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Partie tropicale du sud de l'Afrique

4e Fam. Zamiées.

Zamia. Tronc d'ordinaire court, épaissi au milieu et presque rond, parfois souterrain; folioles insérées le long de la gouttière placée à la partie supérieure du rachis, linéaires-elliptiques ou linéaires-lancéolées, naissant d'une base progressivement ou brusquement rétrécie, finement dentées au bord, surtout à leur partie supérieure, se détachant par l’âge; nervures nombreuses, un peu divergentes sur le côté et se terminant dans les denticules du bord; écailles des fleurs mâles et femelles scutiformes, hexagonales.

Environ 30 espèces connues. Formes fossiles analogues.

Amérique tropicale, subtropicale pour quelques-uns.

Microcycas Miq. Feuilles longues, avec des segments très nombreux, étroits, entiers sur les bords; écailles florales non scutiformes.

Une seule espèce connue; intermédiaire aux Dioon et aux Zamia.

Patrie: les Antilles.

Ceratozamia Brngt. Ecailles florales scutiformes, portant à leur face supérieure deux excroissances cornues.

Deux espèces.

Le Mexique.

Cycadées fossiles.

A. Genres vivants.

Encephalartos Lehm. Feuilles grandes, longues de 1 mètre et plus, pennées; folioles très nombreuses, insérées par leur base étrécie, avec un bourrelet annulaire, ovales-oblongues ou linéaires-lancéolées, de consistance coriace renflées

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sur les bords qui sont lisses ou découpés avec des lobes pointus; nervures disposées en rayonnant, en partie bifurquées.

Le seule espèce jusqu'ici connue Æ. Gorceixianus Sap. présente des folioles linéaires-lancéolées, aux bords entiers et elle se range tout près des Æ. longifolius Lehm. et Æ. Lehmani Eckl.

On la trouve dans le miocène de Koumi (Négrepont).

Genres de Cycadées fondés sur la forme des feuilles. B. Genres connus seulement à l’état fossile.

Cycadites Brngt. Vernation enroulée; folioles insérées sur le rachis par toute la base, décurrentes, persistantes, étroites, uninerviées.

Ce genre montre dans la vernation, la forme et la nervation des folioles, qui proviennent à la vérité de feuilles beaucoup plus petites, une grande concordance avec le genre Cycas actuel, et en particulier avec le Cycas revoluta. Si les feuilles fructifères qu’il n’est pas rare de rencontrer et qui sont très semblables à celles des Cycas, appartiennent au genre Cycadites, il est certain que la parenté entre le genre vivant et la forme fossile dont nous parlons, est au moins immédiate, alors méme qu'il n’y aurait pas entre eux identité générique.

On à distingué environs 15 espèces, parmi les restes peu nombreux de ce type que l’on a observés; elles se répartissent ainsi qu'il suit dans les diverses formations géologiques.

Cycadites taxodinus et gyrosus Gôpp., du carbonifère de Silésie, le premier appartenant à l'horizon du calcaire carbonifère — fragments très nets. Les C. rectangularis Brauns (C. pectinatus Berg.), de la formation rhétienne et du lias inférieur, C. valdensis, Heer, du lias moyen (?). Les C. zamioides Leckenb. et Delessei Sap. caractérisent la grande oolithe, dans laquelle, dans l'Inde, on a indiqué 4 espèces voisines, ©. confertus Morr., raÿmahalensis Oldh., Blanfordianus Oldh. et cutchensis O. Feistm. Le C. Lorteti Sap. a été trouvé dans le kimmeridgien du département de l’Ain. On connaît dans les couches néocomiennes et wealdiennes les C. Brongniarti Roëm., Morrisianus Dunk., C. Heerii Schenk; les dernières traces du genre disparaissent dans le crétacé supérieur du Groënland avec le C. Dicksonii Heer.

Podozamites Fr. Braun (emend.). Feuilles petites, avec un rachis mince, pennées, folioles alternes, écartées, plus ou moins dirigées vers le haut, de forme ovoïde-elliptique, progressivement rétrécies à la base, ou allongées-lancéolées, jusqu’à la forme linéaire, un peu arquées ça et là, se désarticulant du rachis et se rencontrant d'ordinaire isolées; nervures bifurquées dès la base, souvent très-fines et serrées, parallèles aux bords et convergeant vers le sommet de la foliole.

