J. Leitzman, NumismatiscJte Zeitung, 1859, p
2. Les armes de Tecklenbourg sont souvent écartelées de Lingen : d*a\ur à une ancre d'or.
et Rheda : d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules, le corps passé dans trois anneaux d*or et le bout de la queue orné dune rose du même. Ils arrivèrent dans la maison de Bentheim par le mariage d'Eberwin III de Bentheim (i 544-1 562) avec Anne, héritière de Tecklenbourg :
Arnould III, 1 562-1606. Frédéric-Maurice, 1701-1710.
* Adolphe, 1606-1625. * Maurice-Casimir I, 1710-1768. •Maurice, 1625-1674. Maurice-Casimir II, 1768-1805.
* Jean-Adolphe, 1 674-1 701.
En 1618, Adolphe ouvrit à Tecklenbourg un atelier monétaire et frappa des thalers au nom de l'empereur Mathias. Il s'y intitule : cornez teclenburgensisy dominus Rhedae et Hoiae^, Le monnayage continua sous ses successeurs, qui en 1700 perdirent Tecklenbourg à la suite d'un long procès soutenu contre les comtes de Solms-Braunfels. Jusqu'en 1659, quelques monnaies de cuivre avaient été frappées spécialement pour le comté de Rheda.
aj). — Comté de Pyrmont 2.
Le comté de Pyrmont, à Test de la Lippe, portait d'argent à la croix ancrée de gueules. En 162 j, il fut réuni au comté de Waldeck (voir p. 176). En 1761, Charles-Auguste-Frédéric (1728-1765), prince de Waldeck, fit frapper des monnaies de cuivre de I, II et III pfennigs spécialement destinées à la circulation du comté de Pyrmont; elles portent la croix ancrée sous une couronne entourée de PYRMONT: SCHEIDEMVNTZ et,aurevers, l'indication delà valeur et du millésime.
ak). — Comté de Diepljoî:^^ î.
Les seigneurs de Diepholz, dont les terres s'étendaient au sud-ouest du comté de Hoya, reçurent de l'empereur Maximilien I le titre de comtes, en 1 524. Leur maison s'éteignit en 1585 et leurs domaines passèrent aux ducs de Brunswick-Celle. Les armes de Diepholz étaient : coupé, au i d'or au lion de gueules, au 2 d'azur à l'aigle d'argent.
Les dernières monnaies de Diepholz appartiennent au règne de Frédéric I (149^-1 5 29) : ce sont des bat^en de 1 5 26 copiés de ceux de Bavière et des holpfennigs.
1. Sur d'autres pièces la titulature est plus étendue; voyez p. 136.
2. J. Weingàrtner, BescJjreibung der Kupfer'Mûn:(en Westfalens. Paderborn, 1875, 3* partie, p. 280.
3. H. Grote, Die Mûnien der Herren von DtepMx^, dans les Mnn:^studieny t. IV, 1865, p. 2$2 et suiv.
l'empire d' ALLEMAGNE 24 1
al). — Comté de Ritbtrg • .
Le comté de Ritberg, situé entre les pays de Munster, de Paderborn et de Lippe, appartenait à une branche de la maison d'Arnsberg. Les armes comtales étaient: de gueules à l'aigle d'or. Le monnayage de Ritberg commença dans les premières années du xvi^ siècle; il présente, dit M. Grote, cette particularité qu'un grand nombre des pièces dont il se compose sont des copies de monnaies étrangères qui ne circulaient pas en Westphalie. La pièce la plus ancienne est un schilling de i j 1 1 imité des pièces de Deventer :
•JeanI, 1481-1516. Frédéric-Guillaume, 1660-1677.
*Otton, 15 16-15 3 5. Ferdinand-Maxrmilien, 1 677-1687.
Jean II. IS3S-1S63. * François-Adolphe, 1687-1690.
* Ermengarde et Walburge, 1563-1 $76. •Marie-Ernestine, 1690-1699.
Ermengarde seule, 1 576-1 583. •La même et Maximilien Ulric de du- Walburge seule, 1583-1601. nitz, 1699-1746.
•Jean III d'Ostfrise, 1601-1625. *Wenceslas- Antoine, 1746-1794.
•Jean IV, 1 625-1 660.
Les premiers thalers de Ritberg remontent au règne d'Ermen garde et Walburge. On en connaît également pour Jean III et pour Marie-Ernestine et Maximilien-Ulric, mais les autres comtes de Ritberg ne frappèrent que des monnaies de valeur inférieure. Sous Wenceslas-Antoine, il n'y eut qu'une émission d^ pfennigs et doubles pfennigs de cuivre. L'atelier des comtes était placé à Ritberg.
am). — Cotnté de Hol:^apfel.
Pierre Eppelmann, dit Melander, devint feldmaréchal pendant la guerre de Trente Ans et, en 1641, l'empereur l'éleva à la dignité de comte d'empire sous le nom de Holzapfel. En 164^, il acheta des princes de Nassau-Hadamar la seigneurie impériale immédiate d'Esterau et lavouerie d'Isselbachi dont l'empereur Ferdinand III fît, lamème année, le comté de Holzapfel. Le territoire de ce nouveau comté, bientôt agrandi de la seigneurie de Schaum bourg, s'étendait sur les deux rives de la Lahn entre Nassau et Dietz. Ses armes étaient: écartelé: au i et au 4 de gueules au lion d'argent brandissant un bâton de commandement, le lion du i contourné; au 2 et au 3 d'argent au griffon de gueules tenant une boule d'azur, le griffon du 3 contourné; sur le tout,
r. H. Grote, Die Màn^en der Grafen von Ritberg, dans les Mûn^studien, t. IV, 1865, p. 5I) et suiv.
cTa^ur à une branche de sinople posée en fasce, fruitée de pommes de gueules et surmontée dune couronne d'or. La fille unique de Melander, Elisabeth-Charlotte (1648- 1707), épousa Adolphe, second fils de Louis- Henri de Nassau-Dillenbourg (165 }-i676).
