P. euphratica Oliv. feuilles
7 Fleur femell
florale. 10 P. balsamifera L. feuille.
AMENTACEZÆ. 449
forment la nervure médiane de la feuille. Je désigne donc avec HE£er, la nervation des peupliers, sous le nom de radiée (sérahlig).
Le limbe est traversé par des faisceaux (nervures primaires), au nombre de cinq à sept, parfois de trois seulement; le nombre n’est constant ni dans un même groupe, ni dans la même espèce, ni même pour un individu, il dépend, en partie du moins, de la taille de la feuille. Populus alba L. en est un bon exemple, mais on constate aussi chez d’autres espèces des variations dans le nombre des nervures. La paire inférieure des nervures est réunie à la suivante, par des anastomoses transversales et fournit des ramifications aux dents de la base de la feuille, lorsqu'il y en à. Leur angle d’origine est égal à un droit, ou à peu près; leur parcours est presque direct, un peu arqué. vers l’extrémité, où elles se réunissent avec les nervures de la paire suivante ou se terminent dans une dent. Si les nervures de cette paire inférieure sont très-courtes, la paire suivante fournit des ramifications aux dents de la base de la feuille; quand les dents font défaut, ces ramifications s’anastomosent en réseau. Les nervures de la paire qui vient ensuite, opposées comme les précédentes, décrivent chez les peupliers dont les feuilles ont une large base (deltoïde, arrondie), une courbe légèrement concave vers le haut et en dedans; chez les peupliers à feuilles étroites, à la base les nervures sont roides et droites, avec une courbure concave vers le haut à leur extrémité; l'angle initial atteint dans le premier cas 28—30°, dans le second 40—50°. Ces nervures émettent, vers la base de la feuille, des branches secondaires qui s’anastomosent en réseaux; elles s’anastomosent aussi en camptodromie, avec les nervures suivantes. Quand les feuilles sont lobées, les faisceaux se terminent en craspédodromie dans le sommet des lobes. Les faisceaux suivants qui naissent sur la nervure médiane, alternent presque tous, et se terminent suivant le mode camptodrome; les faisceaux qui vont aux dents sont des branches issues de la camptodromie. Il y à souvent des nervures incomplètes ou raccourcies, elles s’anastomosent avec les branches transversales droites ou courbées, et les espaces ainsi limités renferment les ramifications d'ordre plus élevé (voir fig. 275).
La nervation du P. euphratica Oliv. mérite une mention spéciale. Le polymorphisme de ses feuilles rend la nervation si variable, que, si l’on trouvait ces feuilles isolées à l’état fossile, on pourrait très-bien les rapporter à des plantes différentes. La variabilité des feuilles de cette espèce est connue, ainsi que l’absence ou la présence des dents, et la diversité de forme de leur base, je ne veux faire ressortir ici que les variations de la nervation. Si la feuille est entière, les faisceaux sont réunis en camptodromie par leurs branches anastomotiques transversales ou par une ramification tertiaire; il en est de même à la base des feuilles qui ont des dents vers leur sommet, dans ce cas, la seconde des deux ou trois paires de nervures inférieures émet des branches qui se réunissent avec des anastomoses transversales. Quand la feuille est linéaire et étroite, les nervures se dirigent en ligne droite vers le haut; toutefois à mesure que la largeur de la feuille s'accroît, leur parcours tend à se courber davantage. Lorsque la feuille est dentée, chaque dent reçoit une nervure, ou une branche d’une nervure, qui se réunit avec les branches anastomotiques de la nervure
Schimper-Zittel, Traité de Paléontologie. 11 À 18 l ; 29
Si les feuilles dentées
LR LERTRES LR à CR Re ET * RSS SO pr D SAS
Re af