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à Wolfenbuttel : ^ ^, , ^^ .„
,«^. .- * Charles-Guillaume
^'^ ^^^' Ferdinand.
La numismatique des deux fils de Henri a été étudiée en détail par M. Bahrfeldt. En 1617 ils firent frapper en commun, à Clausthal, atelier de leur parent Chrétien, duc de Brunswick-Celle, un thaler, connu dans les catalogues sous le nom de eintrachtsthaler, portant à l'avers leurs bustes en regard, au revers Técu timbré de trois cimiers avec la devise : CONCORDIA DITAT. En 1619, Jules-Ernest créa un atelier à Dannenberg, puis vers 1623 une seconde officine à Scharnebeck. Les émissions comprirent desflorins d or, des thalers et une série de pièces divisionnaires; les devises habituelles du duc sont: RECTE • FACIENDO • NEMINEM ' TIMEAS et TIME • DEUM • HONORA • OESAREm. En 1620, Jules-Ernest fit frapper un thaler et un demi-thaler en commémoration de sa mère Ursule de Saxe.
Auguste le Jeune ouvrit, dès 1619, un atelier dans sa résidence de Hîtzacker; il y frappa des thalers et des doubles schillings. Puis, cédant aux sollicitations de Chrétien, duc de Brunswiclc-Lunebourg-Celle, il supprima son atelier et monnaya à Harbourg. En [62], des thalers tl quarts de thalers rappellent la mort de la première femme du duc, Claire-Marie de Poméranie. Le monnayage cessa en 1624. Les domaines d'Auguste le Jeune s'accrurent en i6î4de l'héritage de Frédéric-L'lric de Brunswick-Lunebourg, en i6{6 de celui de son frère Jules-Ernest, eniîn en 1642 des domaines de Guillaume de Brunswick-Harbourg.
Quand il eut succédé à son frère, Auguste le Jeune monnaya à Zellerield. Ses types sont très remarquables et ont fait donnera ses thalers des noms spéciaux bien connus des numismates allemands. C'est ainsi que les nomenclatures désignent par glockenthaler ceux dont le type se compose d'une cloche, frappés en 164? après le départ des troupes impériales qui occupaient Wolfenbuttel (fig. 221), et par schiffsthaler ceux qui représentent un navire appareillant. La devise habituelle d'Auguste le Jeune est: ALLES MIT BEDACHT. tout avec réflexion,
Rodolphe-Auguste, fils aine d'Auguste le Jeune, lui succéda. Le 12 juin 1671, il se rendit maître delà ville de Brunswick, qui, jusque là, s'était maintenue indépendante; cet événement donna lieu à l'émission d'un thaler commémoratif. Les monnaies ordinaires de ce duc portent sa devise, REMIGIO ALTISSIMI, dont les deux premières lettres forment les initiales de son nom. En 1685, Rodolphe-Auguste, se voyant sans enfants, associa au gouvernement et à la signature des espèces son frère Antoine-Ulric.
Les types ordinaires des monnaies ducales au xviii' siècle sont le buste du souverain, ses armes, le cheval libre, le sauvage, un monogramme ou une inscription en plusieurs lignes dans le champ. i,es ducs continuèrent à placer sur les espèces leurs devises personnelles : LABORE ET
CONSTANTIA ou CONSTANTER pour Antoine-Ulric, PARTA TVERI pour Auguste-Guillaume, EX ADVERSO DECVS pour Louis-Rodolphe, FAVORE ALTISSIMI pour Ferdinand-Albert II, NVNQVAM RETRORSVM pour Charles I.
Nouvelle ligne de Lunebourg. — Cette ligne est issue de Guillaume le Jeune, duc de Brunswick-Lunebourg-Celle, second fils d'Ernest. En voici la filiation :
Guillaume, 1546-92.
Ernest, 1592-1611.
* Chrétien,
• Auguste, * Frédéric, 1633-36. 1636-48.
* Georges,
* Chrétien Louis, * Georges-Guillaume,
à Calenberg :
à Celle: 1648-65.
à Calenberg :
à Celle: 1665-1705,
en
Saxe -Lauen bourg :
[Pour la numismatique de ce dernier pays, voyez le § h.]
* Jean-Frédéric, * Ernest- Auguste, à Calenberg : à Calenberg :
1665-79. 1679-98, électeur
depuis 1692.
* Georges I Louis,
électeur,
trésorier de
Tempire en 17 10,
roi d'Angleterre
en 1714.
* Georges II,
Frédéric-Louis, mort en 1751.
* Georges III, 1760- 1803.
