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Cedroxylon Hoheneggeri Felix. 1 section transversale, 2 section radiale, 3 section tangentielle. Les cellules des rayons parenchymateux contiennent de la résine, les trachéïdes présentent une striation en hélice.
fréquente chez À. Rollei Kr. de la Wettéravie. Il semble que des erreurs puissent être produites par un état peu ordinaire des ponctuations, mais dans ce cas, un plus grand nombre de sections ou des sections plus étendues peuvent éclaircir la question. Lorsque les ponctuations ne se touchent plus par suite de la destruction de leur périphérie, elles sont arrondies, et non hexagonales par aplatissement réciproque. La disposition spiralée est cependant conservée et permet encore d'interprêter exactement les bois fossiles,
Cedroxylon Kraus (Eleoxylon Brongn., T'axoxylon Unger ex p., Pinites Gœppert). Le nombre des bois connus de ce groupe est beaucoup moindre que celui des fossiles du groupe précédent, ces bois apparaissent plus tard, dans le Rhétien. Nous ne savons rien au sujet de leurs rapports avec les Conifères fossiles de même âge, et nous en sommes réduits aux conjectures. Le Cedroxylon (Pinites Gœpp.) pertinax Kr. du Rhétien de la Silésie est la plus ancienne forme connue à laquelle se rattachent ©. Huttonianum et C. Lindleyanum du Lias anglais, C. jurense Kr. (Pinites Gœpp.) du Jurassique de Moscou et de la Pologne,
C. Auerbachi Felix de Moscou, C. Hoheneggeri Felix du crétacé de Saypusch en Moravie et du Kressenberg près Traunstein, C. cretaceum Kr. (Taxoxylon Unger) du crétacé d'Amberg, Bavière septentrionale, dont la striation en hélice a causé la confusion avec les épaississements héliçoïdes des Taxoxylon; dans le Tertiaire citons C. Zesbium Kr. de Lesbos, C. Zeuschnerianum Kr. de Wieliczka, C. gypsaceum Kr. de Silésie, C. regulare Kr. de Hongrie et de Transsylvanie, et que l’on trouve aussi en Corée d’après M. Fézix, C. affine Kr. des mines de soufre de la Sicile, C. americanum Kr. des Etats de l'Ohio et de l'Illinois.
Cupressinoxylon Gœppert. (Cupressinoxzylon Kr., Pinites Gœpp. ex p., Eleoxylon Brongu. ex p., T'huyoxylon Unger, Taxodioxylon Felix, Rhizotaxodioxylon Felix, Peuce Unger ex p., Retinodendron Zenker, Physematopitys Gœpp., Sequoia Schræter (fig. 411, 412). J'ai déjà fait au sujet de Physematopitys que je cite parmi les synonymes, les observations qu’il convient.
SCHRŒTER! croit reconnaître avec certitude un Sequoia dans un bois fossile de la zone arctique (du fleuve Mackenzie) qu'il a étudié et qu’il appelle S. canadensis. Il s'appuie pour cela sur ce que les trachéïides d'un vieux tronc âgé d'un millier d'années de Sequoia gigantea étudié par MerxziN et CoNWwenrz possédaient des ponctuations en deux séries sur leurs faces radiales; les rayons parenchymateux étaient composés de deux séries de cellules dans leurs parties supérieure et inférieure, d’une seule série dans la région moyenne, les ponctuations étaient toutes aréolées. Je n'ai pas disposé pour mes recherches de tiges de cet âge, mais seulement d’un tronc plus jeune âgé d’une trentaine d'années, Dans ce tronc, j'ai assez souvent trouvé les aréoles des trachéides sur deux rangs; les ponctuations des cellules des rayons sont aréolées, mais j’en ai trouvé tantôt une seule, puis deux, trois, enfin quatre et même cinq sur la largeur d’une trachéïide, maïs je n’ai pu observer une distribution régulière.