On n'a pas d'espèces de Pierre de Holzapfel, bien qu'il ait reçu en 1647 de l'empereur le droit de battre monnaie. De son gendre Adolphe, on possède des gulden d'argent, des doubles albus, des albus et des Areu^er. Les gulden portent son buste et ses armes avec les légendes ADOLF
FVRST ZV NASSAW-MONETA NASSHOLZAPEL.
La fille unique d'Adolphe porta le comté dans la maison d'Anhalt- Bernbourg. Il existe un ausbeutegulden de 1774 de Charles-Louis d'Anhalt (1772-1806), frappé a Francfort-sur-Main, avec l'argent des mines de Holzapfel.
an.) — Comté de Mœurs.
Le comté de Moeurs, fief de Clèves, était situé entre le pays de Clèves, la Gueldre et l'archevêché de Cologne; il portait: dorau chevron de sable. Il appartenait au xvi« siècle à la maison de Neuenahr. Lorsqu'en 1578, Hermann mourut sans héritiers directs, le duc de Clèves, Guillaume V, voulut réunir Moeurs à ses états, mais en 1579, pour mettre fin aux contestations soulevées, il donna le comté à Walburge de Neuenahr, sœur d'Hermann. Celle-ci céda Moeurs à Maurice de Nassau- Orange, dans la maison duquel cette terre resta jusqu'à la mort de Guillaume III; elle fut alors annexée aux possessions rhénanes de la Prusse.
Les comtes de Moeurs avaient un atelier dans lequel Hermann (15 5}- 1578) frappa des thalers et diverses monnaies divisionnaires. En 1619, ce monnayage fut repris par Maurice de Nassau-Orange.
ao). — Baroniâ de Batenhourgi.
La terre de Baten bourg s'étendait au sud-ouest de Nimègue, sur les confins du Brabant. Ses armes étaient: de gueules au sautoir d*or cantonné de quatre forces du même. Elle appartenait à la maison de Bronckhorst qui portait : de gueules au lion d'argent lampassé et couronné d'or, la queue fourchue et nouée en sautoir. Voici la chronologie des souverains de Batenbourg, depuis le commencement du xvi« siècle :
•Jacques, 1513-1516. *Gisbert IV, 1516-1525.
I. P. G. van der Chys, De munten der heeren m steden van Gelderîand. Haarlem, 1853, in-4, p. 125 et suiv. — W. de Voogt, Bijdragen tôt de numismatiek van Gelderîand, II. Arahem, 1869, ^°"4« — C. A. Serrure, Onuitgegevene munten der heeren van Batenburg, dans le Vaderhxndsch Muséum, t. IV, i86r.
Après la mort de Gisbert IV, Charles d'Egmont, duc de Gueldre, s'empara de Batenbourg. Le 7 mars t ;;4, Hermann de Bronckhorst, de la branche de Stein, acheta la seigneurie.
'Hermann, 1534-1556. •Hermann-Thierry, 1573-1602.
'Guillaume, 1556-1573. 'Maximilien, 1602-1641.
Le monnayage de Batenbourg fut très restreint jusqu'au règne de Guillaume. Celui-ci frappa une quantité énorme d'espèces de toute nature, imitées des monnaies les plus en vogue au XVI' siècle. Lorsqu'on passe sa série en revue, on croirait voir défiler les florins d'or du Rhin, des pièces dor d'Haï bersiadt. des croisades
portugaises, des ducats de Hongrie, des angelots d'Angleterre, des monnaies italiennes, des thalers allemands et néerlandais, des mariengroschen, etc., si les légendes habilement pla-y!
cées, parfois défigurées pari] d'adroites abréviations, ne ' nous instruisaient d'une origine baten bourgeoise. Nous mettons sous les yeux du
lecteur deux des pièces les plus intéressantes: un double ducat d'or (fig. 216) et une audacieuse copie des lire d'argent pontificales (fig. 117); le nom du pape est remplacé autour du buste de l'avers par celui de saint Victor, patron de Batenbourg.
Sous Hermann-Thierry, la fabrication continua aussi active et les types étrangers furent mis à contribution avec autant de désinvolture que sous son prédécesseur; mais les émissions furent peu nombreuses sous Maximilien et elles paraissent s'être arrêtées avec lui.
ap). — Stjgnairie it Baar ' .
En is6ï, Thierry de Bronckhorst- Baten bourg acheta de Lamoral. comte d'Egmond, la seigneurie de Baar, en Gueldre. M. de Voogt a
I. W. de Voogt, BijJragin, etc., II. Arnhem, 1869, in-4, p. 35.
démontré que Thierry s'arrogea le dfoit de battre monnaie et qu'il frappa, sans doute dans son château de Baar, des thalers portant à l'avers le buste couronné et cuirassé de saint Ludger, au revers un lion debout tenant un écu au lion de Bronckhorst. Les légendes sont: SANCTVS LVDERVS PATRONVS NOST et DENARIVS NOVVS DOM INB ou MONETA NOVA ARGENTEA l-B-BA.
aq). — Comté d*Anhoît ' .
La seigneurie d'Anholt sur TYssel, entre la Gueldre, le pays de Clèves et celui de Munster, portait : de gueules à trois colonnes d'argent. Elle appartenait à la maison de Bronckhorst- Baten bourg :
♦Thierry II, 1525-1581. ♦Thierry III, 1585-1637.
Jacques II, 1 581-1585.