En 1617, la nouvelle ligne de Lunebourg obtint le duché de Grubenhagen et avec lui une partie des mines du Harz. Chrétien qui en 161 1 avait succédé à son frère Ernest, et qui depuis 1599 était évêque de Minden, créa, pour utiliser le métal de ses mines, des ateliers à Osterode, Andreasberg, Catlenbourg et Elbingerode, puis il en ouvrit d'autres à Winsen sur le Luhe, à Celle et peut-être à Nienbourg sur le Weser. Cette numismatique a été étudiée d'une manière approfondie par M. Max Bahrfeldt. Les monnaies de Chrétien ne se composent que de pièces d'argent, de billon et de cuivre. Ses reichsthalers portent son buste, ses armes et sa devise: lUSTITIA ET CONCORDIA; les espèces divisionnaires portent ses armes et généralement au revers une légende en plusieurs lignes, indiquant la valeur d'émission ; ses doppelschillings ont les initiales de leur nom : DS, en monogramme.
Auguste, qui succéda à son frère Chrétien, était évéque de Ratzebourg. Peu de temps avant sa mort, il céda le gouvernement à ses frères Frédéric et Georges. Un thaler rappelle Taccord des trois frères et porte leurs bustes. Auguste avait pour devise: PATRIIS VIRTUTIBUS.
Sous Frédéric il v eut des émissions assez abondantes. Il était coadjuteur de 1 evêché de Ratzebourg et prévôt de l'église de Brème, titres qui figurent sur ses espèces en même temps que sa devise allemande :
FRIEDT ERNEHRT UNFRIEDT VERZEHRT.
Les monnaies de Georges et de ses descendants ne sortent pas des données ordinaires des types de Brunswick, le cheval libre, le sauvage, rimage de saint André; aussi nous bornerons-nous à rappeler les devises personnelles des différents ducs. Ce sont : AVF GOTT TRAWE ICH ou ?\EJas \ySJitia AC FORTITVDO pour Georges, SINCERE ET CONSTANTER pour Chrétien-Louis, PIETATE ET lUSTITIA. puis à partir de 1675, QVO FAS ET GLORIA DVCVNT pour Georges- Guillaume, EX DVRIS GLORIA pour Jean-Frédéric, SOLA BONA aV>E HONESTA pour Ernest-Auguste, IN RECTO DECVS pour Georges-Louis jusqu'à son avènement comme roi d'Angleterre, enfin, pour Georges II, NEC ASPERA TERRENT, allusion au cheval de Brunswick, qui s'élance sur un sol rocheux. Les ateliers monétaires étaient Zellerfeld et ClausthaP. Notre figure 222 représente un «//Wemanns thaler ou thaler au sauvage de Jean-Frédéric.
e). — Duché de Mecklenibourg^,
Le duché de Mecklem bourg était borné au nord par la Baltique et le duché de Poméranie, à Test et au sud par le Brandebourg, à l'ouest par les pays de Brunswick-Lunebourg et de Saxe-Lauenbourg.
Les ducs de Mecklembourg prenaient le titre de: Det gratta dux magnopoliensis ou megalopolitanus ou mecklenburgensis, auquel ils ajoutèrent à partir du xvii« siècle ceux de: princeps Vandalorum, cornes Sueriniy Rostochii et Stargardiae dominus. En allemand, leur titulature était: yon Gottes gnaden her^og j(u Mecklenburg, furst ^u Wenden, graf^u Schwerin, herr der Lande Rostock und Stargard.
Les armes de Mecklembourg sont: d'or à la tête de taureau de sable, languée de gueules, accornée d'argent, les naseaux percés d^un anneau du même, couronnée de gueules. Les ducs portaient en outre : coupé de
1 . Cf. sur les monnaies brunswickoises >des rois d'Angleterre : J. Atkins, The coins and tokens of the possessions and colonies oj the hritish empire. Londres, 1889, in-8, p. 23 et suiv.
2. C.-Fr. Evers, Mecklenburgische Mûn:(verfassung, Schwerin, 1798, in-8.
gueules et d'or pour le comté de Schwérin, d'or à la tête de taureau de sable, posée en barre, languée de gueules, accornée d'argent et couronnée d'or pour la principauté de Wenden, d'azur au griffon passant d'or pour le pays de Rostock, de gueules au dextrochère de carnation sortant d'une nuée d'argent mouvant du flanc senestre, paré d'argent, tenant une bague d'or châtonnée d'argent pour le pays de Stargard.
Au xvi^ et au xvii« siècle, la maison de Mecklembourg se divisa en plusieurs lignes, dont les principales furent celles de Gustrow, de Schwérin et de Strélitz. Ces deux dernières existent encore.