M. Beusr rapporte au Zibocedrus Sabiniana Heer un bois provenant de l’île du Lièvre au Groënland. Il se base pour cette détermination sur ce que le bois fossile s'accorde dans toutes ses particularités avec celui des Z. tetragona et L. decurrens. J'ai étudié, outre les espèces citées par M. Beusr, les autres espèces connues de ce genre, et il faut convenir, que, malgré la logique des déductions de M. Beusr, le fossile ne présente aucune particularité qui soit spéciale au genre Zibocedrus, et les ponctuations situées à la périphérie des trachéides ne peuvent être considérées comme un caractère sérieux, car cette disposition se rencontre ailleurs. Je range ce bois dans les Cupressinoxylon en lui conservant le nom d'espèce donné par M. Beusr.
M. Fezix distingue sous le nom du T'axodioxylon*® un bois de Hongrie qu'il avait antérieurement décrit sous le nom de Rhizotaxodioxylon palustre. J'ai également étudié une section de ce fossile et je ne vois pas la nécessité d’établir pour lui un nouveau groupe. C'est sûrement un bois de racine très voisin de celui des Taxodium. Pour indiquer qu'on a affaire à une racine on peut employer pour le désigner le préfixe Rhizo, et si l’on a la certitude que ce bois provient du T'axodium distichum miocenicum Heer, on doit le ranger dans le
1 Loc. cit. p. 29. |
? Die Holzopale Ungarns. Leipzig 1884.
genre Taxodium, comme on le ferait pour un bois récent. Cette provenance est possible, mais n’est pas démontrée.
Bien que des rameaux à feuillage de cyprès se retrouvent jusque dans les
dépôts triasiques, les bois à structure de cyprès n'apparaissent pas avant le crétacé. À propos de ce groupe dans lequel
Le HN RAA VA on a distingué le plus grand nombre formes, JUOS! 2022520 Sc on ne doit pas oublier que l’on décrit en 3080) es DES ERUNC päléontologie comme formes différentes les 22020 [ROSES = bois de tiges, les bois de racines et que 3252 ESS; les variations dans la conservation sont eo — 2222000 aussi distinguées comme espèces. Je men- 0062202208 015 tionnerai d’abord un bois de Phyllocladus des 18206 OX =00 lo Sables aurifères de Ballarat (Pliocène, Nou- O0) RSS velle Galles du Sud), que la collection bo- 20 60e OC Slee tanique de Leipzig doit à l’obligeance de se. Ho GIIOL M. le Dr. Ferd. von Mürzer. Déjà Kraus 20) (© e ces avait observé que le bois des PAyllocladus SOC | ©) £ C se distingue des bois à structure cupressi- 60 ) ©. forme par les grands pores ovales inclinés 260 | AS vers la gauche que l’on trouve sur les OA
cellules parenchymateuses des rayons. Ce ZAC
4 La? , . Fig. 423.
caractère a été constaté ie le P. tricho- Phyllocladus Mulleri Schenk. Section transver-
manoïides et le bois fossile s'accorde CoOm- sale. Pliocène, sables aurifères d'Australie (d'après plètement avec le bois de cette espèce. Je nature, communiqué par M. Ferd. de or ne fais aucune difficulté pour réunir le /
fossile au genre Phyllocladus et le désigne sous le nom de P. Mulleri (fig. 423, 424).
La période crétacée a fourni Cupressinoxylon ucranicum Kraus de Grodischt, Lipnik en Moravie dans l’Urgonien et de Charchow en Russie; le crétacé de l'Amérique du Nord et en particulier la formation du Potomac rangée dans le Néocomien a fourni C. pulchellum, C. Wardi, C. Mc. Geei et C. columbianum, espèces décrites par M. KxowLron'. Le C. Glasgowi Knowlton de l'Emmet County, Jowa, appartient probablement aussi au crétacé. Dans la craie de Haldem et d’Aix-la-Chapelle, on trouve aussi des bois présentant cette structure et que l’on peut rapprocher, les uns de Sequoia, les autres de Cunninghamites.