Maximilien II éleva, en 1571, la seigneurie d'Anholt au rang de comté d'empire et lui reconnut le droit de battre monnaie. Thierry II tenta d'établir à Anholt un atelier monétaire, mais on ne connaît que les coins d'un thaler de 1 574. Sous Thierry III, l'atelier d'Anholt est mentionné dans un texte de 161 8 ; on a de lui des thalers et leurs divisions à ses armes et au nom de Ferdinand II ; ils portent TH-COD-BRONC* Liber BARo^ D-^kl^nburg |N kWHholt, et le millésime de 1620. En cuivre, Thierry III frappa de grandes quantités de dûtes copiées de celles des Provinces-Unies. Thierry ne laissa pas d'héritiers mâles, et sa fille, Marie-Anne, épousa en 1644 Léopold-Philippe de Salm (1644i66j). On a de lui wnescalin au lion et des groschen de bas titre à ses armes, portant au revers une croix ornée cantonnée de : MON-ARG- CVS-AEN.
ar). — Comté de s* Heerenherg a.
Le comté de s'Heerenberg, comitatus montensis, était compris entre le Rhin, l'Yssel et le Vieil-Yssel. Il comprenait, outre la capitale, les petites villes de Dieren et de Gendringen . Ses armes étaient : d'argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, à la bordure de sable chargée de om^e besants d'or. La maison de s'Heerenberg possédait également les seigneuries de Bylant, Hédel, Boxmer, Homoet, Stévensweerd et la moitié de celle de Wisch :
1. Th. M. Roest, Die Mûn:(en der Eerrschaft dans la Tijdschrift van Jiet nederïandsch genootschap voor munt en penningkunde, t. III, 1895.
2. C. A. Serrure, Histoire de la souveraineté de s'Heerenberg et description des monnaies des comtes souverains de cette maison. Gand, 1 859-1860, in-4.
l'empire d'allemagne 245
•Guillaume III, 1 506-1 511. [Occupation espagnole, 1 568-1 576].
•Oswald II, 1511-1546. *Guillaume IV rétabli, 1 576-1 586.
* Guillaume IV, 1546-1568. Herniann, 1586-1611.
La fabrication des thalers commence sous Oswald II; l'avers des pièces porte son buste coiffé d'un bonnet légèrement incliné sur Toreille droite et habillé d'un manteau d'hermine; au revers, figurent ses armes écartelées de s'Heerenberg, Egmond, Moeurs-Saarwerden et Culem bourg; la légende se compose de la devise de la maison de s'Heerenberg: DNS PROTECTOR VITE MEE A QVO TREPIDABO. Les monnaies deGuillaumelV, très nom breuses, se divisent en deux séries. 4c Les unes, dit M. C. A. Serrure, qui a consacré à la numismatique de ce pays un remarquable mémoire, furent frappées avant 1 568, époque à laquelle le comte de s'Heerenberg fut forcé d'abandonner ses états héréditaires devant les armées du duc d'Albe ; les autres furent battues depuis sa restauration en 1 576. » Pendant les premières années de son règne, Guillaume eut son atelier à s'Heerenberg ou à Gendringen et à Hedel, puis les circonstances l'obligèrent à établir sa Monnaie à Dieren. De 1 581 à 1 58^, le comte, ayant été nommé gouverneur de Gueldre, prit
ce titre sur ses pièces : GVIL CODMONZGVDVC- GEL COZVT.
Les monnaies d'or de Guillaume IV consistent en angelots au type d'Angleterre et en ducats au type de Hongrie. En argent, il y eut des thalers portant le buste du comte à la tête nue, le buste cuirassé et couronné de saint Oswald, patron de s'Heerenberg, l'effigie en pied de saint Pancrace tenant une bannière, enfin le cavalier galopant au-dessus de l'écusson comtal ; de nombreuses monnaies divisionnaires complètent la série qui finit brusquement à la mort de Guillaume IV.
as). — Seigneurie de Hédeî.
Le second fils d'Oswald II de s'Heerenberg, Frédéric, eut de graves différends avec son frère Guillaume IV au sujet de la succession paternelle. Mêlé à la politique de son temps, il tint constamment le parti des Espagnols, et put, grâce à leur appui, se maintenir dans la seigneurie de Hédel ', où il frappa monnaie de 1 577 à 1 580. Son numéraire se compose de florins d'or au saint Martin, de ducats de Hongrie au saint Pancrace debout, de ducats copiés de ceux de Parme et représentant une femme assise dans un char, de thalers portant son buste et ses armes ou reproduisant servilement l'empreinte des leeuwendaalders néerlandais, enfin de plusieurs espèces divisionnaires. La plupart de ces pièces sont, d'un titre très affaibli. Frédéric mourut sans enfants en 1 592.
1 . La seigneurie de Hédel portait : d*or à trois croissants d^a^ur.
24e PREMIÈRE PARTIE
at). — Seigneurie de SUvensweerd.
Cette seigneurie était située sur la Meuse, non loin de Ruremonde; ses armes étaient : d'or à l'arbre de sinople. Elle arriva au commencement du xvi<ï siècle, par mariage, dans la maison de s'Heerenberg et passa en 1 592 à Henri, troisième fils de Guillaume IV, qui y ouvrit un atelier monétaire. Les émissions se bornèrent à quelques thalers au millésimede 1626, mais sous Hermann-Frédéric (1627-163 i),le monnayage devint très actif. On possède de lui des florins d'or de divers types, dont les moins curieux ne sont pas ceux qui repro-
duisent les coins des pièces messines à l'image de saint Etienne, patron de Metz, mais aussi de Stévensweert, insula sancti Stephani; on connaît en outre des thalers au buste, des demi-thalers et une quantité de billons et de cuivres dont les types sont empruntés à Metz, aux Pays- Bas et à la Westphalie. Les successeurs d'Hermann-Frédéric ne paraissent pas avoir continué ce monnayage dépourvu de scrupules.
au). — Comté de CulembourgK
En i$55, Florent I de Pallant hérita la terre de Culem bourg, entre Utrecht et Bois-le-Duc, de sa grand'tante, Elisabeth de Culembourg, morte sans laisser d'enfants de son mariage avec Antoine de Lalaing. Il régna jusqu'en 1 598 et prit une part active à la révolution des Pays- Bas contre l'Espagne. Son fils Florent II lui succéda (i 598-1639).
