, par les cercles de Haut-Rhin, de Bas-Rhin et par celui de Haute-Saxe, auquel il touchait également à l’est. Ses directeurs étaient les ducs de Magdebourget de Brême, et l’aîné des ducs régnants de la maison de Brunswick. Les diètes se réunissaient à Brunswick ou à Lunebourg; la dernière se tint en 1682.
a). — Archevêché de Magdeboiirg.
L’archevêché de Magdebourg touchait au nord au margraviat de Brandebourg, à l’ouest aux possessions de la maison de Brunswick-Wolfenbuttel et de l’évêché de Halberstadt, au sud à la principauté d’Anhalt, à l’est au Brandebourg, à la Saxe, à la principauté d’Anhalt et au comté de Barby. Les archevêques, qui s’intitulaient parfois primats de Germanie, résidaient à Halle. Les armes de l’archevêché étaient: coupé de gueules et d’ argent', le patron est saint Maurice.
Ernest de Saxe, 1476-1513. *Joachim-Frédéric de Brandebourg, 1566-
* Albert IV de Brandebourg, 1513-1545. 1598-
Jean-Albert de Brandebourg, 1 545-1 551. * Chrétien-Guillaume de Brandebourg, Frédéric IV de Brandebourg, 1551-1552. 1598-1631.
*Sigismond de Brandebourg, 1552-1566. *Augustede Saxe, 1631-1680.
Le monnayage reprit sous Albert IV, cardinalis archiepiscopus Magdeburgensis, qui frappa les premiers thalers, d’abord sans date, puis datés à partir de 1 523. En 1 537 Albert frappa les premiers ducats d’or.
La devise habituelle d’Albert IV est: DOMINVS MICHI ADIVTOR QVEM TIMEBO.
La série monétaire, de nouveau interrompue après Albert IV, reprend sous Sigismond et ses successeurs. Joachim-Frédéric ne porta que le titre &’ administrator Magdebiirgensis. Pendant la minorité de Chrétien-Guillaume le chapitre exerça la souveraineté et les monnaies portèrent la légende MONE^^^ ARCHIEPISCOPATVS MAGDEBVRG, ainsi que le nom de saint Maurice; lorsque l’archevêque eut pris luimême le pouvoir, le numéraire reçut son nom et sa devise PRO LEGE ET GREGE.
Auguste de Saxe, coadjuteur de Chrétien-Guillaume, fut élu par le chapitre, mais il ne put prendre possession du siège archiépiscopal qu’en 1638. Jusqu’à cette époque le monnayage se fit de nouveau au nom du chapitre; après 1638, le nom d’Auguste prit place sur les espèces, suivi du titre de postulatiis archiepiscopus magdeb ur gémis . La devise de ce prince était : SILENDO ET SPERANDO.
A la paix de Westphalie, il avait été décidé que l’archevêché de Magdebourg passerait comme duché séculier à la maison de Brandebourg après la mort d’Auguste de Saxe. Cet événement s’accomplit en 1680.
b). — Archevêché de Brême K
Les domaines temporels des archevêques de Brême s’étendaient entre l’Elbe et le Weser; leur-résidence était Bremervôrde. Saint Pierre était le patron du diocèse. Les armoiries étaient : de gueules aux deux clefs d’argent posées en sautoir. Les archevêques suivants se succédèrent aux xvi^ et xvii^ siècles :
*Jean III Rode von Wale, 1497-1511. * Jean-Adolphe de Holstein-Gottorf, 1585-
* Christophe de Brunswick-Lunebourg, 1596.
1511-1558. * Jean-Frédéric de Holstein-Gottorf, 1596-
* Georges de Brunswick-Lunebourg, 1558- 1634.
1566. * Frédéric II de Danemark, 1634-1648.
* Henri III de Saxe-Lauenbourg, 1 567-1585.
Le plus ancien guldengroschen ou thaler des archevêques de Brême est de 1 5 1 1 . Il porte à l’avers, dans un encadrement multilobé, l’image
I. J.-Ph. Cassel, Vollstandiges Bremisches Münicahinet. Brême, 1772, 2 vol. in-8. — H. Jungk, Die bremischen Mün^en, Brême, 1875, ,gr. in-8. — W. Bahrfeldt, Beitrâge '{um Mün:(wesen der Er^hischofe von Bremen. Die Mün:(stàtte Bremervôrde, dons Archiv des Vereins ^ii Stade, t, XI, 1886, p. 203 et suiv. — Le même, Buxtehiide, eine Mïinistàtte des Er7}>ischofs Heinrich III von Bremen, dans le Numism.-sphragist. Air^eiger, t. XVII, t886, p. 71.
à mi-corps de saint Pierre, surmontant Pécu de Parchevêque Jean III, aux armes de sa famille; la légende est en caractères gothiques : IO ■ D’I GR ■ ARCHIEPI ■ UOneta STAT^^ ^]oreni Rhe-
nensis. Le revers porte Pimage de saint Wilhad, premier évêque de Brême, assis de face sur un trône ; il porte la mitre, tient la crosse et le modèle d’une église; à ses pieds figurent les armes de la ville de Brême. La légende est: S. WILHAD’ PriUus ppiscopus BREM EN- SIS • 1511. Indépendamment des giildengroschen, Parchevêque Jean III frappa des verdings valant le quart de la pièce précédente; leur type se compose de Pécu écartelé de Rode et de Brême et, au revers, de Pimage de la Vierge debout sur un croissant, dans un nimbe elliptique orné de rayons. La série monétaire comprend en outre des monnaies rentrant dans le système médiéval, le florin d’or, le quadruple groten, le groten et le schwaren; Pimage de saint Pierre en forme le type principal. Deux ateliers, Brême et Bremervôrde, MONETA NOVA VORDENSIS, sont mentionnés sur les espèces.
Christophe prit d’abord le titre à’administrator, puis celui d’archiepiscopus. Ses premiers thalers reproduisent, avec de légères variantes, l’empreinte inaugurée sous Jean III, puis, en 1522, Pimage rayonnante de la Vierge avec la légende HOC ■ MARE ■ VITE ■ TVLIT, où Pécu heaumé et lambrequiné avec la devise ELIGE CVI DICAS, remplacent successivement, au revers, l’effigie de saint Wilhad. Le monnayage de Christophe paraît s’être arrêté après 1 5 24, dernier millésime que nous relevons sur ses monnaies divisionnaires.
Georges reprit les émissions de 1560 à 1564. Ses thalers, dont il n’existe pas moins de quatre coins sensiblement variés, portent son buste, tantôt de face, tantôt de profil, à droite ou à gauche, et ses armes.
florins d’or et quelques pièces d’argent présentent sa devise: LAVS- IMMORTALf-SEMPER- DEO.