Etant donnée l'ignorance où l’on est encore de leurs organes de fructification, il n’est pas possible de dire, jusqu'ici, à quelle division des Cycadées vivantes, appartiennent ces plantes qui se présentent sous des formes très variées dans le rhétien et surtout dans les couches jurassiques les plus anciennes. Il est possible qu'on doive les ranger parmi les Zamiées. Comme la forme et la dimension des folioles, dans une même espèce et même sur une seule plante,

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paraissent avoir été très-variables, la détermination spécifique de ces végétaux fossiles est souvent incertaine.

Localités: Les Podozamites se montrent pour la première fois dans les couches rhétiennes, pour lesquelles on peut considérer comme caractéristique le P. distans Presl. abandant en Franconie {pays de Baireuth); en outre de cette forme, on a trouvé quelques espèces plus rares dans la même formation, particulièrement en Scanie'. Toute une série d’espèces ont été observées par HEEr? dans ces dernières années, dans le jurassique brun moyen (bathonien) du Spitzberg, de la Sibérie orientale, des territoires de l'Amour; quelques-unes ont été décrites vraisemblablement dans la même formation, au Japon, par GEYLER*; le P. lanceolatus de Scarborough, dans le Yorkshire, figuré déjà par Linprey, appartient aussi à la flore du Spitzberg, de la Sibérie et du Japon; SaporTAa à décrit et figuré deux espèces du kimméridgien de France dans sa flore fossile jurassique et quatre espèces sont également décrites et figurées par SCHENK dans: Fossile Pf. der Nord-Karpathen (Wealdien ou urgonien).

Ces plantes ont vraisemblablement vécu sur les bords marécageux des lacs d’eau douce, comme beaucoup de Zamiées actuelles; les couches dans lesquelles ou les trouve sont généralement des formations d’eau douce, à l’exception du kimméridgien.

Zamites Brgt. (emend.). Feuilles petites ou de dimensions moyennes, se désarticulant avec l’àge; folioles insérées à la partie supérieure du rachis par une callosité, un peu contractées ou arrondies, presque cordiformes à la base, d'ordinaire serrées, lancéolées-allongées ou ovales lancéolées, pointues ou mousses, aux bords entiers, de consistance ferme, ne se désarticulant pas; nervures simples et bifurquées, les moyennes parallèles, ne divergeant qu'à la pointe, les” latérales se rendant aux bords qui forment un bourrelet étroit.

Les nombreuses espèces de ce genre (une trentaine environ) qui habitaient surtout l'Europe aux temps jurassiques, forment un groupe très naturel, facile à reconnaître, de sorte que l’on peut admettre qu'ils appartenaient à un seul et même genre; on ne peut, en aucun cas, les réunir aux Zamiées de l’époque actuelle.

Une première forme semblable aux Zamiées se trouve dans le grès bigarré, (Z. vogesiacus Sch. et M.), elle se distingue cependant de la forme typique par les auricules calleuses des folioles. D’après Anpri (Foss. flora Siebenbürg. u. des Banats), il existe, dans le lias inférieur de Hongrie, une espèce très voisine du Z. Schmiedelii Presl.; il est difficile de dire si le Z. gracilis Kurr., provenant du lias supérieur, appartient à ce genre, ou au genre Ofozamites; avec le jurassique brun moyen apparaissent plusieurs Zamites typiques, parmi lesquels le Z. gigas Morr., qui n’est nullement de taille géante, mais de moyenne grosseur, à été réuni par Wizzramsox * à une inflorescence de Pandanée et a

1 NarHorsr, Beitr. z. foss. Flora Schwedens 1878; id. Om Floran Skânes Kolf. Bildn. I Floran vid Bjuf. 1878—79.

? Hger, Flora fossilis arctica Bd. IV (Spitzbergen, Ostsibirien, Amurland.)

3 Foss. Pflanzen aus der Juraformation Japans.

# Contrib. foss. the Hist. of Zamaia gigas Lindi. et H. (Fransact. Linn. Soc. vol. XXVI.

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