Parmi les bois de Cupressinoxylon les plus répandus à l’époque tertiaire, nous avons ©. pannonicum et C. protolarix que l’on peut réunir pour former une seule espèce avec un certain nombre d’autres comme Peuce pauperrima Schleid., P. Zipseriana Schleid., P. Hôdliana Unger, Thuyoxylon juniperinum Unger, C. sequoianum Merkl., abstraction des espèces qui comme C. leptotichum, C. pachyderma, C. pachytichum Gœppert, sont des bois de racines ou de rameaux ou des fossiles qui n’ont été distingués qu’en raison de leur état de conservation. On a signalé dans le groupe de Laramie C. elongatum Knowlton des
1 Americ. Geologist, Febr. 1888.
Tiger Buttes, Dawson County, Montana. J'ai prouvé que les bois des lignites des environs de Leipzig proviennent du Sequoia Coutsiæ Heer.
Le genre Sequoia est donc connu par une espèce dont nous possédons le bois, quant aux autres genres du Tertiaire, il y a incertitude presque complète. Nous pouvons peut-être considérer comme appartenant au Glyptostrobus europæus le bois décrit par Kraus sous le nom de G{. tener et qui provient de Salzhausen, de la Ludwigshütte près de Niederwüllstadt, et de Mallin dans
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Fig. 424. j Phyllocladus Mulleri Schenk. Section tangentielle et radiale, Sables aurifères pliocènes de l'Australie (d'après nature. Communiqué par M. Ferd. de Müller).
le Mecklenbourg; nous pouvons admettre, à propos du bois de Catalpuliche dans la République Argentine décrit par M. Conwenrz sous le nom de Glyptostroboxylon Gæœpperti, que le genre Glyptostrobus s’est étendu jusqu'à l'Amérique du Sud, mais nous n'avons pas la preuve certaine de cette extension. Une seconde espèce de Glyptostrobus, fondée sur un bois des Lignites, a été décrite par M. pe ScamaLHAUSEN! sous le nom de Cupressinoxylon (Glyptostrobus) neosibiricum, elle provient de la Nouvelle Sibérie et le bois s'accorde avec l'espèce actuelle sous le rapport des ponctuations du parenchyme des rayons. Près de Calistoga dans la vallée de Napa en Californie, on trouve de nombreuses tiges Cupressinoxylon taxodioïdes Conwentz; ce fait de l’accumulation d’une grande quantité de tiges fossiles s’observe assez souvent dans l'Amérique du Nord, avec troncs dressés ou abattus dans le Yellowstone-Nationalpark. Les tiges de ces localités sont des Cupressinoxylon dont la conservation est défectueuse. Leur habitat s'étend depuis l'Amérique du Sud jusqu’au Groënland, et de l’Australie jusqu’au Spitzherg.
! Sobre algunas Arboles fossiles del Rio negro. Buenos Ayres 1885.
2 Wissenschaftl, Resultate der von der kais. Akad. zur Erforsch. des Jonalandes und der neusibirischen Inseln 1885 und 1886 ausgesandten Expedition. Petersburg 1890.
Pityoxylon, Kraus, Peuce Auct., Pinites Gœpp., Pinus (Cramer). Les figures 414 à 419 représentent deux types de Pééyoxylon dont l’un, fig. 417, 419 répond au type Picea (Sapins), tandis que l’autre (fig. 414—416 et 418) répond au type des Pins.