Florent Ide Pallant ouvrit à Culembourg un atelier monétaire où les États d'Ommelanden firent frapper de 1 589 à i $91 les monnaies de leur province (voir p. 88). Il y émit également des demi-stuivers et des pièces de cuivre de quatre deniers, de deux deniers et d'wn denier; le type de ces monnaies se compose, à l'avers, de l'écusson du comte* entouré de FLORENTIVS COMES DCVLEMBOR. et, au revers, d'un cartouche carré sur lequel est écrite en quatre lignes, la fière devise : LIBERTAS VITA CARIOR.
av). — Seigneurie de Vianeni.
Cette petite seigneurie, située sur les frontières de la Hollande et de la
1. G. van Loon, Histoire métallique des Pays-Bas, t. I, p. 114.
2. Ces armes sont : écartelè, au i et au 4 d'or à trois colonnes de gueules, qui est Culembourg, au 2^ et au p d^ argent au lion de sable, qui est Leck, sur le tout, fascê d'or et d'argent de six pièces, qui est Pallant.
3. P. O. van der Chys, De munten der voormalige graafsclmppen Holland en Zu-
L EMPIKE D ALLEMAGNE 247
Gueldre, portait d'argent à trois colonnes de sable. Au xvi< siècle, elle appartenait à la maison de Bréderode, dont les armes étaient : d'or au lion de gueules, brisé d'un îambel à trois pendants du même.
Henri II de Bréderode (1556-1568), célèbre par le rôle qu'il joua lors du soulèvement des Pays-Bas contre l'Espagne, ouvrit à Vianen un atelier monétaire, une de ces kaagmunten, comme celles des souverains de Batenbourget des'Heerenberg, dans lequel il. contrefit les espèces les plus en vogue. On a de lui des imitations de Vangelot d'or d'Angleterre, de Vécu d'or du Dauphiné, du ducat de Hongrie, du Jlortn d'or du Rhin ; ses tkalers, également copiés d'espèces étrangères, portent son buste ou celui de saint Henri, enfin, parmi les pièces divisionnaires, nous signalerons ses mariengroschen et ses audacieuses imi-
tations des lire pontificales. La légende principale des monnaies d'Henri de Bréderode est MONE-NO HEDDBREU*er Dominws Vlanae, ou HENRI- DNS-DE BREDERO -Ll. DO -VI.
Le seigneur de Bréderode mourut sans enfants, et sa nièce Gertrude de Bronckhorst recueillit en 1 568 sa succession. Elle nous a laissé un thaler de 1 577, portant à l'avers un homme sauvage tenant un tronc d'arbre arraché et l'écu aux trois colonnes, et au revers, l'écu échancré et couronné aux armes écartelées de Gertrude. La devise de la dame de Vianen éuit: IN SPE ET SILENTIO FORTITVDO MEA (fig- ïi8)-
aw), — Comté de Mtgen 1.
Le comté de Megen, sur la Meuse, au nord du duché de Brabant,
land, etc. Haarlem, 1858, in-4. p. S44 et suiv. — C. A. Serrure, Onuilgegtvene munttn der groven van HoUand en dcr heerm van Fianen, dans le Vadtrlandich Muséum, t. II, i8s9-éo, p. 6} et suiv.
I. P. Cuypers, Noliu sur Us monnaies des comtes de Megen, daos la Rame btlge de numiim., i8ji.
appartenait au xvi« siècle à la maison de Brimeu. Ses armes étaient: d'or au chef de gueules. Les Brimeu portaient: d'argent à trois aigles de gueules, becquées et membrées d'azur.
Charles de Brimeu s était fait confirmer par les empereurs F'erdinand V' et Maximilien II les droits régaliens de ses prédécesseurs, mais lopposition du duc de Brabant l'arrêta dans ses tentatives monétaires. A sa mort, le comté de Megen passa à sa nièce Marie de Brimeu, qui épousa en 1580, en secondes noces, Charles de Croy, prince de Chimay. En 1 584, une rupture survint entre les deux époux.
On possède de Charles de Croy des écus ou daalders à son buste et à ses armes, portant au revers la légende : NON VI Dl IVSTVM DERE- LICTVM. Après la séparation de Charles et de Marie, celle-ci fit monnayer à son nom seul, dans l'atelier de Gorcum, diverses espèces d'or, copies plus ou moins serviles du souverain de Marie Tudor, du noble henricus et du noble à la rose, d'Angleterre. Cette dernière monnaie porte la curieuse légende : ÀD LEg^em EDWAR^?' Dei Oratia KEOis AN- Qflie MARza A Brimeu PRlncipissa De CHlmaio Comitissa De MAEff^"-
ax), — Seigneurie d'Arkd ' .
La seigneurie d'Arkel était située entre la Leck et la Merwede, non loin de Gorcum. Ses armes étaient: d'argent à deux fasces bretessées de gueules. Vers la fin du xvi^ siècle, un seigneur d'Arkel entreprit de faire frapper monnaie, sans doute à Gorcum. On ne connaît ce monnayage que par un noble d'or et par le piéfort d'un souverain d'or copié de ceux d'Angleterre ; la légende de l'avers est : + MON-AVR- DOMINI DARFORTITVDO NRA DEVS.
ay). — Comté de Hornes^.
