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XX

Fig. 265.

1 Fagus Feroniæ Ung. Sobrussan., 2 PF.

Deucalionis Ung. Bilin. 5-4 F. horrida

Ludw. 5 Fagus, cupule, Clausen. 6 Fagus,

fruit (Carpinus norica Ung.) 7 F. inter-

media Ettingsh. fruit, Alumbay. 1,2, 5 d'a-

près nature; 3, 4, 6, 7 d'après Unger, Ludwig, Eltingshausen.)

Antipofi Heer dans le Groënland septentrional, à Sachalin, au Japon, dans les steppes des Kirghiz ct dans le sud de la France (F. pristina Sap.): on signale

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ces espèces depuis l’oligocène supérieur jusqu à la fin du miocène. F. sylvatica L. var. pliocenica Sap. à été trouvé dans les Cinérites du Cantal, et aussi dans la vallée du Rhône; FF, japonica Maxim. fossilis Nath. et F. ferruginea Ait. fossilis Nath. qui vivent encore au Japon, sont reconnus dans les formations pliocènes ou quaternaires de Mogi au Japon. F. sylvatica L. a été observé récemment par M. KeizHacxk dans le calcaire d’eau douce du quaternaire préglaciaire de Honerdingen et dans la terre à Diatomées d'Oberohe (Hanovre). Dans le tuf calcaire de Suède (d’après M. NarxorsT I.c.), cette espèce manque comme à l’époque actuelle, où elle ne dépasse guère le 60€ degré de latitude nord. Elle existe au contraire, succédant à Pinus sylvestris L. dans les Tourbières de Zélande et de Suède.

Les fossiles décrits jusqu'ici comme cupules et fruits de hêtres me semblent pour la plupart très-douteux. Je considère cependant comme une cupule de Hêtre la cupule décrite par LupwiG sous le nom de F. horrida (fig. 26534), ainsi qu'une autre des lignites de Clausen, dans le Haut-Palatinat (fig. 2655), peut-être identique à l'espèce précédente. Je regarde comme des fruits, les fossiles figurés par UNGEr sous le nom de Carpinus norica (fig. 2656) (Chloris protog. Taf, 27. fig. 4) et de même les fruits et cupules figurés par M. Hger (F1. foss. arct. Vol. IT pl. 47 fig. 9, vol. IIT pl. 3 fig. 11), et provenant du Groënland et du Canada septentrional. Dans l’ambre du Samland on a observé une feuille en mauvais état appartenant vraisemblablement au genre Fagus (F. humata Conw.), et un fruit tricaréné encore incomplètement développé (F. succinea Gôpp. et Menge). Fagus pygmæa Ung. de Koumi est une très-petite feuille, comparée au ÆF. obliqua Mirb. par UNGER, mais qui n’a rien de commun avec cette espèce; si l’on a vraiment affaire à une feuille de Hêtre, ce doit être une petite feuille, comme on en voit, dans beaucoup de forêts.

La taille et la forme des feuilles des Hêtres peuvent varier dans la même espèce et sur le même rameau. La base est ou légèrement émarginée, cordiforme, arrondie ou bien brusquement contractée; le bord est entier, ondulé (F. sylvatica L.), denté avec dents et sinus aigus, les dents parfois réduites comme chez Castanea à leur faisceau recouvert d’épiderme (F. ferruginea Aït. (fig. 2645). La ramification des faisceaux se fait suivant le mode penné, les nervures secondaires sont alternes, mais ordinairement très rapprochées, rarement opposées, leur angle d’origine est de 30-60°, leur distance 4-10 mm, ces diverses valeurs se rencontrent dans la même feuille. Ces nervures secondaires se dirigent obliquement vers le haut en décrivant une ligne courbe, elles atteignent le bord en formant ordinairement des réseaux, ou bien se rendent directement dans les dents. Lé nombre des nervures secondaires varie chez les diverses espèces avec les dimensions de la feuille, on en trouve chez Fagus sylvatica L. (fig. 264?) de quatre à dix de chaque côté, le plus souvent de cinq à huit; chez F. ferruginea Ait. ce nombre peut descendre à cinq et six et s'élever jusqu'à seize, mais ordinairement il varie de huit à douze. |

