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Deux espèces du Miocène supérieur d'Œningen sont décrites par HEEr à l’état de fruits ou de fleurs: Rhus anceps, fruit de parenté tout-à-fait douteuse, R. Heufleri fragment d’une inflorescence en grappe mal conservée, qui manque de caractères permettant une détermination précise. Les fruits rapportés par M. D'ETTINGSHAUSEN aux ARhus stygia et Sagoriana ne peuvent être considérés comme définitivement déterminés, d'autre part ces fruits ne montrent pas les caractères distinctifs du groupe ou de l'espèce. Parmi les fossiles connus jusqu'à présent à Java, à Bornéo et en Australie on n’a pas trouvé de restes appartenant aux Anacardiacées; M. H£ER pense pouvoir désigner sous le nom de Rhus bidens une feuille des dépôts tertiaires de Sumatra. J'ai déjà fait remarquer que cette feuille peut être tout aussi bien rapportée au genre Quercus ou au genre Castanopsis. M. NATHOoRST à signalé deux espèces des formations. tertiaires supérieures ou quaternaires de Mogi au Japon: Rhus Engleri et R. Griffithii Hook. var. fossilis Nath.; cette dernière espèce est encore représentée actuellement; dans le Tertiaire de Canton, on à ÆÀ. atavia Schenk, voisin du À. semialata (Richthofen, China, Bd. IV).
Si les feuilles du Crétacé de Moletein (AR. cretacea Heer) et des couches d’Atane au Groënland (A. microphylla Heer) décrites par H£er, et celles du Crétacé du Dakotah (Phyllites rhoifolius) décrites par M. LESQUEREUx, appartiennent réellement au genre Rhus, le genre était déjà représenté à l’époque de la Craie en Europe et dans l'Amérique du Nord. Le genre ÆRhus a été signalé dans les formations tertiaires de l'Amérique du Nord, dans les groupes de Laramie et de Greenriver; dans la première de ces assises, on peut citer X. membranacea Lesq., À. pseudomeriani Lesq. Dans le groupe de Greenriver, à Florissant, ce genre est représenté par de nombreuses espèces, par exemple ÆÀ. coriarioides Lesq., R. Hilliæ Lesq., R. acuminata Lesq., À. vexans Lesq., voisines des À. coriaria, R. aromatica; ainsi que par d’autres, parmi lesquelles nous ne citerons que le À. Heydeni Lesq. (fig. 3104), forme voisine du À. semialata. Ce genre est aussi représenté au Groënland, où l’on a décrit À. bella Heer, R. arctica Heer, qui appartiennent d’après M. ENGLER à la section des Trichocarpee.
Dans les dépôts tertiaires européens, les fossiles du genre Rhus ont été signalés à Kumi, dans le midi de la France, l'Italie moyenne jusqu’à Schossnitz, dans le Samland et en Islande. Apparu dans l'oligocène inférieur, ce genre se continue jusque dans le miocène supérieur. L'une des espèces les plus répandues, qui a eu en même temps une longue durée est le X. prisca Ettingsh. (fig. 309?) qui est représenté depuis l’Oligocène inférieur (Hæring) jusque dans le miocène supérieur (Tokay) dans le midi de la France, la Hongrie, la Croatie, la Bohême. On rapporte aux Gerontogeæ, R. reddita Sap. (fig. 310%) d'Aix, ZX. Stitzenbergeri Heer d’'Œningen par exemple; aux Trichocarpeæ, R. Pyrrhe Unger de Parschlug (fig. 3102), R. Retine Unger de Parschlug, R. Lesquereuxiana Heer du Locle et du Val d’Arno: aux Venenatæ, R. Herthe Unger de Parschlug, Swoscowicze (fig. 3101). Si les rapprochements acceptés par les auteurs pour les espèces fossiles du genre Rhus sont justifiés, les formes des Zrichocarpeæ auraient été les plus nombreuses en Europe pendant la période tertiaire, et avec celles-ci
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auraient existé quelques espèces des Gerontogeæ et des Venenate. Les espèces avec lesquelles on à comparé les formes fossiles habitent aujourd’hui l'Amérique du Nord, le Japon ou le Cap.
Fig. 310.
1 Rhus Herthæ Unger. Miocène moyen de Parschlug. 2 R. Pyrrhæ Unger. Miocène moyen de Parschlug. 3 À. reddita Sap. Oligocène inférieur d’Aix. 4 À. Haydeni Lesq. Tertiaire de l'Amérique du Nord. 5 a b Pistacia miocenica Sap. Miocène de Marseille. (Reprod. d'après MM. Unger, de Saporta, Lesquereux.)
Dans le genre Rhus, les cellules épidermiques de la face supérieure des feuilles sont polygonales, à parois latérales planes; celles de la face inférieure sont au contraire ondulées, les stomates sont nombreux, petits, et entourés de cercles de cellules étirées. Dans le genre Pistacia, les stomates ont les mêmes caractères, les cellules épidermiques de la face supérieure des feuilles sont carrées, polygonales ou un peu étirées, leurs parois latérales planes; les parois des cellules épidermiques de la face inférieure sont légèrement ondulées.
M. NATHORST a rapporté à la petite famille des Sabiacées, un fragment de feuille, dépourvu de sommet et de base, du Meliosma myriantha Sieb. et Zuccar. de Mogi au Japon. Les petites nervures ne sont pas visibles, la nervure médiane est de force moyenne. Les nervures secondaires alternes, parfois opposées, s'échappent sous des angles de 25-40°, et sont craspédodromes, le bord de la
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feuille possède de courtes dents. Ce fossile ne se distingue pas de l'espèce actuelle qui vit à Kiou-Siou et à Nippon.
La famille des Coriariées, comprenant le seul genre Coriaria dont les espèces actuelles habitent la région méditerranéenne, l'Himalaya, le Japon, la Nouvelle- Zélande et le Chili, est représentée par quelques espèces fossiles, parmi lesquelles se trouve un rameau fructifère très-bien conservé, décrit par M. DE SAPoRTA. Chez les espèces actuelles, la feuille est curvinerve, et possède trois nervures
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