‹ Traité de paléontologieChapitre 32 sur 183 · SN D · texte numérisé non relu

SN D

SN y)

Fig. 84. Fig. 85.

Sphenopteridium dissectum Sch. (d'après Ludwig) 1 Rhacopteris elegans Sch. du cardu Culm. bonifère inférieur. 2 du Culm.

courts et obtus, ou en segments cunéiformes plus ou moins nombreux, comme chez les espèces de Sphenopteris très-découpées; nervures des lobes nombreuses, de grosseur uniforme, délicates, disposées plusieurs ensemble, même dans les plus petits segments, tandis que, chez les Sphénoptéridées qui présentent le même mode de division, il n’existe dans les segments qu’une seule nervure assez forte.

Ce genre paraît limité au dévonien supérieur et à la série palæanthracifère. Comme espèce qui lui appartiennent citons: Cyclopteris (Sphenopteridium Sch.) dissecta Güpp., Aneimia Tschermakii, Ettinghs.. Archæopteris lyratifolia Stur, et peut-être les Sphenopt. pachyrachis et Schimperiana (voyez Srur, Culm-Flora).

Rhacopteris Schimp. (fig. 85). Fronde à rachis simple ou bifurqué, droit, avec des sillons longitudinaux; folioles disposées horizontalement, plus ou moins rapprochées entre elles par le demi-tour qu’elles exécutent dans le sens du rachis, s’imbriquant même parfois; ces folioles figurent un losange partagé en deux moitiés selon sa longue diagonale, ou bien étroites, en forme d’éventail à côtés

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un peu dissemblables, plus ou moins profondément découpées en petits segments cunéiformes ou lancéolés pointus; nervures plusieurs fois dichotomisées à partir de la base, réunies plusieurs ensemble dans les larges subdivisions, isolées dans le cas contraire; elles vont se perdre dans les dents marginales. Organes de reproduction situés à l'extrémité de la fronde, les folioles formant des grappes de sores (voyez Srur, Culm-Flora).

On peut comparer les feuilles ainsi découpées avec les folioles fertiles et surtout avec les folioles semi-fertiles de l’Asplenium viviparum Kze. On observe ce même mode d’incision sur un petit nombre d'espèces dans le culm seulement et dans la zone la plus inférieure du houiller en Europe, comme dans les Nouvelles Galles du Sud (Australie). Les espèces connues en Europe sont les suivantes: Cyclopteris inæquilatera Güpp., Asplenites elegans Ettingsh. (Sphenopteris Asplenites Gutb.), Rhacopteris paniculifera et transitionis Stur, Nœggerathia speciosa Ett. (Radnitz) Sphen. petiolata Gôpp., Nœggerathia spec. (Gomes, Veget. foss. Portug.).

Srur, se fondant sur la forme générale des fructifications, terminales et dichotomes, et sur la forme des sporanges, sphériques ou un peu ovalaires, pense pouvoir rapporter ce genre aux Ophioglossées, comme parent des Botrychium (voyez son Culm-Flora p. 72). On peut se demander si ces fructifications ne pourraient être rapprochées de celles des Palæoptéridées, Fougères dans lesquelles on voit aussi des sporocarpes sphériques réunis en grappes (Triphyllopteris). Les feuilles semblent avoir eu une consistance dure, rigide et elles sont généralement très-différentes de celles des Botrychiées.

Eremopteris Schimp. Fronde bifurquée dans sa moitié supérieure ou au-dessous du limbe, bipennée. Pennes à pétioles courts, plats, quelquefois largesdécurrents, plus ou moins lobées sur les côtés, ou profondément incisées et. divisées en folioles, plus ou moins cunéiformes, allongées ou spatulées à bords entiers, ou bien, incisées à la partie supérieure et se rétrécissant insensiblement vers la base; nervures nombreuses, disposées presque comme chez les Odontopteris dans les dernières divisions, ou à la façon des Neuwropteris dans les pennes restées indivises ou à lobes courts.

Cette belle forme de Fougère, qui n’a pas son représentant dans la flore actuelle, n’a été que rarement observée jusqu'ici dans les formations houillère et permienne.

Les formes principales du genre sont: Sphenopteris artemisiæfolia Sternb., (crèthmifolia L. et H.) du carbonifère, et Gleichenites Neesii Güpp. des couches permiennes de Braunau.

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