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Ces princes monnayèrent toujours en commun. On trouve donc les noms des quatre frères réunis sur les espèces jusqu'en 1 557, date de la mort de Jean. De 1557 à 1567, Ernest, Wolfgang et Philippe II continuent leur association, qui, de 1 567 à 1 595, se trouve réduite aux deux derniers. Enfin en 1595 et 1596, Philippe II, seul survivant, signe seul le numéraire; il y inscrit la légende GOT-GIBT-GOT-NIMBT, Dieu donne. Dieu reprend, allusion à la mort successive de ses frères.
Ligne moyenne de Brunswick. — Cette ligne, formée au xiv^ siècle, se divisa à la fin du xv« entre les deux fils de Guillaume II, qui formèrent les rameaux de Brunswick- Wolfenbuttel et de Brunswick-Calenberg. Ses domaines s'étendaient au Sud du duché de Lunebourg. La principauté de Calenberg comprenait trois tronçons ayant respectivement pour capitales Hanovre, Hameln et Goettingue. La principauté de Wolfenbuttel se trouvait répartie en quatre districts, avec les villes de Brunswick, Wolfenbuttel, Scheningen, Gandersheim, etc.
Guillaume II, 1474- 149 5,
Wolfenbuttel, Caîenherg.
* Henri le Vieux * Éric le Vieux
* Henri le Jeune * Éric le Jeune
♦Jules, 1568-89.
• Henn -Jules 1589-1613.
♦ Frédéric-Ulric * Chrétien
Les deux frères Henri le Vieux et Éric I prirent, en 1501, l'initiative d'une entente monétaire à laquelle participèrent les villes de Hildesheim, Goettingue, Hanovre, Eimbeck, Nordheim et Brunswick. Cette entente eut pour résultat l'émission de monnaies selon un pied uniforme.
Brunswick-Calenberg, — On possède des thalers frappés à Munden au nom d'Éric I et portant le millésime de 1543. Comme Éric mourut en 1 540, il faut admettre que ces thalers ont été frappés après sa mort par sa veuve ou que la date 1543 a été mise pour 1534 P^^" suite d'une erreur de poinçonnage. Le nom de l'atelier étant écrit sous une forme très " incorrecte : MANETA NOVA MVNDENTIIS, cette seconde explication n'a rien d'inadmissible. Ces thalers portent le buste et les armes d'Éric I.
Éric II, mineur à la mort de son père, régna d'abord sous la tutelle de sa mère Elisabeth de Brandebourg. En 1 545, il prit le gouvernement de ses états. Ses premières monnaies sont frappées en commun avec son cousin Henri de Brunswick- Wolfenbuttel ; mais, à partir de 1557, l'union cesse et Éric II signe seul son numéraire. Les devises qu'il affectionnait particulièrement sont: SPERO INVIDIAM. puis EX DVRIS GLORIA. Un grand nombre de ses pièces, frappées en conformité avec les ordonnances impériales, portent le nom de Tempereur Maximilien II.
Brunswick'WolfenbutteL — Les premiers thalers de cette branche , appartiennent à Henri le Jeune, qui avait créé en ijioun atelier à Helmstedt; ils portent le millésime de 1 5 3 1 et la devise : IVSTVS NON DERELINQVITVR. En 1J39 cette devise devint: NON VIDI IVSTVM DERELICTVM. pour céder bientôt la place à une autre, en allemand: in Gottes gewalt hab ich mein sach gestalt; der hat es gefunden dos mir genugi. Le type habituel des monnaies est le buste du duc et un sauvage tenant un tronc d'arbre.
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Jules poursuivit les émissions avec une grande activité. En 1574, il commença à Heinrichstadt la fabrication de curieuses monnaies d'argent, multiples du thaler, connues sous le nom de juliuslôser. Ces pièces étaient destinées à former une sorte de réserve du trésor public. Chaque habitant du Brunswick- Wolfenbuttel était tenu d'en conserver un certain nombre, suivant sa fortune personnelle, et le duc se réservait le droit de les reprendre, au moment nécessaire, contre de la monnaie divisionnaire d'aloi naturellement moindre. Le type de ces juliuslôser se compose des deux côtés d'une légende circulaire en deux lignes concentriques; une troisième ligne est occupée par les signes du zodiaque; au centre se trouvent, à l'avers, le buste du prince, au revers, ses armes soutenues par deux sauvages. Les légendes comprennent la titulature habituelle de Jules, une invocation religieuse, sa devise ALIIS INSER- VI ENDO CONSVMOR. le nom de la monnaie, son lieu d'émission et sa valeur.
Les monnaies ordinaires de Jules sont appelées lichtthaler, lichtgulden, etc., parce que le sauvage qui en occupe une des faces tient une lumière (licht), une chandelle allumée. Le duc de Brunswick mourut en 1589, laissant ses états dans une situation très prospère; le pays était affranchi de toute dette, et le trésor renfermait sept-cent-mille thalers. A l'occasion de sa mort, son fils fit frapper plusieurs pièces obituaires célébrant le deuil public : LVCTV PVBLICO.
