SES K
Fig. 360.
Robinia Regeli Heer, 1 feuille, 2, 3 fruits. 4 À. constricta Heer, fruit du miocène supérieur d'Œningen. X. Pseudacacia 5 foliole, 6 fruit (D'après nature). 7 Cytisus œningensis Heer, feuille du miocène supérieur d'Œningen. 8 C. Freybergensis Unger, feuille, de Freyberg, Styrie. 9 C. Dionysi Unger, fruit du miocène moyen de Parschlug. 10 C. Florissantianus Lesq., feuille de Florissant, Colorado. 11 C. modestus Lesq, feuille de Florissant Colorado. 12 C. Laburnum I, foliole (D'après nature). 13 Colutea Salteri Heer, feuille du miocène ‘supérieur d'Œningen. 14 C. frutescens L., foliole (D'après nature.) (Reprod. d'après Heer, Unger, Lesquereux.)
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fruit de Légumineuse. On peut invoquer, en faveur de l'existence du genre Glycyrrhiza à l’époque tertiaire, les fruits épineux ovoïdes de Parschlug, disposés en épi et décrits par UNGER sous le nom de G. Blandusiæ (Fig. 3634), avec lesquels on a réuni arbitrairement des feuilles qu’il serait difficile d'identifier eutre elles. Leur détermination générique comme celle du G. depertita Heer de la Hôhe Rhœn, de Sotzka et de Sagor, n’est nullement assurée. Il en est de même du Tephrosia europæa Keer d'Œningen et du petit fruit ovoïde de Parschlug décrit sous le nom d’Amorpha stiriaca Unger, ce fruit ressemble à ceux d’Amorpha, mais on ne peut rien dire de certain sur sa position systématique; on doit en dire autant des feuilles rapportées aux genres Psoralea et Indigofera. On peut au contraire considérer comme appartenant au genre Medicago le fruit décrit par Hger sous le nom de M. protogæa d''Œningen. Les feuilles rapportées au genre Colutea comme par exemple C. Salteri Heer (Fig. 36013), C. debilis Heer, C. macrophylla Heer, C. antiqua Heer, si l’on en juge par la forme, peuvent avoir appartenu à ce genre. Par contre le fruit réuni aux feuilles de C. antiqua me semble douteux, d’abord parce que le fruit en lui-même ne présente rien qui montre ses affinités avec Colutea, et il ny a en outre aucun motif pour attribuer justement le fruit à l'espèce en question. Je n’attache pas d’ailleurs une bien grande valeur à ces espèces distinguées par HEEr. Les folioles de ce genre sont de forme et de taille variables sur le même arbuste et toutes les espèces qu'on à créées peuvent très bien n’appartenir qu'à un même type spécifique, d'autant plus qu’elles proviennent toutes de la même localité; le C.. Salteri, il est vrai, serait répandu jusqu’au Groënland, mais ce fait mérite confirmation.
Le genre a été en outre signalé à l’époque crétacée, où il serait représenté par des feuilles, assez mal conservées, ne montrant plus en général que leur nervure médiane; leur contour rappelle bien celui des feuilles des Colutea, mais leur détermination comme telles n’est nullement justifiée. Elles proviennent du crétacé supérieur du Groënland, des couches d’Atane et de Patoot, il y a sans doute dans le nombre des feuilles qui appartiennent à d’autres genres, comme C. protogæa Heer, tandis que d’autres espèces comme ©. Rinkiana Heer, €. primordialis Heer semblent appartenir au genre Colutea. Mais dans aucun cas on ne peut attacher grande importance à ces déterminations.