Les monnaies de Henri III, aux millésimes de 1585 et 1584, portent toutes, à l’exception du ducat d’or, le contreseing de l’empereur Rodolphe IL Les thalers ont le buste de Parchevêque. L’atelier d’émission est Buxtehude.
Jean-Adolphe eut un monnayage très restreint, mais on connaît de lui une demi-portugaise d’or, frappée; comme le dit la légende, selon la taille et le titre des pièces portugaises: NACH-PORTVGALISCHEN- SCHROT-V^i^-KORN.
Sous Jean Frédéric les espèces sont beaucoup plus nombreuses: portugaises d’or, florins d’or au saint Pierre, thalers au buste parfois sur Han de poids double, de 32 gro^e;z, pièces de â^gy'oschen, pièces de
4 et de 2 schillings copiées des kopecks de Russie au type du cavalier.
l’empire d’allemagne
doubles schillings ou seizièmes de thalers selon le pied de l’empire, doubles groten et groschen. La devise de Jean Frédéric ne paraît que sur les florins d’or : VIVIT POST FVNERA VIRTVS.
Toutes les monnaies de Frédéric II sont datées de 1641 à 1643: elles ne comprennent que des thalers au buste et des subdivisions. La guerre qui éclata en 1644 entre le Danemarck et la Suède eut pour résultat immédiat l’occupation du temporel de l’église de Brême par les Suédois et l’expulsion de l’archevêque Frédéric IL L’occupation dura jusqu’à la paix de Westphalie.
c). — Duché de Brême K
En 1648, la paix de Westphalie mit fin à l’existence de l’archevêché de Brême et de l’évêché de Verden comme états particuliers. Ils furent sécularisés et adjugés à la couronne de Suède, qui dut les tenir en fief de l’Empire germanique, avec le titre de duchés. La ville de Stade devint le siège de l’administration de ces pays, et ce fut dans ses murs que la reine Christine de Suède installa l’atelier monétaire destiné à pourvoir aux besoins de la circulation dans les deux duchés.
M. Bahrfeldt, qui a étudié avec le plus grand soin la numismatique de Brême pendant la période suédoise, dresse pour chaque règne la liste exacte des pièces frappées. Les types se composent du buste royal, des armes royales, du monogramme couronné, de la couronne, des armes parties de Brême-Verden dans une couronne formée de deux palmes, enfin d’une légende en plusieurs lignes dans le champ. Le revers porte en légende et en abrégé, soit moneta nova aurea (bu argentea) ducatus bremensis et verdensis, soit les deux titres ducaux faisant suite à la titulature royale écrite à l’avers. L’activité de l’atelier de Stade s’étendit aux règnes suivants :
*Christine, 1648-1654. Occupation impériale, 1675-1680.
* Charles X Gustave, 1654-1660. * Charles X rétabli, 1680-1697.
*CharlesXI, 1660-1675. * Charles XII, 1697-1718.
Le monnayage des duchés de Brême et Verden s’arrêta en 1698, et l’atelier de Stade fut définitivement fermé. En 1712, le Danemark s’empara des deux duchés; il les vendit en 1715 à Georges I, électeur de Brunswick-Hanovre, auquel la Suède les abandonna définitivement en
I. M. Bahrfeldt, Die Mün^en und das Müw^i.vesen der Hei^ogthïnuer Brcmen iind Verden unler schwedischer Herrschaft, 1648-1'/ ip. Hanovre, 1892, in-8.
d). — Duchés de Brunswick- Lunebourg K
Les possessions de la maison de Brunswick-Lunebourg s’étendaient principalement dans le cercle de Basse-Saxe au Sud de l’Elbe. Les armes de Brunswick sont : de gueules à deux léopards d’or, l’un sur Vautré, et celles de Lunebourg : d’or semé de cœurs de gueules, au lion d’agur brochant sur les cœurs. Les ducs portaient en outre, comme ducs de la Saxe inférieure : de gueules au cheval courant d’argent, indépendamment de plusieurs quartiers représentant leurs titres et possessions secondaires.
La maison de Brunswick-Lunebourg se divisa en un grand nombre de branches, dont plusieurs monnayèrent. Le tableau suivant montre comment les diverses branches se rattachent les unes aux autres :
Brunswick.
Brunswick-Grubenhagen.
Ligne moyenne de Lunebourg.
Brunswick.
Ligne moyenne de Brunswick.
Harbourg. Celle.
Wolfenbuttel, éteint en 1634.
Daunenberg.
Cette ligne hérita en 1634 des possessions de celle de Wolfenbuttel et devint la nouvelle ligne de Brunswick, encore existante.
Celle.
Cette ligne devint la nouvelle ligne de Lunebourg.
Celle. Calenberg.
Ligne éteinte Ligne éteinte
en 1705. avec Georges V, roi de Hanovre.
Calenberg, éteint en 1584.
La numismatique de la maison de Brunswick-Lunebourg est extrê-
I. M. Bahrfeldt, Beitrdge gur Miïnigeschichte der liïnelmrgischen Lande ini ersten Drittel des XVII Jahrhiinderts. Vienne, 1893, in-8. — G. -S. -A. von Praun, Vollstândiges Braunschiueig-Uïnehiirgisches Miing-uml Medailkn-Kahinet. Helmstadt, 1747, in-40. — W. Bode, Das altéré Milngiuesen der Staaten and Stadte Niedersachsens. Brunswick, 1847, in-8.
l’empire d’allemagne
mement abondante, tant par le nombre des souverains monnayeurs que par la variété et l’originalité des types. Les riches mines du Harz donnèrent aux ducs l’occasion de frapper de nombreux ausbeutethaler : voici l’indication des exploitations minières ainsi mentionnées: Saint-Jakobszecke, 162 $-1685 ; Saint-Andréas, 1666-1719; Ernst-August, 1684-1741; Herzberg, 1684-1685; Sophie, 1684-1760; Anna-Eleonora, 1687-1693; Margaretha, 1687-1690; Kranich, 1691-1758; Salzthal, 1701-1705 ; Caroline, 1713; Wildemann, 1729; Cronenburg, 1745-1752; Dorothea, 1713- 1720; Güte des Herren, 1743-1752; Weisse Schwan, 1744-1756; Lautenthal, 1745-1763; Regenbogen, 1746-1752; Herzog August-Eriedrich Bleyfeld, 1750-1752; Kônig Cari, 1752 ; Segen Cottes, 1761-1765.