• Magnus II, 1483-1503.
♦Albert VI le Beau,
' I *Jean-AlbertI, Gustrow. * Charles,
1547-76. •Ulric, 1 1610.
Jean V,
• Henri le Pacifique, 1503-52.
Philippe, I5S2-57.
Gustrow,
* Jean-Albert II,
♦Gustave- Adolphe, 1636-95.
Schwérin.
* Adolphe-Frédéric I,
* Chrétien Grabow. Mirow. Strèlit:^.
Louis I, Frédéric, Jean-Georges, 'Adolphe-Frédéric II, 1658-92. 1658-88. 1658-75. 1658-1708.
* Frédéric- Schwérin. Schwérin,
Guillaume , Charles- * Chrétien-
1 688-1 7 1 3 . Léopold , Louis II,
♦Adolphe- Charles,
Frédéric III, f 1752.
• Frédéric, ■ Louis,
•Frédéric-François I,
1785-1837, grand duc en 181 5.
♦Adolphe- Charles, Frédéric IV, 1 794- 1 8 1 6 , 1752-94. grand duc en 1815.
Lignes de Schwérin et de Gustrow. — Les fils de Magnus II régnèrent d'abord en commun sur le Mecklembourg, mais en 1 520 le désaccord s'étant mis entre Albert VI le Bel et Henri le Pacifique, un long procès de famille donna lieu à un partage : Henri, l'aîné, fixa sa résidence à Gustrow; Albert le Bel vécut à Schwérin. On possède des demi-
thalers ou pièces de 30 witien, parfois frappés sur flans de poids double, qui portent les noms des deux princes: HTRICI-ET: ALB*TI-DVC- MAGNO POL. Le type se compose de trois écussons posés en tréfeuille et, au revers, d'un écu de Mecklen bourg brochant sur une croix qui coupe l'inscription: MONETA-NOVA: GV-STROW-ENS- 1502. Les légendes sont encore écrites en lettres gothiques. Le millésime de i $02 a lieu de surprendre, puisque les deux frères ne montèrent sur le trône qu'en 1503. Madaï suppose qu'il y a là une erreur de gravure; MM. Erbstein considèrent la date non comme celle de l'émission, mais comme celle de l'adoption du système monétaire auquel la pièce appartient.
Après la rupture, les fils de Magnus II eurent chacun leur monnayage particulier. Leurs thalers portent leur effigie. On a des pièces d'Henri frappées à Grevesmûhl et des pièces d'Albert frappées à Gûstrow et à Gadebusch.
A la mort d'Albert, ses deux fils majeurs Jean-Albert et Ulric lui succédèrent, mais ils abandonnèrent l'administration de leurs états à leur oncle le duc Henri. Celui-ci mourut en i J52, ne laissant qu'un fils, Philippe, faible d'esprit et hors d'état de gouverner. En 1555, Jean- Albert et Ulric se partagèrent les possessions de la maison de Mecklembourg : le premier résida à Schwérin, le second à Gustrow.
Jean- Albert eut un monnayage assez actif, principalement en i J49. Quelques-uns de ses thalers portent au revers la légende : DOMINE • NE- DAINIIVIICISVERB2TVILETiVzam. Sur ses ducats et ses doppelschillings, la devise est PREMENTE CRVCE TOLLIMVR.
Ulric met, sur ses premiers thalers, autour de son buste : OMNE^* IN •MAnwDEISVM«5.|PSEBENeFAO'ef.N0Bw;plustard, la devise adoptée au revers de ses pièces est: HERRE-GOTT- VERLEICH- VNS-GNûrfe. Leitzmann dit qu'en 1J67 le système monétaire d'Ulric se composait des pièces suivantes :
10 Thalers à 14 loth de fin et à 8 au marc. 20 Doubles schillings à 7 1/2 loth de fin et à 68 au marc. 30 Schillings à 6 1/2 loth de fin et à 120 au marc. 40 Totirnosen à 5 1/2 loth de fin et à 128 au marc. 50 IVitten à 3 loth de fin et à 200 au marc.
