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LICHENS

On connaît au contraire beaucoup d’espèces fossiles dans la série des Ascomycètes. D'une façon générale, elles appartiennent aux petites formes, encore aujourd’hui si fréquentes sur les feuilles mortes: Sphéries, Phacidies, Dothidées, Dépazées, Hystériées, Rhytismées etc.: Toutefois, comme on ne peut reconnaître n1 l’organisation interne, n1 la nature des organes de reproduction de ces fossiles extrêmement petits, il en résulte une grande incertitude par rapport à la délimitation des genres et à la détermination des espèces, et nous n'insisterons pas davantage à leur sujet.

Une des formes de Champignons le plus anciennement connue qui appartient vraisemblablement aux Ascomycètes et qui rappelle les Xyloma ou Rhytisma, sont ces petits disques saillants déprimés au centre, si fréquents dans les couches rhétiennes, particulièrement sur les folioles des Podozamites, et qui ont été décrits sous les noms de Xylomiles zamitæe Güpp. et X. asteriformis Fr. Br. Une Pezzize a été indiquée dans les lignites.

1* sous-ordre: LICHENS.

Depuis qu'il est démontré que les cellules vertes, les gonidies, ne sont pas des parties intégrantes des Lichens, mais des Algues indépendantes, sur lesquelles les Lichens vivent en parasites, depuis que l’on sait que la structure interne de ces derniers et leur mode de reproduction concordent entièrement avec ceux des Champignons, il n’y a plus de raison pour séparer les Lichens d’avec cette dernière famille; tout au plus peuventils en être considérés comme un sous-ordre.

On ne connaït à l’état fossile que des traces très peu nombreuses de Lichens et elles appartiennent au Tertiaire; on n’en à trouvé aucun dans les couches antérieures. Ce sont des parasites de feuilles ou de rameaux enfermés dans l’ambre (Parmelia, Sphærophoron, Cladonia, Ramalina, Cornicularia? ou bien des formes crustacées, développées sur l’écorce des arbres des lignites (Graphis, Opegrapha, Lecidæa, Pyrenula). La spécification de ces espèces, d'ordinaire représentées par des fragments, est à peine possible. Le D'. GeyTer a signalé récemment dans les lignites de Wetteravie une Parmelia munie d’apothecies, et voisine des P. saxatilis ou P. conspersa.

! Voyez surtout HEER, qui a figuré dans sa flore tertiaire de la Suisse, beaucoup de Champignons parasites des feuilles mortes; ses diverses flores tertiaires d’autres localités, ainsi que les travaux d’ETTINGSHAUSEN sur le même sujet,

2 GôprEeRT, Über die Bernsteinflora.

2 embranchement

BRYOPHYTES:

1" classe: MUSCINEES.

Plantes acrogènes, d'ordinaire régulièrement feuillées, ayant rarement la tige confondue avec les feuilles, pourvues de poils radicaux (rhizoïides). Ce sont des végétaux riches en chlorophylle, à organes mäles et femelles distincts, présentant nettement des phénomènes de génération alternante.

La génération sexuée se développe directement de la spore (comme chez beaucoup d'Hépatiques), ou bien, elle donne naissance à un proembryon confervoïde, ramifié, ou thalloïde et formé d’un seul plan de cellules, duquel naït la plante sexuée, comme un bourgeon latéral (chez quelques Hépatiques et toutes les Mousses).

Les organes reproducteurs sont représentés par des anthéridies et des archégones. Les premières sont formées de tubes, pédiculés ou non, ou de vésicules sphériques qui contiennent les spermatozoïdes; les secondes sont des corps en forme de bouteille, dont le cou plus ou moins long sert de spermiducte au temps de la fécondation, tandis que le ventre contient la cellule-germe. Une alternance de génération se montre après la fécondation, et son terme est la formation de ce que l’on appelle le fruit (sporogone, sporange, thèque, capsule). Cette plante fructifère vit, pour ainsi dire, en parasite sur la plante feuillée qui lui fournit ses aliments. D'’ordinaire, le sporogone est plus ou moins longuement pédiculé, il s’ouvre au temps de la maturité en quatre lobes, ou bien 1l s’en détache une sorte de couvercle horizontal; il est plus rare que la déhiscence soit irrégulière.

1* ordre: HÉPATIQUES.

La plante végétative et fructifère forme un thalle découpé, à côtes axiales, formé d'ordinaire de plusieurs couches de cellules, avec des poils radicaux délicats (rhizoïdes) par lesquels elle adhère à son substratum (ÆRaicca, Marchantia, Pellia, Metzgeria, etc.), — ou bien, elle est formée d’une tige cylindrique, plus ou moins ramifiée, pourvue de feuilles. Les feuilles sont

disposées sur deux ou plusieurs rangs, elles sont fréquemment dimorphes. La

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