Nous réunissons ci-après quelques détails relatifs au monnayage des diverses lignes de la maison de Brunswick-Lunebourg :
Ligne de Brunswick-Grubenhagen. — Les possessions de la ligne de Brunswick-Grubenhagen s’étendaient, dans la partie méridionale du cercle de Basse-Saxe, au Sud de la principauté de Wolfenbuttel, sur le versant septentrional du Harz. Elles comprenaient par conséquent une importante région minière. Voici quels furent, à l’époque dont nous avons à parler, les représentants de cette famille :
Philippe I, 1486-1551.
* Ernest IV .*Jean * Wolfgang * Philippe II
Ces princes monnayèrent toujours en commun. On trouve donc les noms des quatre frères réunis sur les espèces jusqu’en 1557, date de la mort de Jean. De 1 557 à 1 567, Ernest, Wolfgang et Philippe II continuent leur association, qui, de 1 567 à 1 595, se trouve réduite aux deux derniers. Enfin en 1595 et 1596, Philippe II, seul survivant, signe seul le numéraire; il y inscrit la légende GOT’GIBT ■ GOT -N IM BT, Dieu donne, Dieu reprend, allusion à la mort successive de ses frères.
Ligne moyenne de Brunswick. — Cette ligne, formée au xiv<^ siècle, se divisa à la fin du xv*^ entre les deux fils de Guillaume II, qui formèrent les rameaux de Brunswick-Wolfenbüttel et de Brunswick-Calenberg. Ses domaines s’étendaient au Sud du duché de Lunebourg. La principauté de Calenberg comprenait trois tronçons ayant respectivement pour capitales Hanovre, Hameln et Goettingue. La principauté de Wolfenbuttel se trouvait répartie en quatre districts, avec les villes de Brunswick, Wolfenbuttel, Scheningen, Gandersheim, etc.
Guillaume II, 1474-1495.
JV olfenbuttel.
* Henri le Vieux
* Henri le Jeune
* Jules, 1568-89.
* Henri -Jules 1 589-1613.
* Frédéric-Ulric * Chrétien
Caleiiherg.
* Éric le Vieux
* Éric le Jeune 1540-1584.
• Les deux frères Henri le Vieux et É rie I prirent, en 1501, l’initiative d’une entente monétaire à laquelle participèrent les villes de Hildesheim, Goettingue, Hanovre, Eimbeck, Nordheim et Brunswick. Cette entente eut pour résultat l’émission de monnaies selon un pied uniforme.
Br unsivick-C aient erg. — On possède des thalers frappés àMunden au nom d’Éric I et portant le millésime de 1543. Comme Éric mourut en 1 540, il faut admettre que ces thalers ont été frappés après sa mort par sa veuve ou que la date 1 543 a été mise pour 1 5 34 par suite d’une erreur de poinçonnage. Le nom de l’atelier étant écrit sous une forme très incorrecte : MANETA NOVA MVNDENTIIS, cette seconde explication n’a rien d’inadmissible. Ces thalers portent le buste et les armes d’Éric I.
Éric II, mineur à la mort de son père, régna d’abord sous la tutelle de sa mère Élisabeth de Brandebourg. En 1 545, il prit le gouvernement de ses états. Ses premières monnaies sont frappées en commun avec son cousin Henri de Brunswick-Wolfenbuttel ; mais, à partir de 1557, l’union cesse et Éric II signe seul son numéraire. Les devises qu’il affectionnait particulièrement sont: SPERO INVIDIAM, puis EX DVRIS GLORIA. Un grand nombre de ses pièces, frappées en conformité avec les ordonnances impériales, portent le nom de l’empereur Maximilien IL
Brunswick-Wolfenbuttel. — Les premiers thalers de cette branche appartiennent à Henri le Jeune, qui avait créé en 15 10 un atelier à Helmstedt; ils portent le millésime de 1531 et la devise: IVSTVS NON DERELINQVITVR. En 1539 cette devise devint: NON VIDl IVSTVM DERELICTVM, pour céder bientôt la place à une autre, en allemand: in Gottes gewalt hab ich niein sach gestalt: der liât es gefunden das mir genugl. Le type habituel des monnaies est le buste du duc et un sauvage tenant un tronc d’arbre.
l’empire d’ ALLEMAGNE
Jules poursuivit les émissions avec une grande activité. En 1574, il commença à Heinrichstadt la fabrication de curieuses monnaies d’argent, multiples du thaler, connues sous le nom de juliuslôser. Ces pièces étaient destinées à former une sorte de réserve du trésor public. Chaque habitant du Brunswick- Wolfenbuttel était tenu d’en conserver un certain nombre, suivant sa fortune personnelle, et le duc se réservait le droit de les reprendre, au moment nécessaire, contre de la monnaie divisionnaire d’aloi naturellement moindre. Le type dit cts juliuslôser se compose des deux côtés d’une légende circulaire en deux lignes concentriques; une troisième ligne est occupée par les signes du zodiaque; au centre se trouvent, à l’avers, le buste du prince, au revers, ses armes soutenues par deux sauvages. Les légendes comprennent la titulature habituelle de Jules, une invocation religieuse, sa devise ALMS INSER- VIENDO CONSVMOR, le nom de la monnaie, son lieu d’émission et sa valeur.
Les monnaies ordinaires de Jules sont appelées lichtthaler, lichtgulden, etc., parce que le sauvage qui en occupe une des faces tient une lumière (licht), une chandelle allumée. Le duc de Brunswick mourut en 1 589, laissant ses états dans une situation très prospère; le pays était affranchi de toute dette, et le trésor renfermait sept-cent-mille thalers. A l’occasion de sa mort, son fils fit frapper plusieurs pièces obituaires célébrant le deuil public : LVCTV PVBLICO.
H en ri- J ulesétait évêque postulé de Halberstadt et, sur ses monnaies, ce titre précède celui du duc de Brunswick. Ses thalers portent des types variés, auxquels les numismates allemands ont donné des noms particuliers, tels que rebellenthaler, lügenthaler, wahrheitsthaler , eintrachtsthaler, pelikansthaler, tirés de certains détails de l’empreinte. Le principal atelier de Henri-Jules fut celui d’Osterode, qu’il transféra en 1601 à Zellerfeld.
Frédéric- U Iric a pour devise immuable DEO ET PATRIAE. Le type de ses pièces est parfois son monogramme (voyez p. 154, fig. 146). En 1617, l’atelier de Zellerfeld fut transféré à Clausthal. Au règne de ce duc se rattachent les obsidionales frappées en 1627, par Philippe-Reinhard, comte de Solms, dans la forteresse de Wolfenbuttel, qui avait été occupée au nom de Chrétien IV, roi de Danemark.