Il en est du genre Robinia comme du précédent; on a distingué: ZX. crenata Heer, ZX. Regeli Heer (fig. 3601-53); on a rapporté à cette dernière espèce des fruits sans raison suffisante, tandis que d’autres fruits présentant une constriction, ont été séparés comme espèce particulière, ÆR. constricta Heer (fig. 3604). On sait que ces constrictions n'ont pas toujours une valeur diagnostique pour les gousses des espèces actuelles, elles n’en ont pas davantage pour les gousses fossiles, ainsi que cela résulte de leur disposition et de ce que ces gousses ne présentent pas de caractères distinctifs. Il en est de même de À. Hesperidum Unger et de À. Druidum Ettingsh. qui proviennent de Sagor, Sused et Parschlug; on peut se demander si ces gousses appartiennent bien au genre Robinia, et cette question peut se poser à propos de tous les fruits qu'on a rangés ici. Je doute que le R. Haueri Pilar de Sused en Croatie soit un Robinia, les fruits
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des espèces actuelles n'ont pas cette forme. Quant au À. atavia Unger de Radoboj, je ne le considère ni comme une foliole, ni comme une feuille de Robinia. M. D’ETTINGSHAUSEN rapporte cette feuille au Diospyros brachysepala A. Br. Comme pour tous les fruits de Papilionacées, la forme des gousses du genre Robinia est variable; les deux bourrelets longeant la carêne de la face supérieure et la forte quille inférieure, le reste du style occupant le sommet du fruit, sont des caractères qui ne se conservent pas longtemps après la chute du fruit. Une seule ou plusieurs constrictions, des fruits courts, pointus, elliptiques, s'observent souvent sur une même plante, à côté de fruits allongés.
Le genre Cercis (Casalpiniées) (fig. 361) est du nombre de ces genres dont l'existence à l’époque tertiaire doit être considérée comme démontrée. Bien que les fruits fossiles ne présentent rien de frappant, la forme arrondie, un peu dissymétrique plus ou moins cordée à la base concurrement avec la nervation rayonnée des feuilles entières sont si caractéristiques qu’on peut les distinguer avec une certitude suffisante. L'espèce la plus ancienne est de l’Oligocène inférieur d’Aix, c’est une feuille appelée C. antiqua Sap., à laquelle on a rapporté aussi un fruit (fig. 36214); puis vient le C. Tournoueri Sap.!' du Miocène de Brongnon (fig. 36267), C. Virgiliana Massal. (fig. 3628-%) du Miocène supérieur de Sinigaglia, enfin le C. Süliquastrum L., espèce qui habite encore de nos jours l'Europe méridionale (fig. 361) est connu par des fleurs et un bouton floral, dans le Quaternaire de Montone, Poggio, Perolla et Aygelades, et par des fruits dans les Tufs de Massa. Ce genre est actuellement représenté sur les versants pacifique et atlantique de l'Amérique du Nord, et depuis le Sud de l’Europe jusque dans la Chine et le Japon; toutes ces espèces résistent parfaitement dans le sud ouest de l'Allemagne, en partie aussi dans l’Allemagne septentrionale, où toutefois elles fructifient plus rarement. La gousse présente un court pédoncule et est entourée à la base par le calice, qui manque au fruit détaché naturellement de la plante. Le bord inférieur est caréné sans bourrelets, le bord supérieur présente un bourrelet de chaque côté en dessous de la carêne. Nous ne savons si ce genre s’est avancé à l’époque tertiaire plus loin au nord qu'actuellement; c’est cependant probable. L'origine boréale de ce genre est également vraisemblable, il aurait rétrogradé des hautes latitudes par suite des changements climatériques de la période glaciaire; son existence actuelle dans le Sud de l’Europe est en connexion avec sa répartition à l’époque quaternaire, mais il aurait depuis regagné du terrain vers le Nord. Le C. cyclophylla Heer, dont la nervation est mal conservée et dont la base du limbe fait défaut, est probablement identique avec une des espèces citées. Actuellement le genre est commun à l’Europe et à l'Amérique du Nord, et il paraît en avoir été de même à l’époque tertiaire. LESQuEREUx cite C. parvifolia Lesq. du Tertiaire de Florissant, C. truncata Lesq. des dépôts de même âge des Mauvaises Terres, Wyoming; cette dernière espèce n’est peut-être qu'une forme de la précédente. Ces gisements appartiennent au versant atlantique de l'Amérique du Nord, le genre n’est pas connu sur le versant Pacifique. Des gousses isolées ou tenant encore aux rameaux supports et dont la base rétrécie
1 pE Saporra, Le Monde des Plantes.
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est entourée par les étamines desséchées ont été décrites par M. DE SAPORTA ! dans l’oligocène inférieur d'Aix, sous le nom de Micropodium oligospermum (fig. 36389). D’après l'auteur ces fruits appartiennent au groupe des Sophorées et sont voisins des Cercis. On ne peut dire jusqu’à quel point cette idée est
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