Les ducs de Mecklembourg continuèrent à monnayer sur le même pied jusqu'à la crise monétaire du commencement du xvn* siècle. Jean- Albert I mourut en i J76 laissant un fils mineur, Jean V, qui lui succéda sous la tutelle d'Ulric son oncle. Ce duc, faible d'esprit, mourut à son tour en 1592, et ses états furent partagés entre ses deux fils mineurs, Adolphe-Frédéric I et Jean-Albert II; leur grand oncle Ulric exerça encore une fois l'administration.
l'empire d'allemagne 271
En 1603, à la mort d'Ulric, son frère Charles, évêque de Ratzebourg, lui succéda dans le duché de Gustrow. On possède de lui quelques monnaies, notamment des thalers forgés en 1607 et 1609. Il mourut l'année suivante, et ses biens allèrent grossir le patrimoine de ses petits-neveux. De la sorte, Jean- Albert II poursuivit la ligne de Gustrow, et Adolphe-Frédéric I celle de Schwérin. Leurs monnaies portent leurs devises: NON EST MORTALE QUOD OPTO pour le premier, et: FORTUNE INFORTUNE- FORT UNE pour Tautre. En 1623, les deux frères prirent parti, avec Chrétien IV, roi de Danemark, pour rélecteur palatin Frédéric V contre l'empereur Ferdinand II; celui-ci les mit, en 1628, au ban de l'empire, et donna le Mecklem bourg à leur vainqueur le fameux Wallenstein, qui s'empressa de se parer de son' nouveau titre sur ses monnaies. En 1631, les ducs furent rétablis par la protection de Gustave-Adolphe.
Jean-Albert II, nrort en 1636, n'avait qu'un fils, né trois ans auparavant, auquel il avait donné le nom du roi de Suède, son puissant allié. L'enfant, d'abord placé sous la tutelle de son oncle, prit le pouvoir à Gustrow en 1654. Gustave-Adolphe a laissé quelques monnaies d or et d'argent frappées principalement dans la dernière partie de son long règne ; ses plus fortes espèces reproduisent son buste de profil à droite, drapé et cuirassé, la tète coiffée d'une grande perruque; sa devise est: QUID RETRIBUAM DOMINO. H mourut en 1695 sans descendance.
Adolphe-Frédéric I, duc de Mecklembourg-Schwérin, eut plusieurs fils, dont quatre seulement sont indiqués sur notre tableau généalogique. Nous nous occuperons plus loin d'Adolphe-Frédéric II, créateur de la ligne de Strélitz. Le duché de Schwérin passa à l'aîné, Chrétien- Louis I. Le monnayage de celui-ci fut actif; ses premiers Ma/er^ portent au revers la légende: NON EST MORTALE QUOD OPTO. à laquelle succéda par la suite: lEHOVA SORS ME A. En 1669, il établit à Domitz un atelier que le duc de Brunswick fit détruire en 1689 par la force armée parce qu'on y frappait des pièces de bas-aloi. En 1675, la mort de Jean-Georges de Mecklembourg-Mirow fut célébrée par l'émission d'un begrabnisthaler au buste du défunt.
Chrétien-Louis I mourut en 1692 sans enfants. Ses états passèrent à son neveu Frédéric-Guillaume. Celui-ci frappa de nombreuses espèces et notamment des ducats d'or de plusieurs types, sur lesquels figurent tantôt son buste, tautôt son monogramme, tantôt enfin la tête de taureau des armes de Mecklembourg. Les devises adoptées par Frédéric-Guillaume varient; la plus fréquente est : PROVIDE ET CONS- TANTER.
Le monnayage fut arrêté après la mort de ce dernier duc et ne fut repris qu'en 1752. En cette année, Chrétien-Louis II ouvrit un atelier à Schwérin, mais ses efforts pour donner à son pays une monnaie bonne et stable échouèrent par suite des ruines accumulées par la guerre de Sept Ans. En 176?, Frédéric remit en vigueur le pied de Lubeck, qui fut suivi dans le duché de Mecklembourg-Schwérin jusqu'à la fin du xviii^ siècle.
Ligne de Mecklembourg-Strélitz. — Les trois ducs qui se succédèrent dans cette ligne de 1658a 1 794 portent le même nom. Adolphe-Frédéric 1 1, qui créa la ville de Neu-Strélitz, y ouvrit un atelier monétaire ; sa devise habituelle est: AUXILIO FORTISSIMO DEI. Dans la série métallique d'Adolphe-Frédéric III, nous avons à noter les thalers commémoratifs de la deuxième fête séculaire de la Réforme, frappés en
Jusqu'en 1763, le système monétaire du Mecklembourg-Strélitz reste le même que celui du Mecklembourg-Schwérin, mais, en cette année, Adolphe-Frédéric IV, suivant l'exemple de la plupart des princes de l'Allemagne, introduisit dans ses états le pied de convention. Le thaler courut pour 24 groschen ou 48 schillings, le schilling pour 4 witten, le witten pour 5 pfennig.