Chrétien, frère de Frédéric Ulric, qui précéda celui-ci dans la tombe, avait reçu l’évêché protestant de Halberstadt. Cousin germain d’Elisabeth, femme de Frédéric IV, électeur palatin du Rhin, Chrétien prit les armes pour la défense de ce prince, élu roi de Bohême. Dans la guerre où ce parti l’engagea, il assouvit par toutes sortes de violences la haine qu’il portait au clergé catholique. En Westphalie, il mit au pillage les
trésors des églises, notamment à Paderborn, où il s’empara de la grande statue en argent massif de saint Liboire qui ornait la cathédrale. Le métal des objets du culte lui servit en 1622 et en 1623 à faire frapper ces fameux ducats et thalers sur lesquels il s’intitule « ami de Dieu, ennemi des prêtres »: GOTTES FREVNDT DER PFAFFEN FEINDT. Cette légende est écrite en quatre lignes au revers des pièces; l’avers porte un bras armé, issant d’un nuage, entouré de la devise française : TOVT AVEC DIEV. Chrétien de Brunswick mourut en 1626, sa mort donna lieu à l’émission de plusieurs sterbethaler.
Avec Frédéric-Ulric finit en 16341a ligne de Brunswick-Wolfenbuttel, dont les possessions passèrent à celle de Lunebourg.
Ligne moyenne de Lunebourg. — Cette ligne eut pour fondateur Bernard I (1373-1434), fils de Magnus II de Brunswick. Elle se subdivisa au xvi^ siècle en plusieurs tronçons.
Harhoiirg.
Otton le Vieux, mort en 1549.
Otton le Jeune, mort en 1603.
* Guillaume, 1603-42.
Henri, 1471-1520.
Celle.
Ernest, 1521-46.
Henri,
souche de la nouvelle ligne de Briinsivich.
Guillaume le Jeune, souche de la nouvelle ligne de Lunebourg.
Gifhorn.
François,! 539-49.
En 1621, Guillaume de Brunswick-Harbourg ouvrit concurremment deux ateliers monétaires, l’un à Moisbourg, qui travailla jusqu’en 1629, l’autre à Harbourg, qui se maintint en activité jusqu’en
1631. Les espèces émises par lui ne consistent qu’en monnaies d’argent et de billon, depuis le tlialer jusqu’aux petites monnaies divisionnaires.
l’empire d’ ALLEMAGNE
Les types comprennent les armes et le buste de Guillaume, Taigle d’empire, le globe crucigère ou une légende dans le champ. La devise du duc est DOMINVS PROVIDEBIT. Lorsqu’en 1634 la ligne de Wolfenbuttel s’éteignit, Guillaume obtint comme part d’héritage les deux septièmes des revenus du Harz, dont le métal était monnayé à l’atelier commun de Zellerfeld. C’est là que furent frappées ses monnaies aux millésimes de 1656 à 1642 et que ses parents firent exécuter en 1642 son thaler et son quart de thaler obituaires.
Nouvelle ligne de Brunswick. — Cette ligne fut formée par Henri, fils aîné d’Ernest, duc de Brunswick-Lunebourg-Celle. Ses possessions comprirent Dannenberg, Brunswick et Wolfenbuttel, qu’elle hérita de la ligne moyenne de Brunswick.
Henri, 1546-98.
Dannenberg. Hif^acker.
* Jules-Ernest, ^Auguste le Jeune, 1598-1636. 1598-1666.
* Rodolphe-Auguste, seul: 1666-85, avec son frère :
* Antoine-Ulric, avec son frère 1685-1704, seul: 1704-14.
* Auguste-Guillaume, * Louis-Rodolphe, 1714-31. à Blankenhourg :
à Wolfenbuttel :
Beveni.
Ferdinand-Albert I, mort en 1687.
*Ferdinand-Albert II,
* Charles I, 1735-80.
* Charles-Guillaume Ferdinand.
La numismatique des deux fils de Henri a été étudiée en détail par M. Bahrfeldt. En 1617 ils firent frapper en commun, à Clausthal, atelier de leur parent Chrétien, duc de Brunswick-Celle, un thaler, connu dans les catalogues sous le nom de eintrachtsthaler, portant à l’avers leurs bustes en regard, au revers l’écu timbré de trois cimiers avec la devise: CONCORDIA DITAT. En 1619, Jules-Ernest créa un atelier à Dannenberg, puis vers 1623 une seconde officine à Scharnebeck. Les émissions comprirent des florins d’or, des thalers et une série de pièces divisionnaires; les devises habituelles du duc sont: RECTE • FACIENDO • NEMINEM -TIMEAS et TIME ■ DEUM • HONORA • CÆSARE^^n En 1620, Jules-Ernest fit frapper un thaler et un demi-thaler en commémoration de sa mère Ursule de Saxe.
Auguste le Jeune ouvrit, dès 1619, un atelier dans sa résidence de Hitzacker; il y frappa des thalers et des doubles schillings. Puis, cédant aux sollicitations de Chrétien, duc de Brunswick-Lunebourg-Celle, il supprima son atelier et monnaya à Harbourg. En 1623, des thalers et quarts de thalers rappellent la mort de la première femme du duc, Claire-Marie de Poméranie. Le monnayage cessa en 1624. Les domaines d'Auguste le Jeune s’accrurent en 1634 de Phéritage de Lrédéric-Ulric de Brunswick-Lunebourg, en 1636 de celui de son frère Jules-Ernest, enfin en 1642 des domaines de Guillaume de Brunswick-Harbourg.
Quand il eut succédé à son frère, Auguste le Jeune monnaya à Zellerfeld. Ses types sont très remarquables et ont fait donner à ses thalers des noms spéciaux bien connus des numismates allemands. C’est ainsi que les nomenclatures désignent par glockenthaler ceux dont le type se compose d’une cloche, frappés en 1643 après le départ des troupes impériales qui occupaient Wolfenbuttel (fig. 22 1), et par schiffsthaler ceux qui représentent un navire appareillant. La devise habituelle d’Auguste le Jeune est: ALLES MIT BEDACHT, tout avec réflexion.
Rodolphe-Auguste, fils aîné d’Auguste le Jeune, lui succéda. Le 12 juin 1671, il se rendit maître de la ville de Brunswick, qui, jusque là, s’était maintenue indépendante; cet événement donna lieu à l’émission d’un thaler commémoratif. Les monnaies ordinaires de ce duc portent sa devise, REMIGIO ALTISSIMl, dont les deux premières lettres forment les initiales de son nom. En 1683, Rodolphe- Auguste, se voyant sans enfants, associa au gouvernement et à la signature des espèces son frère Antoine-Ulric.
Les types ordinaires des monnaies ducales au xviiic siècle sont le buste du souverain, ses armes, le cheval libre, le sauvage, un monogramme ou une inscription en plusieurs lignes dans le champ. Les ducs continuèrent à placer sur les espèces leurs devises personnelles: LABORE ET
l’empire d’allemagne
CONSTANTIA ou CONSTANTER pour Antoine-Ulric, PARTA TVERI pour Auguste-Guillaume, EX ADVERSO DECVS pour Louis-Rodolphe, FAVORE ALTISSIMI pour Ferdinand-Al bert II, NVNQVAM RETRORSVM pour Charles I.