Le comté de Homes, situé sur la rive gauche de la Meuse, au sud de la Gueldre, était un fief de la principauté de Liège. Ses souverains possédaient également les seigneuries voisines de Weert et de Wessem. Les armes de Hornes étaient : d'or à trois huchets de gueules viroles d'argent, celles de Weert : d'argent au chevron d'azur. Jean III, comte
1. C. P. Serrure, Double noble à la rose au tiom du seigneur d'Arkel, dans la Rcvut belge de numism., 1847, p. 25$. — J. Schulman, De Vimitation de monnaies étrangères aux Pays-Bas septentrionaux, etc., dans le Congres international de numismatique de Bruxelles, 1891, p. 581.
2. J. Wolters, Notice historique sur Vancien comté de Hornes et sur les anciennes seigneuries de îVeert, Wessem, etc. Gand, 1850, in-8. — Van der Chys, De mutiten der letfu» van Brahand, etc., p. 138 et suiv.
de Homes, mourut sans enfants le 1 5 août 1 5 3 1 . Il laissa la plus grande partie de ses biens à Philippe de Montmorency, que sa femme Anne d'Egmond avait eu d'un premier mariage avec Joseph de Montmorency.
Philippe ouvrit un atelier monétaire à Weert. Il y frappa des florins d or de bas titre au type de saint Martin, copiés de ceux d'Utrecht et de Liège, des écus ou thalers et demi-thalers d'argent reproduisant Timagc
équestre du même saint, SANCTVS MARTIN. PATRONVS WIERTENS. et les écus accolés et heaumes de Montmorency » et de Hornes, des pièces d'argent appelées sprengers, copiées des doubles escalins de Liège, enfin quelques pièces de cuivre. Philippe de Montmorency fut décapité à Bruxelles le 4 juin 1 568 par ordre du duc d'Albe. Après sa mort, le monnayage de Weert ne fut pas poursuivi par sa veuve et héritière Walburge de Neuenahr.
az). — Seigneurie de Heid et Blyt 2.
Cette seigneurie était située sur les limites du Limbourgetdu territoire d'Aix-la-Chapelle. Son chef-lieu, le village de Richterich, avait saint Martin pour patron. En 1554, la terre de Heid et Blyt passa, à la suite d'un mariage, à Guillaume I de Bongard. Celui-ci frappa des thalers au type de saint Martin, à cheval ou à pied. Les premiers, qui reproduisent les coins des pièces de Philippe de Montmorency, comte de Hornes, portent les légendes SANCTVSMARTINVS PATRONVS IN HEYD ET B — PARTEM QVARTûm KQsae HObilis kSreae CVDEBAT Oominus (in) HcyrfET Blyt^. Quelques pièces de billon portent le buste de Guillaume: GVILHA BVNGDOHEYD— MONOLIBBAronw \n BLYT.
ba). — Comté de Gr'onsveîd A.
La seigneurie de Gronsveld, sur la rive droite de la Meuse, à une lieue en amont de Maestricht, portait: d'or à trois tourteaux de gueules. Elle fut élevée au rang de comté par Rodolphe II. Voici la liste des
1. Montmorency porte : d'or à la croix de gueules cantonnée de sei^e alérions d*a:^ur.
2. Van der Chys, De munten der leenen van Braband, etc., p. 181 et suiv.
3. Les armes de Bongard sont : de gueules au chevron d'argent. Guillaume y joint, soit celles de sa mère, Elisabeth d'Argenteau : d'azur à la croix d'or chargés de cinq coquilles de gueules et cantonnée de vingt croisettes d'or, soit celles d'Eynatten : d'argent à la bande accompagnée de six merlettes de sable.
4. J. Wolters, Rec}}erches sur Vaticien comté de Grotisveld. Gand, 1854, in-8. — Van der Chys, De munten der leenen van Braband, etc., p. 96 et suiv. — J. de Chestret, Notes sur Vlnstoire et la numismatique du pays de Gronsveld, dans la Revue belge de numism., 1874, p. 256 et suiv.
seigneurs et comtes de Gronsveld du xvi« au xviii^ siècle ; tous appartiennent à la maison de Bronckhorst :
Thierry II, ... 1496-1508. ♦Jean II, 1 588-1617.
•JeanI, 1 508-1 j $9 ou 1560. •Juste-Maximilien, 1617-1662. ♦Guillaume, 15 59 ou 1 560-1 563. Otton-Guillaume, 1662-1680?
Josse, 1 563-1 588. •Jean-François, i68o?-i7i9.
Jean I reprit le monnayage de Gronsveld après une interruption de près d'un siècle. Il émit de nombreuses espèces, dont quelques-unes ne nous sont connues que par les dessins d'anciens tarifs. Ses monnaies sont toutes d'audacieuses contrefaçons de pièces étrangères : florins d'or du Rhin au Christ dissis\ florins d'or au saint Martin conformes à ceux d'Utrecht et de Liège, pistolets au type toscan de Cosme de Médicis, thalers et demi-thalers de divers types, etc. Sous les successeurs de Jean I, les émissions de Gronsveld consistèrent principalement en monnaies de cuivre reproduisant les coins des liards de Liège et de Stavelot ou ceux des dûtes des Provinces-Unies.
bb). — Comté de Reckheim " .
La seigneurie de Reckheim, dont dépendait la libre baronnie de Boorsheim, était située à deux lieues au-dessous de Maestricht, sur la rive gauche de la Meuse. Elle fut élevée au rang de comté le 3 1 mars 1 625, par Ferdinand IL Ses armes étaient: d'or au lion de gueules. Voici la chronologie des souverains de Reckheim, telle que la donne M. de Chestret:
Érard et Jean de Pyrmont, 1 504-1 512... Guillaume, ... .-i 5 90.
