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Fig 370.
1 Bragantia melastomacea. 2 Aristolochia longiflora. 3 À. aurantiaca. 4 À. glauca. 5 À. rumicifolia. 6 À. gigas,
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En
toutes d'après nature.
graine. Feuilles d’Aristolochiacées actuelles,
leur tissu externe, en même temps que leur sommet et leur face interne donnent
quelques espèces peu nombreuses
respectivement le stigmate et le canal stylaire
lement à six loges, plus
rarement quadri ou quinquéloculaires; le fruit est une capsule déhiscente par
LA
énéra
ont deux verticilles de six pièces. Ovaire infère, g
quatre, cinq ou six valves. La plupart des espèces appartiennent aux contrées
tem-
égions
LA
tropicales et subtropicales, les autres moins nombreuses habitent les r
pérées, Les unes sont des plantes ligneuses grimpantes, les autres sont des plantes
HYSTEROPHYTÆ 699
vivaces dont les rhizomes ont des formes diverses. L’habitat occupé actuellement par ce groupe qui s'étend jusque dans la Chine Septentrionale et le Japon, dans les Etats du Sud et du Nord de l'Amérique septentrionale, permet de considérer comme vraisemblable son existence à l’époque tertiaire bien que la preuve n’en soit pas aisée; en effet aucun des fossiles connus ne se laisse avec certitude rapporter à cette famille. Les feuilles fossiles ne possèdent en effet aucun caractère propre à la famille, car les Ménispermacées, Mélastomacées, Urticacées, Pipéracées, Saururacées présentent des formes de feuille semblables dont la nervation est identique.
La caractéristique donnée par ScxHImPER pour les feuilles d’Aristolochia peut s'appliquer à toute une série de feuilles dont les nervures rayonnantes sont courbes. La forme et la taille des feuilles sont très-variables, non-seulement dans les diverses espèces, mais dans la même espèce; cela n’a pas de conséquences pour les espèces actuelles, mais conduit à distinguer comme espèces les diverses formes fossiles que l’on rencontre à l’état de feuilles isolées. De plus chez un certain nombre de genres distraits du genre Aristolochia, comme Bragantia, on voit que la nervation des espèces indiennes, et de celles des Îles Philippines, est identique à celle des Mélastomacées, de diverses Myrtacées, ou d’un certain nombre de Lauracées: trois ou cinq faisceaux primaires légèrement courbés vers le milieu de la feuille traversent le limbe et convergent au sommet (fig. 3701). Le fossile décrit et figuré par UNGER' sous le nom de Melastomites radobojana pourrait avec autant de raison trouver sa place ici.
Avant de passer à l’exposé de la nervation, je traiterai des fossiles décrits comme fruits. Les fruits des Aristolochiacées sont pédonculés à parois minces, cylindriques et de taille variable, ils présentent à leur sommet les cicatrices des parties tombées de la fleur et le reste du stigmate (fig. 3715). Hger décrit sous le nom d’Aristolochia œningensis des fruits ovoïdes ou allongés, d’autres provenant de Sused sont décrits par Pilar sous le nom d’À. sphærocarpa Heer; la surface externe présente des stries, le sommet est obtus (fig. 37112). Par leur contour ces fossiles ressemblent à des fruits d’Aristoloches, de plus sur l’un des exemplaires les stries peuvent être interprêtées comme bourrelets. A cela près l’on manque absolument de caractères pouvant décider à quelle famille il convient de rapporter ces fossiles dont la détermination est incertaine, malgré leur ressemblance extérieure. En tout cas, sur vingt fruits environ que j'ai pu étudier, je n’ai pas vu au sommet du fruit la cicatrice produite par la chute de la fleur (fig. 371 ©).
En ce qui concerne les feuilles fossiles, elles ne sont pas en général susceptibles d'une détermination précise, et leur nervation diffère de celle des feuilles des Aristoloches. On peut regarder comme des fragments de feuilles sans aucune importance les À. dentata et À. primæva Weber de Rott, À. nervosa Heer de la Hôhe Rhôn, A. borealis Heer des dépôts tertiaires du Groënland; je doute que l’À. venusta Saporta de Radoboj, l’À. inæqualis Heer du Tertiaire du Groënland doivent être rapportés à ce genre, car parmi les nombreuses espèces que j'ai examinées, je n’en ai pas trouvé dont les feuilles, dissymétriques à la base
1 Sylloge, III.
696 ANGIOSPERMÆ. DICOTYLÉDONES
présentassent la même nervation; À. Taschei Ludwig de Salzhausen n’est certainement pas une feuille d’Aristoloche.
D'après HEEr et CaPezLINI le genre ou une forme proche aurait apparu à l'époque crétacée, dans le crétacé supérieur du Nébraska, Tékamah, avec Aristolochites dentatus Heer (Aristolochia Schimper). Aucune des espèces actuelles
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