Nouvelle ligne de Lunebourg. — Cette ligne est issue de Guillaume le Jeune, duc de Brunswick-Lunebourg-Celle, second fils d’Ernest. En voici la filiation :
Guillaume, 1546-92.
Ernest, * Chrétien,
1 ! . 1 * Auguste, * Frédéric, * Georges,
* Chrétien Louis,
1 1 * Georges-Guillaume, * Jean-Frédéric,
* Ernest-Auguste,
à Calenherg :
à Calenherg : à Calenherg :
à Calenherg ;
1679-98, électeur
à Celle : 1648-65.
à Celle ; 1665-1705, en
Saxe -Lauenbourg :
depuis 1692.
* Georges I Louis, électeur,
[Pour la numismatique
de ce dernier pays, voyez le § h.]
1698- I 727, trésorier de l’empire en 1710, roi d’Angleterre en 1714.
* Georges II,
Frédéric-Louis, mort en 1 7 5 1 .
* Georges III, 1760-1803.
En 1617, la nouvelle ligne de Lunebourg obtint le duché de Grubenhagen et avec lui une partie des mines du Harz. Chrétien qui en 1611 avait succédé à son frère Ernest, et qui depuis 1599 était évêque de Minden, créa, pour utiliser le métal de ses mines, des ateliers à Osterode, Andreasberg, Catlenbourg et Elbingerode, puis il en ouvrit d’autres à Winsen sur le Luhe, à Celle et peut-être à Nienbourg sur le Weser. Cette numismatique a été étudiée d’une manière approfondie par M. Max Bahrfeldt. Les monnaies de Chrétien ne se composent que de pièces d’argent, de billon et de cuivre. Ses 7'eichsthalers portent son buste, ses armes et sa devise: lUSTITIA ET CONCORDIA; les espèces divisionnaires portent ses armes et généralement au revers une légende en plusieurs lignes, indiquant la valeur d’émission ; ses doppelschillings ont les initiales de leur nom : DS, en monogramme.
Auguste, qui succéda à son frère Chrétien, était évêque de Ratzebourg. Peu de temps avant sa mort, il céda le gouvernement à ses frères Frédéric et Georges. Un thaler rappelle Paccord des trois frères et porte leurs bustes. Auguste avait pour devise: PATRHS VIRTUTIBUS.
Sous Frédéric il y eut des émissions assez abondantes. Il était coadjuteur de révêché de Ratzebourg et prévôt de Péglise de Brême, titres qui figurent sur ses espèces en même temps que sa devise allemande : FRIEDT ERNEHRT UNFRIEDT VERZEHRT.
Les monnaies de Georges et de ses descendants ne sortent pas des données ordinaires des types de Brunswick, le cheval libre, le sauvage, Fimage de saint André; aussi nous bornerons-nous à rappeler les devises personnelles des différents ducs. Ce sont : AVF GOTT TRAWE ICH ou PlETas IWSJitta AC FORTITVDO pour Georges, SINCERE ET CONSTANTER pour Chrétien-Louis, PIETATE ET lUSTITIA, puis à partir de 1675, QVO FAS ET GLORIA DVCVNT pour Georges- Guillaume, EX DVRIS GLORIA pour Jean-Frédéric, SOLA BONA QVÆ HONESTA pour Ernest-Auguste, |N RECTO DECVS pour Georges-Louis jusqu’à son avènement comme roi d’Angleterre, enfin, pour Georges II, NEC ASPERA TERRENT, allusion au cheval de Brunswick, qui s’élance sur un sol rocheux. Les ateliers monétaires étaient Zellerfeld et ClausthaU. Notre figure 222 représente un iEzVifemanns thaler ou thaler au sauvage de Jean-Frédéric.
e). — Duché de MecMembourg ^ .
Le duché de Mecklembourg était borné au nord par la Baltique et le duché de Poméranie, à l’est et au sud par le Brandebourg, à l’ouest par les pays de Brunswick-Lunebourg et de Saxe-Lauenbourg.
Les ducs de Mecklembourg prenaient le titre de: Del gratia dux magnopoliensis ou megalopolitanus ou mecklenburgensis, auquel ils ajoutèrent à partir du xvii^ siècle ceux de: princeps Vandalorum, cornes Suermi, Rostochii et Stargardiae dominus. En allemand, leur titulature était: von Gottes gnaden hergog gu Mecklenburg, fürst gu Wenden, graf gu Schwerin, herr der Lande Rostock und Stargard.
Les armes de Mecklembourg sont: d’or à la tête de taureau de sable, languée de gueules, accornée d’argent, les naseaux percés d’un anneau du même, couronnée de gueules. Les ducs portaient en outre: coupé de
1. Cf. sur les monnaies brunswickoises des rois d’Angleterre: J. Atkins, Tlm coins and tokens of the possessions and colonies oj lhe hritish empire. Londres, 1889, in-8, p. 23 et suiv.
2. C.-Fr. Evers, Mccldenhurgische Mïmgverfassung. Schwerin, 1798, in-8.
l’empire d’allemagne
gueules et d’or pour le comté de Schwérin, d’or à la tête de taureau de sable, posée en barre, languée de gueules, accornée d’argent et couronnée d’or pour la principauté de Wenden, d’azur au griffon passant d’or pour le pays de Rostock^ de gueules au dextrochère de caniation sortant d’une nuée d’ argent mouvant du flanc senestre, paré d’argent, tenant une bague d’or châtonnée d’ argent le pays de Stargard.
Au xvi*^ et au xvii^ siècle, la maison de Mecklembourg se divisa en plusieurs lignes, dont les principales furent celles de Gustrow, de Schwérin et de Strélitz. Ces deux dernières existent encore.
* Magnus II, 1483-1503.
* Albert VI le Beau, 1503-47.
*Jean-ÂlbertI, Gustrow. * Charles, 1547-76. *Ulric, f 1610.
Jean V,
Henri le Pacifique, 1503-52.
Philippe,
Gustrow.
* Jean-Albert II, 1592-1636.
*Gustave- Adolphe, 1636-95.
Schiuérin.
* Adolphe-Frédéric I, 1592-1658.
* Chrétîeir Grabow. Mirciu. Stréliti.
Louis I, Frédéric, Jean-Georges, *Adolphe-Frédéric II, 1658-92. 1658-88. 1658-75. 1658-1708.
* Frédéric- Guillaume , 1688-1713 .
Schiuérin. Schwérin. * Adolphe- Charles,
Charles- * Chrétien- FrédéricIII, -j-1752.