Robert I de la Mark, ...-i 541 . *Hermann de Lynden, 1 590-1603.
Robert II de la Mark, 1 541-1 544. *Ernest de Lynden, 1603-1636.
Jean de Hennin, 1545-15 56 ? ^Ferdinand de Lynden, 1636-1665.
•Guillaume de Vlodorp. 15 56?-! 564 ou *François-Gobert, 1665-1703.
1565. •Perdinand-Gobert, 1765-1708.
Jean Quadt de Wyckradt, 1565 ?-.... Joseph-Gobert, 1708-1720.
Le monnayage moderne de Reckheim commence sous Guillaume de Vlodorp par l'émission de pièces anonymes portant ses armoiries : florins d'or du Rhin au type de saint Pierre, florins d'or de Hongrie, thalers et demi-thalers au saint Pierre et à l'aigle d'empire. Hermann de Lynden donne quelques monnaies signées; mais ce fut surtout sous ses successeurs Ernest et Ferdinand que la fabrication moné-
I. J. Wolters, Notke historique sur V ancien comté impérial de Reckheim, Gand, 1846, in-8. — Van der Chys, De munten der ïeenenvan Braband, etc., p. 271 et suiv. — J. de Chestret, Notes sur l'histoire et la numismatique du pays de Reckheim, dans la Revue belge de numism., 1872, p. 480 et suiv. — V« B. de Jonghe, Monnaies inédites de Reckheim, dans le même recueil, 1893, p. 482 et 1894, p. 211 et suiv.
taire prit une grande extension. Ce dernier émit d'énormes quantités de pièces de cuivre, liards et doubles liards, copiées de celles des Pays-Bas espagnols, de Tévêché de Liège, des Provinces-Unies. Sur quelques doubles liards, Ferdinand associe à son nom celui de sa femme Elisabeth de Furstemberg. Les noms de François-Gobert et de Ferdinand-Gobertse rencontrent réunis sur des gulden d'argent, dont l'un porte le millésime de 1687.
bc). — Seigneurie de Schônau » .
La seigneurie de Schônau, située à une lieue au nord d'Aix-la-Chapelle, appartenait, au xvi*^ et au xvii*^ siècle, à la famille de Milendonck. En i$2^, Schônau passa à Thierry de Milendonck, qui fit reconnaître sa terre comme fief immédiat de l'empire et fit frapper en 1542 un thaler à son buste et à ses armes, écartelées de Milendonck et de Drachenfels, du chef de sa femme Agnès de Drachenfels. Les légendes sont: THEOD • D • IN • MILENDONCK • Z • SCHONAWE et MONE • NO- DOM • SCHONAWENSIS, suivi du millésime.
Au xviu* siècle, la terre de Schônau était arrivée, sans doute par héritage, dans la famille de Blanche. En i7j5,Jean-Godefroid de Blanche, renouvelant les prétentions de ses prédécesseurs au droit de battre monnaie, fit frapper des pièces de cuivre à ses armes, de la valeur de IlII heller, commt celles que la ville d'Aix-la-Chapelle forgeait alors et qu'on nommait buschen. Les monnaies de Schônau furent décriées en 1756 par les magistrats d'Aix-la-Chapelle.
bd). — Comté de FapioUes*,
La seigneurie de Fagnolles, près de Mariembourg (Belgique) appartenait aux princes de Ligne. Elle fut érigée, en 1790, en comté souverain, en faveur du feldmaréchal Charles de Ligne. Celui-ci fit frapper à Gûnzbourg quelques ducats d'or portant son buste entouré de la légende : CAROLVSPSIR- A LINEA CFAGNOLENSIS. et les armes de sa maison : d'or à la bande de gueules,
be). — Seigneurie de Gimborn.
La terre de Gimborn, située entre le duché de Berg et le comté de la
1. J. de Chestret, Lettre à Af. Chaîon, dans la Rev, belge de numism. de 1869. — R. Chalon, Le baron de Blanche et sa monnaie de Schônau, dans le môme recueil, 1855, p. 442 et suiv.
2. R. Chalon, Recherches sur les monnaies des comtes de Hainaut. Bruxelles, 1848, in-4, p. IS5.
Mark, appartenait, depuis 1650, aux comtes deSchwarzemberg. Ceux-ci, dont nous parlerons plus loin comme membres du cercle de Franconie, ouvrirent à Gimborn un atelier monétaire. En 1782, Jean de Schwarzemberg vendit les seigneuries de Gimborn et de Neustadt à Louis, comte de Wallmoden, qui fut élevé l'année suivante au rang de comte d'empire. Il fit frapper plusieurs monnaies en 1802, notamment des ducats d'or à son chiffre (les lettres LWcursives, liées) et des gulden de convention à ses armes, qui sont: écartelé aux i^^ et 4^ d'or à trois bouquetins rampants de sable ongles d'or, les cornes tortillées d'or et de sable, qui est Wallmoden; au 2^ d'or au chef d'azur chargé de trois fermaux en losange d'or, qui est Gimborn; au 3^ d'argent à deux fasces, la première échiquetée d'argent et de gueules, la seconde bretessée et contre-bretessée de sable, qui est Neustadt; sur le tout: coupé d'azur à une couronne d'or, et d'azur à deux chapeaux de Juifs, partis d'argent et d'azur, liés de gueules. Les monnaies portent MONETA GIMBOR- NENSIS. Louis de Wallmoden mourut en 181 1.
bf). — Ville impériale i* Aix-la-Chapelle,
Aix-la-Chapelle, en latin Aquisgranum ou Civitas aquensis, en allemand Aachen, fut jusqu'à Ferdinand I la ville d'Allemagne où se faisait le couronnement de l'empereur. Ses armoiries sont: d'argent à l'aigle de sable, lampassée, armée et couronnée d'or.
