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Fig. 402, Viburnum tiligoïdes Lester Ward, 1 feuille, 2 noyau. Groupe de Laramie, Clear Creak, Montana. 3 V. Nordenskiôldi Heer. Tertiaire da Groënland., 4 V. Schmidtianum Heer. Tertiaire du Groënland. 5 V. Snowianum Sap.
du crétacé du Dakotah. G V. rugosum Sap. et Marion. Pliocène de Meximieux. (Reprod. d'après Heer, Lester
Ward, de Saporta.)
784 ANGIOSPERMÆ. DICOTYLÉDONES
espèce, V. érüobatum Keer (fig. 40145) est connue dans le Miocène supérieur d'Œningen. V. rugosum Pers. (fig. 4026) et V. pseudotinus Sap. et Mar. (fig. 401?) sont du Pliocène de Meximieux, V. palæomorphum, assimile Sap. et Mar. du Pliocène de Vacquières.
Le nombre des espèces de Viburnum est plus grand en Europe à l’époque tertiaire qu'à l’époque actuelle, mais le nombre de ces formes tertiaires est encore bien plus grand dans l'Amérique du Nord: peut-être pourrait-on interpréter ce fait en admettant que l’émigration partant du Nord, n'aurait éprouvé dans ce pays aucune difficulté. La présence d’un grand nombre d’espèces actuelles dans l'Amérique peut être attribuée à la richesse des formes vivant dans ce pays à l’époque tertiaire, à moins toutefois que les spécificateurs n'aient multiplié plus que de raison le nombre des types spécifiques, parmi ces fossiles américains.
Dans l’état actuel de la science, c’est le Pliocène qui à fourni en Europe le plus grand nombre d'espèces fossiles; ce genre aurait par conséquent présenté à cette période l’apogée de son développement, des formes des Canaries et du Japon étaient représentées à côté des formes européennes. A l’époque quaternaire, le V, Tinus Il. est signalé dans les Tufs de Toscane et de La Celle; cette forme qui existe encore aujourd'hui dans l'Europe méridionale, n’a pas abandonné complètement depuis cette époque, la région qu’elle habitait, mais par contre elle a disparu des régions françaises plus septentrionales. Il n’est guère possible de préciser ici les rapports entre les types fossiles et les espèces actuelles, car les formes fossiles sont mal connues, n'étant représentées que par des feuilles. Parmi les noyaux fossiles, on en à reconnu de voisins du V. Lantana et du V. Opulus; les feuilles ont permis de reconnaître en plus de ces deux groupes, le groupe Tinus. La comparaison avec les espèces américaines et japonaises ne saurait reposer actuellement que sur des données insuffisantes.
8 Ordre. AGGREGATZÆ.
Cet ordre se compose des trois familles des Valérianacées, Dipsacées, Composées; cette dernière occupe la première place non seulement dans cet ordre par la diversité de ses formes, mais aussi parmi les Dicotylédones à cause du nombre de ses espèces. Le nombre des fossiles est étonnamment faible en comparaison de l’immense quantité des formes actuelles; ces fossiles sont d’une part des feuilles peu nombreuses, puis des fruits, qui, sauf une seule exception, appartiennent tous aux Composées. ”
Cet ordre est caractérisé par un calice, une corolle et des étamines ordinairement pentamères [par suppression on peut n'avoir plus parfois qu'une seule, trois ou quatre étamines (Dipsacées)|, un ovaire uniloculaire infère, deux ou trois styles et des akènes uniséminés. Fleurs régulières ou irrégulières, groupées dans des inflorescences en cymes, en grappes de capitules, ou en cymes de capitules. La plupart de ces plantes sont annuelles, celles qui sont vivaces ont des axes souterrains persistants et des tiges aériennes annuelles, ce sont rarement des arbustes ou des arbres.
AGGREGATÆ 185
La famille des Valérianacées est caractérisée par une à trois étamines, un ovaire infère, uniloculaire avec ovule pendant, un calice rudimentaire ou en forme d’aigrette rayonnante, Un seul fossile très douteux, Valerianites capitatus, a été signalé par M. De Saporra dans l'Oligocène inférieur d'Aix. C’est une tige portant des feuilles opposées, décussées, linéaires et qui rappelle la forme d’une Valerianella, mais on ne peut rien dire de plus précis. Sauf la position qu’occupaient les feuilles, cette tige ne montre rien de caractéristique, rien qui permette de fixer sa position systématique. La position et la forme des feuilles seules montrent les relations de cette tige avec les Valérianacées.