Léopold, Louis II, 1708-52. I
I I ^Adolphe- Charles,
* Frédéric, Louis, Frédéric IV, 1794-1816,
1756-85. t 1778. 1752-94- grand duc
1 en 1 8 1 5 .
* Frédéric-François I,
1785-1837, grand duc en 1815.
Lignes de Schwérin et de Gustrow. — Les fils de Magnus II régnèrent d’abord en commun sur le Mecklembourg, mais en 1520 le désaccord s’étant mis entre Albert VI le Bel et Henri le Pacifique, un long procès de famille donna lieu à un partage : Henri, l’aîné, fixa sa résidence à Gustrow: Albert le Bel vécut à Schwérin. On possède des demi-
thalers ou pièces de 30 jpitteri, parfois frappés sur flans de poids double, qui portent les noms des deux princes: HI’RICI-ET: ALB’TI-DVC- MAGNO POL. Le type se compose de trois écussons posés en tréfeuille et, au revers, d’un écu de Mecklen bourg brochant sur une croix qui coupe l’inscription : MONETA-NOVA : GV-STROW-ENS ■ 1502. Les légendes sont encore écrites en lettres gothiques. Le millésime de 1502 a lieu de surprendre, puisque les deux frères ne montèrent sur le trône qu’en i $03. Madaï suppose qu’il y a là une erreur de gravure; MM. Erbstein considèrent la date non comme celle de l’émission, mais comme celle de l’adoption du système monétaire auquel la pièce appartient.
Après la rupture, les fils de Magnus II eurent chacun leur monnayage particulier. Leurs thalers portent leur efligie. On a des pièces d’Henri frappées à Grevesmühl et des pièces d’Albert frappées à Güstrow et à Gadebusch.
A la mort d’Albert, ses deux fils majeurs Jean-Albert et Ulric lui succédèrent, mais ils abandonnèrent l’administration de leurs états à leur oncle le duc Henri. Celui-ci mourut en i $52, ne laissant qu’un fils, Philippe, faible d’esprit et hors d’état de gouverner. En 155$, Jean- Albert et Ulric se partagèrent les possessions de la maison de Mecklembourg : le premier résida à Schwérin, le second à Gustrow.
Jean- Albert eut un monnayage assez actif, principalement en 1 549. Quelques-uns de ses thalers portent au revers la légende : DOMINE - NE- DA- INIMICIS- VERBf-TVI • LETf^f<2m. Sur ses ducats et ses doppelschillmgs, la devise est PREMENTE CRVCE TOLLIMVR.
Ulric met, sur ses premiers thalers, autour de son buste : OMNE^- \H-Mknu- DE! ■ SVMt^^- IPSE ■ BEN^- FACfef- NOBA; plus tard, la devise adoptée au revers de ses pièces est: HERRE ■ GOTT • VERLEICH ■ VNS-GN<2^/e. Leitzmann dit qu’en 1567 le système monétaire d’Ulric se composait des pièces suivantes :
10 Thalers à 14 loth de fin et à 8 au marc.
2° Doubles schillings k y iji lotli de fin et à 68 au marc.
30 Schillings à 6 1/2 loth de fin et à 120 au marc.
4° Toitrnosen a ^ iji loth de fin et à 128 au marc.
30 JVitten à 3 loth de fin et à 200 au marc.
Les ducs de Mecklembourg continuèrent à monnayer sur le même pied jusqu’à la crise monétaire du commencement du xvii^ siècle. Jean- Albert I mourut en 1 376 laissant un fils mineur, Jean V, qui lui succéda sous la tutelle d’Ulric son oncle. Ce duc, faible d’esprit, mourut à son tour en 1392, et ses états furent partagés entre ses deux fils mineurs, Adolphe-Frédéric I et Jean-Albert II; leur grand oncle Ulric exerça encore une fois l’administration.
l’empire d’allemagne
En 1603, à la mort d’Ulric, son frère Charles, évêque de Ratzebourg, lui succéda dans le duché de Gustrow. On possède de lui quelques monnaies, notamment des thalers forgés en 1607 et 1609. Il mourut l’année suivante, et ses biens allèrent grossir le patrimoine de ses petits-neveux. De la sorte, Jean-Albert II poursuivit la ligne de Gustrow, et Adolphe-Frédéric I celle de Schwérin. Leurs monnaies portent leurs devises: NON EST MORTALE QUCD OPTO pour le premier, et : FORTUNE-INFORTUNE ■ FORT-UNE pour l’autre. En 1623, les deux frères prirent parti, avec Chrétien IV, roi de Danemark, pour l’électeur palatin Frédéric V contre l’empereur Ferdinand II; celui-ci les mit, en 1628, au ban de l’empire, et donna le Mecklem bourg à leur vainqueur le fameux Wallenstein, qui s’empressa de séparer de son nouveau titre sur ses monnaies. En 1631, les ducs furent rétablis par la protection de Gustave-Adolphe.
Jean-Albert II, mort en 1636, n’avait qu’un fils, né trois ans auparavant, auquel il avait donné le nom du roi de Suède, son puissant allié. L'enfant, d’abord placé sous la tutelle de son oncle, prit le pouvoir à Gustrow en 1654. Gustave-Adolphe a laissé quelques monnaies d’or et d’argent frappées principalement dans la dernière partie de son long règne; ses plus fortes espèces reproduisent son buste de profila droite, drapé et cuirassé, la tête coiffée d’une grande perruque; sa devise est: QUID RETRIBUAM DOMINO. H niourut en 1695 sans descendance.
Adolphe-Frédéric I, diic de Mecklembourg-Schwérin, eut plusieurs fils, dont quatre seulement sont indiqués sur notre tableau généalogique. Nous nous occuperons plus loin d’Adolphe-Frédéric II, créateur de la ligne de Strélitz. Le duché de Schwérin passa à l’aîné, Chrétien- Louis I. Le monnayage de celui-ci fut actif; ses premiers thalers portent au revers la légende : NON EST MORTALE QUOD OPTO, à laquelle succéda par la suite: lEHOVA SORS MEA. En 1669, il établit à Domitz un atelier que le duc de Brunswick fit détruire en 1689 par la force armée parce qu’on y frappait des pièces de bas-aloi. En 1675, mort de Jean-Georges de Mecklem bourg-Mirow fut célébrée par l’émission d’un begrabnisthaler au buste du défunt.
Chrétien-Louis I mourut en 1692 sans enfants. Ses états passèrent à son neveu Frédéric-Guillaume. Celui-ci frappa de nombreuses espèces et notamment des ducats d’or de plusieurs types, sur lesquels figurent tantôt son buste, tautôt son monogramme, tantôt enfin la tête de taureau des armes de Mecklembourg. Les devises adoptées par Frédéric-Guillaume varient; la plus fréquente est : PROVIDE ET CONS- TANTER.
