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FRUCTIFICATIONS DE CALAMARIÉES DE PROVENANCE INDETERMINÉE 171
rameaux peu nombreux; feuilles longues, plusieurs fois bifurquées, à segments minces, presque filiformes, arqués; fructifications spiciformes, groupes (?) de verticilles fructifères alternant avec les verticilles foliaires, sporangiophores élargis en uu bouclier (?) sur lequel sont insérés 4 (?) sporanges; organisation de la tige inconnue !.
Ce que l’on sait des Archæocalamiles ne permet pas de fixer leur position systématique ; on ne connaît jusqu'ici qu'une seule espèce de ce genre.
Localité: Caractéristique des plus anciennes formations carbonifères (culm, calcaire carbonifère) en Moravie, Silésie, Bohème, dans le Harz, les Hautes- Vosges et la Forêt-Noire, à l’île des Ours, au Canada etc., aussi caractéristique pour le dévonien supérieur de l'Amérique du Nord (Canada) et dans les schistes dévoniens sur la Moselle où on l’a trouvé, dans ces derniers temps, en compagnie du Psilophyton.
Fig. 132. Fig. 133.
Archæocalamites radiatus Brong. Archæocalamites radiatus Brong. Rameau feuillé. Tige. De l'ile des Ours (d’après Du culm de Mobradorf (d'après Stur). Heer.)
Eleutherophyllum Stur (Æquisetites sp. Sternb.). Tige articulée, épaisse d'environ 3m; entre-nœuds courts, à côtes peu marquées, arrondies, alternes avec celles de l’entre-noeud suivant; feuilles serrées, courtes, ovales, terminées en pointe courte, insérées par une large base et appliquées contre les sillons; cicatrices raméales entre les feuilles, très-petites, à peine visibles; cicatrices radiculaires également très-petites, rarement visibles. Fructifications (?) — située vraisemblable-
1 SruR, Culm-Flora. 1875-77. — Ricnrer, Culm in Thüringen (Zeitschr. d. deutsch. geol, Gesellsch, Bd. XVI). — Dawson, Devonian Plants (Quart. Journ, Geol. Soc. vol. X VIII.
172 PTÉRIDOPHYTES. CALAMARIÉES
ment à l'extrémité supérieure de la tige, non visibles extérieurement; sporanges (?) — situés au côté interne des feuilles, isolés, semi-lunaires, ou disposés par deux, triangulaires, et groupés en croissant (d’après SruRr) !.
Le type de ce genre est l’Equisetites mirabilis Sternb. (Equisetum Schützeanum Feistm.).
La position systématique de ce très-remarquable fossile est encore douteuse. Si les corps énigmatiques que Srur considère comme des sporanges sont bien des éléments reproducteurs, leur situation empêche de ranger ce genre parmi les Calamites (Equisétacées d’après Srur); de même le faisceau vasculaire central, qui serait très-mince, n’a guère, d’après la figure, plus de 1mm d’épaisseur, il peut à peine, par conséquent enfermer un cylindre médullaire; les canaux aérifères, caractéristiques des Equisétacées, n’ont pas été non plus indiqués: on ne peut donc ranger cette plante ni parmi les Equisétacées, ni parmi les Calamitées. La question de savoir si les feuilles fructifères présumées sont un équivalent de l’anneau des Equisetum, reste en suspens.
Appendice.
Sphénophyllées.
Plantes herbacées ou arbrisseaux pourvues d’une tige rameuse, articulée extérieurement, sillonnée dans toute sa longueur, portant des feuilles verticillées. Celles-ci sont disposées en verticilles alternes par 6—18 (nombre fondamental 3), plus ou moins larges, spatulées, entières ou. dentées seulement au bord, ou bien une ou plusieurs fois dichotomiquement incisées, la première dichotomie étant la plus profonde, les suivantes le devenant de moins en moins, les pédicules ou les feuilles des branches inférieurs, le plus souvent plusieurs fois divisés, tandis que les supérieurs sont entiers ou ne présentent qu’une dichotomie simple; nervures simples ou se détachant par deux de la tige, partagées, par une dichotomie répétée, en autant de divisions que la feuille a de découpures ou de dents marginales. Fructifications en épis courtement pétiolés, longs, assez effilés, cylindriques, disposés en une ou deux séries sur les branches; Sporanges isolés sur le limbe de la feuille, ou axillaires, sessiles, sphériques.
Le faisceau vasculaire de la tige est axile, triangulaire avec les côtés concaves, il est formé principalement de larges vaisseaux réticulés qui deviennent vers les bords d’étroits vaisseaux scalariformes accompagnés aux angles de trachées déroulables qui se rendent aux verticilles fohaires; autour du faisceau central se montre une gaîne dont les couches internes sont formées de grosses cellules rectangulaires pourvues de ponctuations ovales, ouvertes, qui forment un étroit réseau hexagonal. Les couches
ID, Sryr. Culm-Flora, p. 63—74,
SPHENOPHYLLÉES 173
externes sont formées de cellules de parenchyme étroites; la partie interne de l’écorce est due à des cellules prosenchymateuses, la portion moyenne est formée de cellules rectangulaires et la couche la plus externe d'éléments allongés et étroits.
La structure de la tige de ces plantes s'éloigne tellement de celle de tous les autres Cryptogames vasculaires et même de celle des Lycopodiacées, qu’elles forment, sous ce rapport, une classe isolée et si la position et la nature dimorphe des sporanges rappelle les Sélaginelles, les caractères extérieurs sont si différents, qu'ils empêchent de penser à une
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