‹ Traité de paléontologieChapitre 85 sur 183 · DIU TN PL ONE · texte numérisé non relu

DIU TN PL ONE

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le nom de Sératiotites Najadum, pourrait être réellement une fleur de Stratiotes ou d’un genre voisin, si toutes les parties étaient réunies et les fleurs mieux conservées, mais vu son état de conservation, on peut en douter. Sous le nom d'Æydrocharis orbiculata M. Her a décrit une feuille qui est en effet très voisine des feuilles de l’Æ. morsus ranæ Linné, vivante; M. WEBER en mentionne aussi une du Tertiaire de Bonn, sous le nom d’Hydrocharites obovuatus, mais la mauvaise conservation du parcours des faisceaux conducteurs ne fournit aucun renseignement certain; le pétiole conservé comme dans la feuille figurée par M. Her (Flor. tert., vol. IIT pl. 127 fig. 31) pourrait bien encore faire songer à une feuille de Smilax.

M. pe SarorTA a décrit dans l’Eocène d’Aix, des fragments rubanés, arrondis au sommet, dentés aux bords, traversés par 2 faisceaux conducteurs, qu’il a désignés du nom de Vallisneria bromeliæfolia; ces fossiles appartiennent probablement au genre Vallisneria et peuvent expliquer la grande extension de cette espèce hétéromorphe. Les anastomoses transversales sont peut-être des diaphragmes. Nous devons encore à M. pe SaporrTA la connaissance de feuilles de l'Eocène de Paris, fossiles que M. BronGnrarT avait déjà désignés du nom de Potamogeton multinervis, et que M. pe SaporTA réunit au genre Oételia Pers., ou à un genre voisin et qu'il appelle O. parisiensis. Les feuilles sont pétiolées, ovales, allongées, avec de nombreuses nervures longitudinales, réunies par des anastomoses. D’après M. pe SarorTA ces feuilles sont conformes à celles de l’Oitelia ulvæformis Pers. de Madagascar. Le rameau feuillé déerit comme Najas stylosa par M. Hger dans la »Flore Tertiaire de la Suisse« appartient peut-être à Hydrilla ou à un genre d’aspect voisin.

Aux fossiles dont il vient d’être question, et qui sont considérés comme. Monocotylédones, s’en ajoutent quelques-uns, dont le classement parmi les Monocotylédones est également certain, ou en partie douteux.

Mentionnons tout d'abord les fossiles décrits par M. pe Saporra sous le nom de Rhizocaulon (fig. 251), du Tertiaire du Sud de la France (Aix, St. Zacharie) (Annal. des sc. nat. Bot. Sér. IV, vol. XVII. XIX, Sér. V, vol. XVII). Des bouts de troncs, des fragments de feuille, des fleurs, racines ont été observés, toutefois nor en connexion. D’après les données de M. pe SarorTa, la tige des espèces de Rhizocaulon s’élève obliquement, et développe à ses entre-nœuds de nombreuses racines adventives qui descendent dans l’eau; les feuilles sont larges, linéaires, à bords entiers, amplexicaules, avec de nombreuses nervures longitudinales serrées et parallèles réunies par des anastomoses transversales; les fleurs sont pédonculées, un panicule formant des épis, autant que l’on peut voir, à l’aisselle de bractées. M. pe Sarorra a étudié la structure du tronc et des racines sur les exemplaires silicifiés. Les racines ont un corps central ligneux, entouré d'une écorce traversée par des canaux à air, l’épiderme porte encore en partie les fibres des racines (fig. 251?-f). Le tronc renferme de nombreux faisceaux fibrovasculaires isolés, entourés d’un tissu creusé de lacunes aériennes; tous les faisceaux paraissent avoir été entourés d’une gaîne très développée, à laquelle s'attache l'écorce (fig. 251). D'une façon générale, les renseignements

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de M. DE SarorrTA laissent supposer que les Rhisocaulon vivaient dans des fonds très humides; leurs fleurs en épis ont une certaine ressemblance avec celles des

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