Le monnayage fut arrêté après la mort de ce dernier duc et ne fut repris qu'en 1752. En cette année, Chrétien-Louis II ouvrit un atelier à Schwérin, mais ses efforts pour donner à son pays une monnaie bonne et stable échouèrent par suite des ruines accumulées par la guerre de Sept Ans. En 1 76^, Frédéric remit en vigueur le pied de Lubeck, qui fut suivi dans le duché de Mecklembourg-Schwérin jusqu’à la fin du xvni^ siècle.
Ligne de Mecklembourg-Strélitz. — Les trois ducs qui se succédèrent dans cette ligne de 1658 à 1 794 portent le même nom. Adol phe-Frédéric 1 1, qui créa la ville de Neu-Strélitz, y ouvrit un atelier monétaire ; sa devise habituelle est: AUXILIO FORTISSIMO DEL Dans la série métallique d’Adolp he-Frédéri c III, nous avons à noter les thalers commémoratifs de la deuxième fête séculaire de la Réforme, frappés en
Jusqu’en 1763, le système monétaire du Mecklembourg-Strélitz reste le même que celui du Mecklembourg-Schwérin, mais, en cette année, Adolphe-Frédéric IV, suivant l’exemple de la plupart des princes de l’Allemagne, introduisit dans ses états le pied de convention. thaler courut pour i/\ groschen ou 48 schillings, le schilling pour 4 witten, le ivitten pour 3 pfennig.
f). — Duché de Holstein ‘ .
Le duché de Holstein, extrême terre allemande aux confins du Jutland, était, depuis le milieu du xv^ siècle, une possession des rois de Danemark de la maison d’Oldenbourg. En 1460, les habitants du Holstein avaient obtenu que leur pays fût uni à perpétuité au duché danois de Schleswig, qui ne relevait pas de l’empire d’Allemagne. En 1559, le Holstein s’accrut de la terre de Dithmarschen.
Les souverains du Holstein s’intitulaient : Dei gratia heres Norvegiae, dux Schlesvici et Holsatiae, Stormariae et Ditmarsiae, cornes in Oldenburg et Delmenhorst. Les armes de Holstein étaient : de gueules à trois clous de Passion mis en pairie et trois feuilles d’ortie posées en triangle d’argent, mouvant d’un écusson du 7iiême en cœur. Celles de Stormarn étaient : de gueules au cygne d’argent, le col passé dajis une couronne d’or, et celles de Dithmarschen : de gueules au cavalier armé et au galop d’argent.
I. Cf. sur les monnaies du Holstein la Niimismatische Zeilung de Leitzmann, année 1859, p. 95 et suiv.
l’empire d’allemagne
Dans la première moitié du xvi® siècle, le duché fut divisé entre les fils du roi de Danemark Frédéric I, qui créèrent ainsi deux lignes. L’aîné, Chrétien III, qui devint roi, poursuivit la ligne royale ou danoise; le cadet, Adolphe, créa la ligne ducale de Holstein-Gottorf. De la ligne danoise se détachèrent successivement plusieurs branches, dont quelques-unes ont frappé monnaie. Le tableau ci-dessous rappellera au lecteur cette descendance assez compliquée :
Danemark-Holstein .
Danemark-Holstein. Holstein-Gottorf.
Danemark-Holstein. Holstein-Sonderbourg.
H.-Sonderbourg. H.-Glucksbourg. H.-Ploen.
H.-Ploen. H.-Norbourg.
Ligne danoise. — Les rois de Danemark avaient obtenu en 1475 de l’empereur Frédéric III le droit de frapper des espèces d’or comme souverains du Holstein. Nous ne donnerons pas ici la liste des ducs de Holstein, leur chronologie étant identique à celle des rois à partir de l’avènement de Frédéric I à la couronne (1523). De 1481 à 1523, ce prince monnaya comme simple duc de Holstein et frappa notamment des marks qui constituent pour ce pays les premières pièces d’argent à flans épais. Leur type se compose de ses armes et de l’efligie de saint André représenté à mi-corps et entouré de la légende : DILEXIT ■ DNS- AN DRE AM. Les caractères appartiennent encore à l’alphabet gothique.
En 1620 Chrétien IV rebâtit la ville de Gluckstadt et y créa un atelier monétaire dont le nom apparaît fréquemment, dans le cours du xviH siècle, au revers des espèces.
Branche de Sonderboiirg. — Cette branche, dont les possessions étaient situées dans le Schleswig, c’est-à-dire hors de l’empire d’Allemagne, mais que néanmoins nous estimons devoir citer ici, fut fondée par un cadet du roi Chrétien III. Les seuls de ses membres qui aient monnayé sont: Jean le Jeune (i 5 59-1622), son fondateur, et Al exan dre (1622-27), le fils de celui-ci.
Branche de Glucksbourg. — Cette branche fut créée par Philippe, frère d’Alexandre de Sonderbourg. Ses domaines s'étendaient également
en Schleswig. On ne possède de monnaies que des trois premiers ducs : Philippe (1622-63), Chrétien (1663-98) et Philippe-Ernest (1698- 1729).
Branche de Ploen. — Cette branche eut pour fondateur un troisième fils de Jean le Jeune de Holstein-Sonderbourg. Ses domaines appartinrent successivement aux ducs suivants, dont plusieurs monnayèrent :
*Joachim-Ernest, 1622-71. Joachim-Frédéric, 1706-22.
* Jean-Adolphe, 1671-1704. * Frédéric-Charles, 1722-61.
Léopold-Auguste, 1704-6.
En 1761, la branche de Ploen s’éteignit et le roi de Danemark prit possession de ses domaines. La devise inscrite sur les monnaies de Joachim-Ernest est: SUFFICIT • MIHI • GRATIA ■ TUA ■ DOIVIINE. Jean- Adolphe choisit comme légende : CEDVNT • PREMENTI • FATA. L’atelier des ducs de Flolstein-Ploen était situé à Rethwisch près de Flambourg.
Branche de Norbourg. — Auguste (1671-99), frère de Jean-Adolphe de Holstein-Ploen, obtint la terre de Norbourg. On possède de lui un thaler frappé en 1676 à l’occasion de la solution intervenue dans le procès auquel avait donné lieu la succession du comté d’Oldenbourg. L’avers de cette pièce représente les armes aux quartiers ducaux tim brées de trois heaumes; le revers, une vue à vol d’oiseau de l’Oldenbourg, audessus de laquelle plane un aigle qui tient une balance et que le soleil éclaire ; la légende circulaire est : DIVINA BENEDICTIONE ET CÆSA- REA lUSTITIA.