Chez les Composées, les anthères des cinq étamines sont réunies en un tube, les filets sont séparés l’un de l’autre mais soudés au tube de la fleur par suite d’une croissance intercalaire, très rarement les anthères sont libres; l'ovaire est infère et renferme un ovule anatrope basilaire, les fruits sont des akènes avec ou sans aigrette. On a basé les subdivisions de cette famille sur la forme de la corolle, mais comme cet organe n'est pas représenté parmi les fossiles, cette division n'a aucune importance relativement à notre but; cependant pour être complet, nous pourrons la mentionner. On distingue donc:
1. Tubulifloræ: toutes les fleurs sont tubuleuses ou bien les internes sont tubuleuses et les marginales ligulées ;
2, Labiatifloræ: fleurs bilabiées ;
3. Ligulifloræ: toutes les fleurs sont ligulées et hermaphrodites.
On remarquerait, d’après les paléontologistes, que l’aigrette peut manquer chez. les fruits fossiles, ou que tantôt elle peut être diversement développée, en poils de conformation variée, poils écailleux, etc. (Spreuhaare, Spreuschuppe, Fimbrilla, Ramentum). Fréquemment cependant l’aigrette est légèrement détériorée ou fait défaut et avec elle disparaît alors une particularité qui caractérise les fruits des Composées. Les aiïigrettes sont, on le sait, des organes de dissémination pour les fruits des Composées, on en trouve encore aux graines d’autres familles parmi lesquelles je citerai seulement les Apocynacées et les Asclépiadacées. La présence de ces fruits ne démontre pas absolument l'existence des Composées, dont tous les fossiles observés jusqu’à ce jour sont trop mal conservés pour être étudiés avec précision. Parmi les fruits des Composées, on voit beaucoup d’akènes aplatis qui ressemblent aux graines des deux familles citées plus haut, et dont on ne pourrait avec certitude les distinguer à l'état fossile. Nous ne pouvons donc nous prononcer d’une façon absolue sur le classement d'aucun de ces fossiles; dans les cas les plus favorables, leur ressemblance extérieure permet de les rapprocher des Composées. Il n’est done pas correct d'affirmer que les Composées ont apparu dans le Miocène supérieur. Nous n’en savons rien; la répartition actuelle des divers genres peut seule nous autoriser à conclure que la famille existait à l’époque tertiaire, sans que cependant nous soyons en mesure de montrer à quel moment s’est faite l'apparition de la famille, ni quelles sont les formes qui ont pu exister.
Les restes attribués à cette famille sont d’abord des feuilles de l'Oligocène inférieur d'Aix décrites par M. pe Sarorra: Hieracites salyorum (fig. 403?) feuille ovale à bord sinuo-denté, comparée au Taraæacum obovatum DC. qui
Schimper-Zittel, Traité de Paléontologie t,. II. 50
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n'est qu'une forme du 7. officinale DC.; puis Parthenites antiquus Sap. (fig. 4031) feuille composée pennée avec folioles dentées pinnatipartites, voisine des feuilles
Fig. 403.
1 Parthenites priscus Sap. 2. Hieracites salyorum, a grand. nat. b grossie. Oligocène inférieur d'Aix. 3 Hyoserites Schultzii Ettingsh., fruit. 4 Cypselites gypsorum Sap. de l'oligocène inférieur d'Aix. 5 C. Lessingii Heer c grossi, 6 C. truncatus Heer. 7 C, grandis Heer. 8 C. rostratus Heer. 9 C. costatus Heer. 10. C. ellipticus Heer. 11 C. Naegeli Heer, c grand. nat., d grossi. 12 C. Fischeri Heer. 13 C. Regeli Heer. 14 C. Schultzii Heer. 15 C. bisulcatus Heer. 16 Bidentites antiquus Heer. Fruits. Sauf pour les fig. 1 a 2, a est représenté en grandeur naturelle, b grossi. Tonus ces fruits proviennent du Miocène inférieur d'Œningen, sauf la fig. 3 qui
représente un fossile de Schichow, et la fig. 4 qui répond à un fossile d'Aix. (Renrod. d’après Heer, de Saporta,
d’'Ettingshausen.)
du Chrysanthemum Parthenium L. Il est évident que les feuilles des espèces actuelles auxquelles M. ne SaporTA compare ses fossiles ont des formes trèsvoisines; il y a des présomptions pour les considérer comme des feuilles de