D'après les auteurs, ces bois apparaîtraient dans J'Oolithe d'Angleterre à l’île d'Egg (Hébrides) avec le Peuce eggensis Witham qui est le Pityoxylon eggense Kraus. En donnant ce dernier nom au bois fossile, on à supposé gratuitement que les lacunes que l’on voit en section transversale sont des canaux résinifères à course verticale, et non des lacunes produites dans les tissus par la putréfaction. C’est ce qu'il me paraît important de décider tout d’abord. D’après la figure de Wirxam on aurait plutôt affaire à des canaux résinifères. Comme nous connaissons déjà dans le Rhétien de la Scanie des fossiles du genre Pinus, nous devons nous étonner que les bois ayant la structure de ceux d’Abies, Picea, Cedrus, Larix et de Pinus pris dans son acception plus ou moins large, soient si rares; leur absence dans le Wealdien et le Crétacé doivent également nous frapper, car ces formations renferment®des espèces de Pinus et de Picea. Ces bois sont plus abondants à l’époque tertiaire, mais leur nombre est bien inférieur encore à celui des Cupressinoxylon. Je mentionnerai d’abord le P. Sandbergeri Kraus, considéré comme provenant du Keuper de Franconie; mais M. F£zix a déjà fait observer à titre de rectification que c’est un bois conservé dans une opale et qui provient probablement de Hongrie; la détermination en serait néanmoins exacte.
Parmi les espèces décrites jusqu’aujourd'hui, les bois de Conifères de l’'Ambre sont les plus intéressants. Ces fossiles ont été assez souvent trouvés dans le Samland et Gæpperr a le premier attiré l’attention sur ce sujet dans le travail qu'il à publié en collaboration avec Brerenpt. Ses recherches les plus étendues sont consignées dans le travail intitulé »Die Coniferen des Bernsteins, 1883 publié avec la collaboration de MEnce. Nous devons espérer que M. Conwenrz nous donnera une étude approfondie de ces fossiles qui ont déjà été de sa part l’objet d’une courte communication’. Je dois à mon ami regretté Caspary des exemplaires de ces bois que j'ai employés pour mes recherches.
Les opinions sur cette question diffèrent beaucoup l’une de l’autre. Tandis que GærrErT cite dans son travail onze espèces de Pinus qui lui ont été fournies par l'Ambre, M. Conwwenrz arrive à un résultat différent. D’après lui les espèces de Gœp»rgrr ne sont que des exemplaires différemment conservés d'une seule espèce qu’il nommait Picea succinifera et qu'il appelle actuellement dans sa note récente®, Pityoxylon succiniferum. Des fragments recouverts d’écorce permettent de reconnaître dans celle-ci des tubes grillagés avec plaques criblées bien nettes, du parenchyme et des rayons médullaires élargis vers l'extérieur. Les trachéides du bois ont ordinairement une, rarement deux séries d’aréoles, les ponctuations tangentielles sont rares dans les bois du printemps et d'été, communes dans l’avant-dernière ou la dernière trachéide du bois d'automne qui montre en outre des stries héliçoïdes. Les parois des canaux résinifères sont composées de
1 Bericht der deutschen bot. Gesellsch. zu Berlin.
2 Ueber Thyllen und thyllenähntiche Biüldungen vornehmlich bei den Bernsteinbäumen. |
Schimper-Zittel, Traité de Paléontologie. t. II. 55
cellules à parois minces et de cellules à parois épaissies, ces dernières sont ponctuées; les séries supérieure et inférieure des cellules des rayons médullaires ont des ponctuations aréolées que l’on trouve aussi parfois aux cellules des séries moyennes bien que celles-ci présentent ordinairement des ponctuations simples elliptiques, au nombre de deux à quatre en face de chaque trachéïde.
On trouve des rayons pluriséries avec canal résinifère, mais la plupart des rayons sont unisériés. Les remarques dont M. CoNwEenTz accompagne ses indications sont exactes: le bois à une structure voisine de celle du Pinus Picea, le nombre des rayons médullaires est plus ou moins grand, mais ce ne sera pas une raison pour faire une espèce du Pinites radiosus Gœppert, pas plus que du ?. mengeanus Gœppert, P. stroboïdes Gœppert, espèce prétendue voisine du P. strobus L. Le parenchyme que signale GœPPERT répond à des trachéïdes remplies de résine, présentant parfois des cloisons transversales. M. ConNwenrTz n’a pas vu d'épaississements dentelés dans les cellules du parenchyme des rayons, Ce que GŒPPERT avait pu considérer comme tel chez P. stroboïdes Gœpp. fig. 71 pl. 10 est exactement expliqué par M. ConNwenTz, ce sont ces mêmes points que Kraus avait rectifiés il y a presque trente ans. Les recherches que j'ai pu faire sur mes matériaux, m'ont donné sur les points essentiels les mêmes résultats que ceux obtenus par M. ConNwenrTz.