Ligne de Holstein-Gottorf. — Cette ligne, dont la création remonte à Adolphe, fils de Lrédéric 1, roi de Danemark, est représentée par neuf ducs :
Adolphe, 1533-86.
Frédéric II, 1586-87.
*Jean-Adolphe, 1587-1616.
* Frédéric III, 1616-59.
* Chrétien-Albert, 1659-94.
Charles-Lrédéric avait épousé Anne de Russie. Lorsque leur fils Pierre III monta sur le trône impérial, en 1762, il donna le Holstein à son fils Paul, lequel le céda en 1773 au Danemark en échange de l’Oldenbourg.
La série monétaire de la ligne de Holstein-Gottorf est très riche. En
*FrédéricIV, 1694-1702.
* Charles-Frédéric, 1702-39.
* Pierre III de Russie, 1739-62.
Paul I de Russie, 1762-73.
l’empire d’allemagne
1600, J ean-Adolphe ouvrit un atelier à Steinbeck, mais le numéraire ducal fut, par la suite, frappé généralement à Schleswig. Frédéric III avait pour devise : VIRTVTIS ■ GLORIA • MERCES. Son fils, Chrétien- Albert, écrivait au revers de ses pièces: PER ASPERA AD ASTRA; enfin Frédéric IV et Charles-Frédéri c ' adoptèrent une légende plus modeste : CONST ANTI A ■ ET ■ LABORE. Aux monnaies courantes de la ligne de Holstein-Gottorf viennent se joindre quelques thalers commémoratifs et, pour Frédéric III, un curieux double thaler frappé avec de l’argent qu’on prétendit fourni par des procédés alchimiques.
g). — Évêché, de Hildesheim-.
L’évêché de Hildesheim, episcopatus Hildesiemis ou Hildesemensis, avait la Vierge pour patronne. Ses armes étaient: parti d’or et de gueules. Voici les noms des évêques depuis la fin du xvi^ siècle :
*Ernest II de Bavière, 1573-1612.
* Ferdinand de Bavière, 1612-50.
* Maximilien-Henri de Bavière, 1650-88.
* Vacance du siège, 1688.
*Josse-Edmond de Brabeck, 1688-1702.
Vacance du siège, 1702-1704.
Joseph-Clément de Bavière, 1714-1723.
* Vacance du siège, 1723-24.
Clément-Auguste de Bavière, 1724-1761.
* Vacance du siège, 1761-63.
* Frédéric-Guillaume de Westphalie, 1763-
François-Egon de Furstemberg, 1789-
Le monnayage épiscopal, arrêté au milieu du xv^ siècle, fut repris à la fin du xvH. En 1598, l’évêque Ernest de Bavière érigea au village de Moritzberg un atelier qui travailla jusqu’en 1634. Il créa un autre atelier, en 1608, à Peine; celui-ci fut fermé en 1627 ; les pièces frappées à Peine consistent en groscJmi et dreier qui portent l’écusson de la ville: d’or au loup d’argent sautant par-dessus deux gerbes du même.
Pendant la guerre de Trente-Ans, les ducs de Brunswick mirent la main sur la plus grande partie du temporel de Hildesheim, et l’évêque ne rentra en possession qu’en 1644. En 1663, Maximilien- H en ri érigea un atelier dans Hildesheim; il tenta, mais en vain, de racheter à la ville la moitié de la monnaie, qui depuis la fin du moyen âge appartenait aux bourgeois.
En 1688, pendant la vacance du siège épiscopal, le chapitre fit frapper des thalers au nom et au buste de l’empereur régnant. Ce monnayage capitulaire se renouvela en 1724 et en 1761.
Sous Josse- Edmond de Brabeck eurent lieu des émissions assez
1. Voyez page 134, fig. 120 et 125, les monogrammes qui figurent sur certaines monnaies de Chrétien-Albert et de Charles-Frédéric.
2. Cappe, Die Mün^en der Stadt und des Bisthums Hildesheim. Dresde, 1858, in-8.
actives. Ses espèces, taillées suivant le pied de Leipzig, portent fréquemment sa devise: IN PAGE ET ÆQVITATE. A son épiscopat se rattachent des ausbeutethalers frappés de 1697 à 1699 avec l’argent de la mine dite Sint Antonius; ces pièces portent l’image de saint Antoine et une légende de circonstance, telle que: HÆC SUNT MUNERA MINERÆ S. ANTONY EREMITÆ.
Pendant la vacance du siège épiscopal, en 1761, le chapitre avait ouvert un atelier monétaire dans sa terre de Papenstiege. L’évêque Frédéric-Guillaume le reprit pour son compte et le laissa en activité jusqu’en 1784, date extrême du monnayage particulier de Hildesheim.
h). — Duché de Saxe-Lauenhourg i .
Le duché de Saxe-Lauenbourg était borné au nord par le territoire de la ville impériale de Lubeck et l’évêché de Ratzebourg, à l’est par le Mecklem bourg, au sud par le pays de Lunebourg, à l’ouest par le territoire de Bergedorf et le duché de Holstein. Les localités principales de ce duché étaient Lauenbourg, Otterndorf et une partie de la ville de Ratzebourg.
Les armes ducales étaient écartelées de celles de Saxe, du Palatinat saxon et de Bréna. Voici les noms des ducs de Saxe-Lauenbourg depuis le commencement du xvi^ siècle jusqu’à l’extinction de leur maison :
*Magnus I, 1507-43. François I, 1543-81.
Magnus II, 1581-1603 * François II, 1603-19.
*Auguste, 1619-56.
* Jules-Henri, 1656-65.
François-Erdmann, 1665-66.
* Jules-François, 1666-89.
Il y eut une interruption d’un siècle environ, dans le monnayage de Lauenbourg, entre l’émission des groschen de Magnus I, qui appartiennent encore par leurs types et leur épigraphie à la série médiévale, et celle des multiples espèces de François IL Les monnaies de Magnus I furent frappées à Ratzebourg et à Otterndorf. François II commença la fabrication de ses doppelthaler, de ses thalers, de ses gulden et de leurs divisions en 1609 dans sa résidence de Lauenbourg; cet atelier exista jusqu’en 1689. Les monnaies ducales étaient taillées conformément au système adopté par le cercle de Basse-Saxe, mais à diverses reprises l’abaissement de leur titre donna lieu à des réclamations et des décris. François II avait comme devise ces mots, inscrits au revers d’un grand nombre de pièces: PROPITIO • DEO • SECURUS ■ AGO. Sa mort fut célébrée par plusieurs sterbemüngen.
I . M. Schmidt, Die Mïinxen und Medaillen der Heriôgc von Sachsen-Lauenhourg. Ratzebourg, 1884, in-4.