Le type des thalers d'Aix se compose généralement de l'image de Charlemagne assis ou des armes de la ville. La légende est : MO'REGI>E SEDIS VRBIS AQVISGRANI. avec la mention impériale. Sur quelques pièces de Ferdinand III, on trouve le commencement des hymnes qui se chantent à Aix à la messe de la fête de saint Charlemagne: urbs aquensis, urbs regalis, regni sedes principalis, prima regum curia. Le monnayage d'Aix-la-Chapelle cessa en 1795; la série comprend des monnaies d'or, d'argent et de cuivre.
bg). — Ville impériale de Cologne K
Cologne, en latin Colonia agrippina, en allemand Coeln ou Koeln, a pour armes : coupé, au i de gueules aux trois couronnes des rois mages d'or, au 2 d'argent aux on^e flammes de gueules, allusion à la légende des onze mille vierges.
Les premiers thalers et doubles thalers de Cologne appartiennent
I. Wallraf, Beschreibung der côlnischen Mûn^sammlung des Domhern von Merle, Cologne, 1792, in-8.
encore à la série des incunables et sont empreints des types suivants : lASPAR • MELCHIOR ET BALTASAR. Les trois rois debout, à côté de la ville; à l'exergue, O- FELIx CQlonla, Revers : SANGVrE Hl ROSEO REGNA VICERE SVPE'NA. Navire armorié d'Angleterre et de Bretagne, dans lequel sainte Ursule, son père Déonot, roi de Cornouailles, et le pape Cyriaque se tiennent debout, entourés de quelques-unes des onze mille vierges.
Plus tard, dans le cours du xvi^^ siècle, les pièces sont frappées suivant les lois de l'empire; les armes de Cologne et l'aigle se partagent les deux faces. Au xviii« siècle, le buste de l'empereur remplace parfois l'aigle, par exemple sur le thaler au nom de Charles Vil frappé en 1742, dernière émission signalée par MM. Erbstein. Le monnayage de l'or, des menues espèces d'argent et des pièces de cuivre fut continué jusqu'en
bh). — Ville impériale de Dortmund '.
La ville de Dortmund, Tremonia, portait : d'argent à Vaigle de sable. Elle obtint sa monnaie propre sous Maximilien 1. Ses premiers thalers datés sont au nom de Charles-Quint et au millésime de i J41 ; leur type se compose du buste de l'empereur et de laigle. Les groschen portent leffigie de saint Renaud, patron de la ville: S. REINOLDYS MARTIR. Sous le règne de Ferdinand II, Dortmund frappa ses premières pièces ai OT^ florins et ducats. En 1686, son atelier fut reconnu kreismûni{stàtte par le cercle de Westphalie. Le monnayage prit fin en 1760.
bi). — Ville impériale de Nimègue^.
Avant 1543, la ville de Nimègue taillait ses espèces conformément à celles du duché de Gueldre, dans lequel elle se trouvait enclavée. Les pièces de cette période portent fréquemment l'image du patron de Nimègue, saint Etienne. Après 1543, sous les empereurs Charles-Quint et Ferdinand, les espèces, doubles ducats, daalders et demi daalders^ furent frappées conformément aux lois de l'empire. La ville continua de la sorte, jusqu'à ce qu'elle fût troublée, en mars 1 565, par la chambre de Spire, dans l'exercice de son droit, qui lui fut contesté. Les monnaies de Nimègue ayant été déclarées pour billon, en Allemagne, la ville se
1. Ad. Meyer, Die Mûn\en der Stadt Dortmund, dans la Numismatiscîje Zeilschrift de Vienne, 1883, p. 238 et suiv.
2. P.-O. van der Chys, De munlen der voormalige heeren en steden van Gelderland. Haarlem, 1853, i°"4' — W.-J. de Voogt, Bijdragen tôt de numismatiek van Gelderland. Arnhem, 1867, in-8.
mit à frapper conformément au système de Philippe II, roi d'Espagne et souverain des Pays-Bas. Les pièces de cette époque mentionnent souvent cette particularité ; c'est ainsi qu'on lit sur le daalder reproduit par notre figure 2 19, la légende : NA ■ PHLS ■ PENINGS ■ GEHALT- DAL- V - XXX ■ STVVER, daalder de 3o stuivers frappé selon la loi des monnaies de Philippe. En octobre 1567, Nimègue parvint à faire reconnaître ses droits monétaires par le de Mûm^probationstag Cologne et fut admise au nombre des membres monnayants du cercle de Westphalie.
Vers le milieu du xvii< siècle, les villes de Nimègue et de Zutphcn s'engagèrent envers les Provinces-Unies à cesser leur monnayage, moyennant une indemnité annuelle de 2000 florins. En 1685, croyant trouver leur compte à faire frapper des pièces d'empire, elles renoncèrent au dédommagement qu'on leur avait accordé et recommencèrent leur fabrication. Le monnayage de Nimègue cesse définitivement en 1704.
bj). — ViUis impMalcs âe Devtnltr, Campea et Zwolk '.
Le droit de frapper des monnaies d'or fut accordé à la ville de Deventer par l'empereur Frédéric III en i486. Une concession analt^ue fut faite à Zwolle le 4 octobre 1488, et, sans doute vers cette même époque, à Campen. La même année, les trois villes de l'Overyssel, auxquelles vint se joindre celle de Groningue, convinrent de monnayer suivant un même système. Au svi» siècle, Groningue était détachée de l'alliance, qui devint plus étroite entre Deventer, Campen et Zwolle; à partir de 1 ; }8, ces villes émirent des espèces portant leurs noms réunis. La formule habituelle des légendes est: moneta nova trium civitatum
l. P.-O. van der Chys, De Munten dcr voormàlige haren en sleden van Overijssél.