Tous les fragments dont je dispose renferment de l’Ambre et appartiennent aux Pityoxylon de la section à, &, caractérisée par des canaux résinifères à deux couches pariétales, par des cellules de rayons médullaires pourvues de petites aréoles, dans les rangées supérieure et inférieure, et de ponctuations simples dans les séries moyennes; les ponctuations des faces radiales des trachéïdes sont unisériées, moins souvent bisériées et opposées par paires, les ponctuations ne sont pas rares sur les faces tangentielles du bois d'automne, surtout dans les deux dernières rangées, tandis qu’elles sont clairsemées dans le reste du bois d'automne. Zone du bois automnal peu épaisse comprenant quatre à cinq rangées de trachéïdes. Bois de printemps et bois d'automne passant graduellement l’un à l’autre. Canaux résinifères détruits, nombreux sur toutes les sections transversales dans le bois de printemps et dans le bois d'été au voisinage de la bordure externe ou interne du bois d'automne, pas trace de parenchyme ligneux. Rayons médullaires hauts de deux à vingt et une cellules, unisériés, ceux qui sont pluriséries contiennent des canaux résinifères. D’après M. CONwWENTz dans les trachéides du bois des racines on trouve des thylles résultant de l’accroissement de la membrane qui forme la ponctuation, et dans le bois des rameaux on voit des formations ressemblant à des thylles et qui résultent de l'accroissement des cellules épithéliales des espaces intercellulaires. Des productions semblables se rencontrent d'après Mayer chez les Sapins et les Mélèzes, et d’après M. Conwenrz dans les bois des rameaux du Pinus sylvestris. Je ne puis douter que les bois que j'ai pu étudier ne soient tous très-voisins de Pinus Picea, bien que le plissement hélicoïde fasse défaut dans les cellules du bois d'automne. Cette absence peut avoir pour cause la putréfaction, par suite la membrane ne serait pas intégralement conservée. Cette conservation incomplète de la membrane est encore prouvée par le peu d'épaisseur des cellules du bois
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d'automne qui sont très aplaties suivant le rayon, puis par le contour très peu net des ponctuations radiales. Je n’ai pas observé de bois voisin de celui du Pinus Strobus. Il est certain que les espèces établies par GæPPERT reposent sur des différences dans la conservation ou sur des erreurs d'observation ou même sur des caractères incertains, ainsi que M. Conwexrz l’a déjà montré; j’ajouterai encore que chez Pinites anomalus Gœpp.' les grandes ponctuations arrondies que l’on voit sur les rayons médullaires n’appartiennent pas aux cellules parenchymateuses des rayons, mais aux trachéïdes. Je désigne à l’exemple de M. CoNWENTz, ces bois du Succin sous le nom de Pityoxylon succiniferum Kr. (fig. 426). D’après M. Conwentz, l’Ambre de Sicile (Simétite), si l’on en juge d’après les fragments d’écorce qu’on y à rencontrés, proviendrait d’une plante à forme de cyprès voisine des Cupressacées et non d’une Abiétinée comme l’'Ambre de la Baltique. On doit encore rapporter aux Pityoxylon le Pinites Conmwentzianus Gœppert (Revision meiner Arbeiten) du carbonifère de Waldenbourg à cause des canaux résinifères que l’on trouve dans le parenchyme des rayons médullaires, en admettant que les lacunes soient bien réellement comme on les à interprétées, la place de canaux résinifères. J’ai à ma disposition les coupes de l’Arboretum fossile de GœpPPERT, qui prouvent bien que la conservation du bois est défectueuse. Le travail de STENZEz dont il a été question plus haut renferme un exposé détaillé de la structure de ce bois. Les ponctuations sont le plus souvent unisériées, ou bisériées et dans ce cas rapprochées par paires; outre les grands rayons médullaires contenant un canal résinifère chacun, on en voit d’autres petits, ne présentant pas ordinairement de canal, mais pouvant parfois en présenter aussi.
