‹ Traité de paléontologieChapitre 78 sur 183 · LES EUX EE YA) Ë · texte numérisé non relu

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Fig. 238.

a b Smilax aspera L., c Smilax spec. (D'après nature.)

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de la feuille est large ou cordiforme et hastée, le nombre des nervures latérales de chaque côté de la nervure médiane atteint 3-5, 7 et 9; parmi celles-ci l’extérieure décrit, suivant le développement de la base de la feuille, une courbe plus ou moins accentuée, d’autant plus nette que la base de la feuille est plus large (fig. 23844). Les nervures latérales naissent, ou bien immédiatement du pétiole, ou encore un peu plus haut de la nervure médiane. L'union des nervures médianes et latérales s'effectue par leur propre ramification, dont les branches principales s'élèvent obliquement et sont réunies entre elles, pour former réseau par leurs nombreuses anastomoses (fig. 238a-c).

Avec ces feuilles, M. H£Er a décrit encore une fleur d'Œningen, rapportée par lui à Smilax, ou bien à Tamus (Dioscoreæ), et dans laquelle cinq pièces sont visibles au périgone, la sixième peut-être cachée. On ne saurait dire à quel genre appartient cette fleur, si c’est au genre Smilax ou à un autre; la possibilité pour la fleur d’appartenir à une espèce de Smilax n'est pas contestable, s’il existe six feuilles florales. En tout cas, elle ne saurait fournir une détermination précise. D’après une lettre de M. le Dr. ConwenTz, directeur du Musée provincial de Dantzig, ce savant a lui-même examiné une fleur femelle de Smilacée, provenant de l’ambre, Smilax baltica Conw., avec un périgone à six feuilles dressées, soudées à la base, lancéolées, d’égale longueur. Les étamines manquent, mais il existe un court style avec trois larges stigmates réfléchis en arrière. Des feuilles ou des fragments de feuilles, qui peuvent être attribués à Smilax, bien que la raison de cette attribution se trouve plutôt dans la répartition actuelle du genre que dans les caractères des fossiles, sont répandus dans le Tertiaire, depuis le sud de la France jusqu’au Groënland, et de la Croatie jusqu’à l’ouest de l’Amérique septentrionale. Dans l’Eocène d'Aix, on à signalé un fragment de feuille (S. rotundiloba Sap.), mais le plus grand nombre de ces espèces appartiennent à l’Oligocène et au Miocène, comme S$. hastata Brongn., S. grandifolia Unger, S. Garguieri Sap., S. cardiophylla Heer, etc. Le Diluvium de Toscane a fourni $S. aspera L., des Tufs de Lipari, S. aspera L. var. Mauritanica Desf., l'unique espèce qui se rencontre encore aujourd'hui dans le sud de l'Europe et qui est répandue avec ses formes diverses des Canaries jusqu'aux Indes orientales. |

Les autres espèces vivantes (186), sont en grande partie (105) fixées dans l'hémisphère occidental jusqu’au Brésil: l'Amérique du Nord a une espèce [S. herbacea Michx.], espèce qui s'étend de sa côte orientale jusqu’au Rio Grande, et vit au Japon. Les autres espèces (90) appartiennent à l’ hémisphère oriental, depuis l’ouest de l'Asie jusqu'à la Nouvelle - Hollande et le sud de l'Afrique.

De tous les restes de Smilacées décrits jusqu'à présent, seules les feuilles attribuées à Smilax permettent d'accepter avec certitude l’existence des Smilacées à l’époque tertiaire. Les autres feuilles fossiles ne se rapportent pas, par le parcours des faisceaux conducteurs, aux formes actuelles de ce sous-groupe *.

1Pour le genre Smilax on peut consulter: ALP. et Cas. ne CANDOLLE, Monographiæ Phanerogam. t, 1. Paris, 1878. Malheureusement les fossiles attribués à Smilax sont

LILIIFLORES 3)3

Elles peuvent aussi bien appartenir à d’autres groupes des Monocotylédones, à ceux qui jusqu'à présent n’ont fourni aucun fossile, ou bien à des Dicotylédones.

On ne connaît de la famille des Juncacées, caractérisée par le périanthe glumacé, que peu de fossiles du Tertiaire d’'Œningen, Juncus retractus Heer, J. articularius Heer, tige, feuilles, fruits, et de Monod J. Scheuchzeri Heer, fruits. On ne connaît pas d’autres gisements, car le fragment indéterminable, J. antiquus Heer du Cap Staratschin au Spitzberg attribué par M. ETTINGSHAUSEN à la première espèce, est aussi incertain que peut l'être un rhizome.

Les Zridacées distinctes des Liliacées par l’absence du verticille interne des étamines, par l'ovaire infère, par les feuilles distiques dont les surfaces folaires sont dirigées verticalement, ont été signalées dans le Tertiaire. Ce sont pour la plupart des fossiles de détermination douteuse, tels ceux du Groënland décrits par

Fig. 239. M. Hger sous le nom d’Zridium grünlandicum,

Antholyza æthiopicaL. puis Zrès obsoleta Heer du Tertiaire de Suisse,

En ane I. prisca Weber du Tertiaire de Bonn, enfin

le fragment de feuille figuré dans Haynex, (Tert.

and Cret. Flora pl. VI fig. 6) provenant du Tertiaire de l’Amé-

rique du Nord. Les deux derniers fossiles peuvent être des

feuilles d’Jris, ou proviennent d’autres plantes, parmi lesquelles

on peut citer les Cordaïtes, puisque dans le Tertiaire de la Terre

de Grinnell on rencontre des Feildenia (Heer) qui appartiennent

aux Cordaïtes (p. 263). Seul l’Zris Escheri Heer d’'Œningen,

appartient par la forme des feuilles et du rhizome au genre

Iris; les fossiles appelés J. latifolia du Samland, du Spitzberg et

de l’Oligocène de Mittweida ont les feuilles d'un caractère dou-

teux, mais un rhizome à longs entre-nœuds n’appartenant pas au

genre Jris. Remarquons en outre que souvent chez les Iridacées

Ja soi-disant nervure médiane est toujours formée par du par- Il enchyme (fig. 239); aucune espèce d’Zris ne possède de nervure É Fig. 240.

médiane plus forte (fig. 240), et chez toutes les espèces on observe /ris Güldenstedti

… un nombre, variable avec la largeur de la feuille, de faisceaux LE: dei ®

n conducteurs à peu près égaux, entre lesquels s’en trouvent

d’autres moins forts, variant avec les espèces et la longueur de la feuille. Les

espèces qui se rencontrent dans des sols humides, comme Z. Pseudacorus 1.

possèdent des canaux aériens, dont les plus grands se trouvent sur la ligne mé-

traités très superficiellement, tandis qu’il est juste qu'ils soient laissés dans la tâche des monographes, eu égard à leur qualité de fossiles. Schimper-Zittel, Traité de Paléontologie. t. IT. 23

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diane de la feuille et produisent une carêne sur ses deux faces. Les faisceaux conducteurs sont réunis par des anastomoses transversales. D’autres espèces d’Zris n'ont pas la carêne, elles ont un parenchyme à très grandes cellules avec de larges canaux à air; une troisième catégorie d'espèces ont un parenchyme de petites cellules, moins lacuneux, et les faisceaux conducteurs opposés, situés sur les deux faces des feuilles, sont réunis par des zônes d’un parenchyme à

très petites cellules avec canaux intercellulaires étroits.

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