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OS CO

FRUCTIFICATIONS DE CALAMARIÉES DE PROVENANCE INDETERMINÉE 169

les analogies que présentent la tige, les feuilles et aussi la forme générale des épis fructifères. Les verticilles fructifères ne peuvent en aucune façon être des verticilles foliaires modifiés, puisque les verticilles foliaires suivants ne sont pas alternes, mais opposés.

Il n’est pas rare de rencontrer des épis fructifères dépourvus de bractées avec les verticilles sporangifères renversés, on peut aussi parfois les trouver écrasés autour d’un diaphragme. La plaque sporangiale est partagée, en segments radiaux; un pli circulaire la divise en deux parties inégales et détermine la formation de champs rectangulaires dont chacun porte, à la face inférieure, une cicatrice ronde qui marque l'insertion d’un sporange. Les gros sporanges, par suite de la pression réciproque, sont tétragones-arrondis; ils sont finement striés.

Localité: Ces fossiles si remarquables ont été le plus souvent observés dans la région de la Sarre, dans les couches dites couches inférieures de Sarrebrück, en plusieurs horizons; on ne sait pas encore si ils forment une seule ou plusieurs espèces.

Asterophyllostachys (Aphyllostachys Güpp.?) (fig. 128*). Epis petits, verticillés, bractées au nombre de 12, soudés en un disque, pointes libres redressées, dépassant l’entre-nœud correspondant; cercle sporangial situé sur le milieu de l’entre-nœud, formé de 6 sporangiophores détachés perpendiculairement de l’axe et présentant, à leur extrémité élargie en bouclier, 4 sporanges pendants; axe de la tige occupé par un faisceau vasculaire triangulaire formé surtout de trachées réticulées, entourées d’un parenchyme cortical de larges cellules !,

On peut considérer comme type de ce genre les épis si bien étudiés dans leur structure interne par BINNEY et que cet auteur a rapporté au Calamodendron commune. Je les ai caractérisés dans mon Traité de paléontologie végétale sous le nom de Calumostachys Binneyana, mais je pense maintenant, après étude de l’axe de la tige, dont la structure est si aberrante, que l’on doit considérer cette forme comme le type d’un genre particulier. Comme la structure de l’axe est celle des Asterophyllum, il se pourrait que sa place fut dans ce groupe, mais les organes de reproduction ayant en systématique une importance plus grande que l'appareil végétatif, je pense que ce groupe se rapproche davantage des Calamitées que des Sphénophyllées.

Asterophyllum Sch. (Asterophyllites Brong. ex p.). Rameaux feuillés semblables à ceux de Calamocladus, nombre fondamental des feuilles 3, comme chez les Sphenophyllum, en règle 6—18; point d’anneau diaphragmatique visible; vaisseaux situés au centre du rameau, formés de larges trachées réticulées, trigones, à angles très-saillants, arrondis ou légèrement bifurqués, formés de petits vaisseaux et donnant des cordons vasculaires qui se rendent vers les ramifications et les feuilles.

Ce genre renferme les Astérophyllites de BronaniArT, dont nous venons de décrire la structure et dont les Asterophyllostachys sont très-vraisemblable-

1 BINNEY, Observ. on the struct. of Koss. PI I. Calamites et Calamodendron. 1868. — WiLLiaMsoN, On the organisat. of the Koss. PI. part. V, 1873; id. ibid, part. IX, 1878.

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ment les fructifications. Comme ces organes de reproduction différent essentiellement de ceux des Sphénophylles, il ne peut être question de les rapprocher do ce groupe; aussi ne peut-on encore dire ce qu'il en est du ,Sphenophyllum sur un Astérophyllite“ de Srur. Pourquoi les Sphénophylles ne pourraiïent-elles présenter des feuilles assez profondément découpées, pour prendre l'apparence d'un verticille d’Asterophyllite? Nous voyons très-souvent des plantes dont les feuilles inférieures ne ressemblent aucunement aux feuilles supérieures. Des plantes très-éloignées l’une de l’autre peuvent aussi présenter des feuilles

Fig. 131.

Asterophyllum equisetiformia Brong. Terrain carbonifère de Bohême (d'après Feistmantel).

identiques; cela paraît avoir été le cas pour les Calamocladus et les Asterophyllum, de sorte qu'il est toujours difficile, sinon très souvent impossible de distinguer les deux genres par les simples empreintes.

Comme le genre Asterophyllites de BRONGNIART à reçu une autre signification, j'ai cru devoir modifier un peu le nom de ces plantes.

Archæocalamites Stur (Calamites et Bornia auct.). Tige dressée, partant d’une base arquée, radicante, épaisse de 2 à 10m, plus ou moins longuement articulée, à cannelures se continuant sur les articulations, molle finement striée,

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