En ce qui concerne l'extension des espèces de pins à deux feuilles, deux
. bois fossiles intéressants des mines de Soufre de Girgenti, ont été décrits par
M. Kraus°?: P. pineoïdes voisin du P. Pinea, P. pinastroïdes voisin du P. pinaster. De même que le Cedroxylon affine Kr. remplit une lacune dans l'habitat disjoint des trois espèces actuelles du genre Cedrus qui appartiennent au bassin de la Méditerranée, ces bois sont la preuve d'une extension autrefois plus considérable des Pins. Nous ne savons pas jusqu’à quel point ces formes disparues étaient voisines des espèces actuelles. Nous citerons ensuite d’autres espèces que nous rangerons ici, mais dont les rapports avec des feuilles ou des cônes n’ont pu être constatés, elles doivent cependant correspondre à diverses espèces du Tertiaire, et comprendre aussi des bois de racines et de rameaux, ce sont P. ponderosum Kr., P. resinosum Kr. des Lignites de Silésie, P. Pachtanum Kr., P. mosquense Kr. de Russie, P, Macclurii Kr. de Ballast Bay, Banksland (Groënland).
Taxoxylon Kr. (fig. 420, 421). Ce groupe a déjà été traité en détail dans la caractéristique et dans la critique des espèces à rejeter. Je n'ai pour compléter qu’à citer le Taxoxylon gingkoïdes d’Autun distingué récemment par M. RENAULT *. Il est absolument invraisemblable que le tronc fossile appartienne à ce groupe,
1 Loc. cit. taf. 12 fig. 77.
? Hôlzer aus den Schwefelgruben Siciliens. Halle 1882.
8 Cours de Botanique fossile t. IV p. 165.
d’abord à cause de l’âge du dépôt d’Autun, car nous ne connaissons dans les formations paléozoïques, ni même dans les dépôts mésozoïques et crétacés aucun bois ni axe qui possède des épaississements en hélice et des aréoles dans ses trachéïdes. L'auteur ne donne pas de figure, mais la courte description qu'il donne de ce bois suffit à montrer qu'il s’agit d’un Araucarioxylon. Comme ces bois d’Araucarioxzylon possèdent aussi la striation spiralée on a sans doute
affaire à un fossile de cette catégorie.
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Fig. 425.
Pityoxylon succiniferum Kraus. 1 section transversale, 2 section radiale, 3 section tangentielle. Samland (d'après nature).
Pour en finir avec les Conifères, il nous reste à mentionner deux observations qui ont été faites sur les bois actuels et qu'on à pu répéter aussi sur les fossiles. L'une concerne les filaments mycéliens des champignons parasites des plantes ligneuses, filaments qui pénètrent dans le bois; l’autre se rapporte à la pénétration de racines d’autres plantes dans les bois des tiges et des racines des Conifères. La première observation de mycéliums de champignons dans les bois fossiles est due, je crois, à UnGEr! qui a désigné ces filaments sous le nom de Myctomyces. Ce sont des filaments simples ou rameux qui circulent à l'intérieur des trachéides ou se sont propagés d’une trachéïide à l’autre en traversant les parois, utilisant souvent les régions plus minces des ponctuations. Nous connaissons de même des filaments à courts articles, simples ou rameux, passant également d’une trachéïde à l’autre, et ressemblant aux filaments mycéliens qui détruisent encore de nos jours les parois cellulaires en produisant
1 Chloris protogæa.