Haarlem, 1854, in-4. — L.-W. Bcsier, De MunlmeisCers en hun muntslag in de provinàalt en iledelijkt Munthiàjen van de Rtpubiiek der Verunigde Nederlanden. Ulrecht, 1890,
imperialium Daventrensis, Campensis et Zwollensis. Nous reproduisons, comme spécimen de ce monnayage, le rfaaWer frappé en i(î8àCampen; l'avers porte l'image de saint Nicolas, patron de la ville (fig. 220); sur les pièces de Deventer et de Zwolle, ce saint est remplacé soit par saint Lebuin, soit par saint Michel.
L'union des trois villes d'Overyssel ne paraît pas s'être prolongée au delà de i j86. Après un chômage de quelques années, chacune recommença à monnayer pour son compte. Les émissions de Campen furent
les plus importantes et consistèrent souvent, dans les dernières années du svF siècle, en imitations de monnaies étrangères telles que le ducat et le double ducat de Ferdinand et Isabelle, le souverain d'or d'Elisabeth d'Angleterre, le noble à la rose, le noble de Gand, etc.
Les dernières émissions eurent Heu, à Campen en 1695, à Zwolle eh 1698, à Deventer en 1708.
bk). — FilJt impiriak de Crcmingia'.
La ville impériale de Groningue frappa ses premiers daalders et demidaalders en 1(61. Ils portent l'image en pied de saint Jean-Baptiste et, au revers, l'aigle à deux têtes. Le monnayage municipal dura jusqu'en 1692.
bl). — VaU d-Emdm.
La ville d'Emden commença son monnayage particulier au xv'' siècle, en dépit des réclamations des comtes d'Ostfrise. Ses dernières émissions eurent lieu, suivant Leitzmann, en 1728. Les monnaies portent fréquemment les armes de la ville: une harpie couronnée de face issant d'un mur maçonné, crénelé, chargé d'un fl, et dont le pied est baigné par les eaux de l'Ems.
1. P.-O, van der Chys, De Munten van Fritsland, Groningtti m Drailhe. Haarlem 185s. in-4-
bm). — Ville de Neuss.
La ville de Neuss, dans Tarchevêché de Cologne, possédait le droit de frapper monnaie à son compte. Son plus ancien thaler est de 1 5 39. Le type de ses pièces se compose fréquemment de l'image en pied de saint Quirin, son patron, tenant une bannière: S. QVIRINVS- PATRONVS NOST, accosté des armes de Cologne et de Neuss : onze besants rangés en orle. Le nom de la ville est indiqué parfois par la curieuse formule: NVSSIA • SkHctae-^QQLesiae - COLQniensis FIDELIS • FILIA.
Nous avons parlé (p. 146), des monnaies obsidionales frappées en 1 586 à Neuss par le commandant de la place, Frédéric-Henri Cloeth.
§ V. — Cercle de Basse-Saxe.
Le cercle de Basse-Saxe était borné au nord par la Baltique et le duché danois de Schleswig, à l'ouest, par la mer du Nord et le cercle de Westphalie, au sud, par les cercles de Haut-Rhin, de Bas-Rhin et par celyi de Haute-Saxe, auquel il touchait également à l'est. Ses directeurs étaient les ducs de Magdebourget de Brème, et l'aîné des ducs régnants de la maison de Brunswick. Les diètes se réunissaient à Brunswick ou à Lunebourg; la dernière se tint en 1682.
a). — Archevêché de Magdebourg.
L'archevêché de Magdebourg touchait au nord au margraviat de Brandebourg, à l'ouest aux possessions de la maison de Brunswick- Wolfenbuttel et de l'évêché de Halberstadt, au sud à la principauté d'Anhalt, à l'est au Brandebourg, à la Saxe, à la principauté d'Anhalt et au comté de Barby. Les archevêques, qui s'intitulaient parfois primats de Germanie, résidaient à Halle. Les armes de l'archevêché étaient : coupé de gueules et d' argent \ le patron est saint Maurice.
Ernest de Saxe, 1476-15 13. •Joachim-Frédéric de Brandebourg, 1566-
* Albert IV de Brandebourg, 1513-1545. IS98.
Jean- Albert de Brandebourg, 1 545-1 551. * Chrétien-Guillaume de Brandebourg,
Frédéric IV de Brandebourg, 1551-1552. 1598-1631. *Sigismond de Brandebourg, 1552-1566. * Auguste de Saxe, 1631-1680.
Le monnayage reprit sous Albert IW^cardinalisarchiepiscopusMagdeburgensis, qui frappa les premiers thalers, d'abord sans date, puis datés à partir de 1 52^ En 1 537 Albert frappa les premiers ducats d'or.
l'empire d' ALLEMAGNE 257
La devise habituelle d'Albert IV est: DOMINVS MICHI ADIVTOR
QYEM TIMEBO.
La série monétaire, de nouveau interrompue après Albert IV, reprend
sous Sigismond et ses successeurs. Joachim-Frédéric ne porta que le titre d'administrator Magdeburgensis, Pendant la minorité de Chrétien-Guillaume le chapitre exerça la souveraineté et les monnaies portèrent la légende MONE^û ARCHIEPISCOPATVS MAGDEBVRG. ainsi que le nom de saint Maurice; lorsque l'archevêque eut pris luimême le pouvoir, le numéraire reçut son nom et sa devise PRO LEGE