Henri-Julesétait évêque postulé de Halberstadt et, sur ses monnaies, ce titre précède celui du duc de Brunswick. Ses thalers portent des types variés, auxquels les numismates allemands ont donné des noms particuliers, tels que rebellentkaler, lûgenthaler, wahrheits thaler, eintrachtsthaler, pelikansthaler, tirés de certains détails de l'empreinte. Le principal atelier de Henri-Jules fut celui d'Osterode, qu'il transféra en ]6oi à Zellerfeld.
Frédéric-Ulric a pour devise immuable DEO ET PATRIAE. Le type de ses pièces est parfois son monogramme (voyez p. i ^4, fig. 146). En 1617, l'atelier de Zellerfeld fut transféré à Clausthal. Au règne de ce duc se rattachent les obsidionales frappées en 1627. par Philippe-Reinhardy comte de Solms, dans la forteresse de Wolfenbuttel, qui avait été occupée au nom de Chrétien IV, roi de Danemark.
Chrétien, frère de Frédéric Ulric, qui précéda celui-ci dans la tombe, avait reçu l'évêché protestant de Halberstadt. Cousin germain d'Elisabeth, femme de Frédéric IV, électeur palatin du Rhin, Chrétien prit les armes pour la défense de ce prince, élu roi de Bohême. Dans la guerre où ce parti l'engagea, il assouvit par toutes sortes de violences la haine qu'il portait au clergé catholique. En Westphalie, il mit au pillage les
trésors des églises, notamment à Paderborn, où il s'empara de la grande statue en argent massif de saint Liboire qui ornait la cathédrale. Le métal des objets du culte lui servit en [622 et en i6îj à faire frapper ces fameux ducats et thalers sur lesquels il s'intitule « ami de Dieu, ennemi des prêtres »:GOTTES FRÊVNDT DER PFAFFEN FEINDT. Cette légende est écrite en quatre lignes au revers des pièces; l'avers porte un bras armé, issant d'un nuage, entouré de la devise française : TOVT AVEC DIÊV. Chrétien de Brunswick mourut en 1626, sa mort donna lieu à l'émission de plusieurs sterbetkaler.
Avec Frédéric-Ulric finiten i6;4la ligne de Brunswick-Wolfenbuttel, dont les. possessions passèrent à celle de Lunebourg.
Ligne moyenne de Lunebourg. — Cette ligne eut pour fondateur Bernard 1 (h7;-14}4), lîls de Magnus II de Brunswick. Elle se subdivisa au xvi« siècle en plusieurs tronçons.
Henri, 1471-1520.
Harbourg. Cellt. Gijhorn.
Oiton le Vieux, Ernest, i;2i-46. François, ij}9-49.
mort en 1549. |
OnonleJ«me, Helri, . Guiilaurol le Jeune,
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, ..J nouvelU ligne la nouvilU ligat
^ de Brunswick. de Lumbourg.
En 1621, Guillaume de Brunswick-Harbourg ouvrit concurremment deux ateliers monétaires, l'un à Moisbourg, qui travailla jusqu'en 1629, l'autre à Harbourg, qui se maintint en activité jusqu'en
lôîi. Les espèces émises par lui ne consistent qu'en monnaies d'argent et de billon, depuis le tkaler jusqu'aux petites monnaies divisionnaires.
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Les types comprennent les armes et le buste de Guillaume, l'aigle d'empire, le globe crucigère ou une légende dans le champ. La devise du duc est DOMINVS PROVIDEBIT. Lorsqu'en 1634 la ligne de Wolfenbuttel s'éteignit, Guillaume obtint comme part d'héritage les deux septièmes des revenus du Harz, dont le métal était monnayé à l'atelier commun de Zellerfeld. C'est là que furent frappées ses monnaies aux millésimes de 1636 à 1642 et que ses parents firent exécuter en 1642 son thaler et son quart de thaler obituaires.
Nouvelle ligne de Brunswick. — Cette ligne fut formée par Henri, fils aîné d'Ernest, duc de Brunswick-Lunebourg-Celle. Ses possessions comprirent Dannenberg, Brunswick et Wolfenbuttel, qu'elle hérita de la ligne moyenne de Brunswick.
Henri, 1546-98.
Dannenberg. Hit:^acker,
* Jules-Ernest, *Auguste le Jeune,
•Rodolphe-Auguste, *Antoine-Ulric, Bevern.
seul: 1666-85, avec son frère : Ferdinand-Albert I, avec son frère : 1685-1704, mort en 1687.
1685-1704. seul: 1704-14.
•Ferdinand- Albert II,
•Auguste-Guillaume, •Louis-Rodolphe, «ru 1 t
1714-31. à Blankenbourg : C^harles 1,