Lorsque le bord de la feuille présente des dents, elles commencent d'ordinaire au niveau de la première, mais au plus tard de la seconde paire de nervures. Des nervures tertiaires, obliques, ascendantes, et légèrement arquées, ne sont pas trop communes dans les feuilles du genre Fagus. Les anastomoses trans-

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verses qui relient les nervures secondaires ont souvent un parcours arqué; elles sont réunies entre elles par de nombreuses branches diversement dirigées qui forment un réseau, dont les maïlles polygonales renferment d’autres mailles, trèspetites, dans lesquelles se terminent les extrémités libres des faisceaux. Parmi les espèces de l’hémisphère sud, quelques-unes possèdent une «nervatio reticulata» au lieu d’anastomoses transverses, Æ. Dombeyi Mirb., F. fusca Hook, alors que d’autres espèces, Æ. alpina Pôpp. et Endl. (fig. 2641), F. antarctica Forst., F. Cuninghami Hook., F. obliqua Mirb., F. procera Pôüpp. et Endl., possèdent les anastomoses transversales ordinaires. Chez les espèces qui viennent d’être citées, le nombre des nervures secondaires oscille entre 3 et 8; il atteint son maximum, variant entre 6 et 9 chez F. obliqua, entre 17 et 21 chez F. procera, entre 10 et 17 chez F. alpina. Il y a quelquefois des nervures latérales incomplètes, raccourcies, qui s'unissent à une anastomose transversale.

Le fruit tricaréné des hêtres est enfermé dans une cupule déhiscente par quatre valves à la maturité, garnie d'émergences plus ou moins grandes, simples ou rameuses (fig. 2644, 5).

Le genre Castanea L. est aussi du nombre de ces genres communs à l’Amérique du Nord, à l'Europe et à l'Asie orientale et dont l'habitat à l’époque tertiaire était plus étendu qu’à l’époque actuelle. L'Amérique du Nord nous montre en effet dans le Tertiaire du Colorado (Middle Rock), une espèce, C. intermedia Lesq., disparue de ce pays, comme de tout le versant Pacifique des États-Unis: elle est très-voisine du C. pumila Mill, qui existe sur le versant atlantique de l'Amérique septentrionale, depuis la Pennsylvanie et l'Ohio jusque dans le nord de la Floride et au Texas. La présence de ce genre est aussi reconnue dans le tertiaire de l’Orégon, de la Californie, du Canada septentrional, d’Alaska et du Groënland, telles sont: C. Kubinyi Kovats (fig. 266%), C. Ungeri Heer, C. atavia Ung., si toutefois cette dernière espèce doit être rangée ici, ce dont je doute encore. Les deux premières espèces ont une assez vaste répartition, on les trouve aussi en Europe, dans le tertiaire du Piémont, dans la Haute- Italie, le sud de la France jusqu’en Wettéravie, dans le Schossnitz, la Styrie, la Croatie, la Hongrie, la Transsylvanie, puis dans le tertiaire inférieur du Japon et de Sachalin. Cette répartition coïncide en partie avec l'habitat actuel du C. vulgaris Lam. (fig. 26612) qui existe depuis l'Algérie, le Portugal, l'Espagne à travers tout le sud et l’est de l'Europe; sa limite septentrionale passe au sud de la Belgique, par l'Alsace, le Palatinat rhénan, les Alpes méridionales et orientales, la Styrie, et s'étend de là dans le Caucase, le nord de l’Asie Mineure, la Perse, le nord de la Chine et le Japon (Nippon). (Dans ces dernières contrées il est vrai, on l’a distingué comme espèce particulière.) Il vit encore sur le versant atlantique de l'Amérique du Nord depuis les Carolines jusque dans le Michigan et le Maine (C. americana Michx.). En Europe sa limite septentrionale est, grâce à la culture, reculée plus loin encore vers le Nord. En outre ScHIMPER & M. pe Saporra distinguent sous le nom de C. recognita, le F'agus castaneefolia Ung. (in Chloris protog. pl. 28. fig. 1) provenant de Leoben et de Warsberg en Styrie; ces auteurs le comparent au C. pumila Mill. Il est hasardeux

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d'établir une nouvelle espèce d’après unc feuille fossile isolée, surtout pour des formes aussi variables que les feuilles du genre Castanea; je considère comme vaine toute discussion basée sur les matériaux actuels, pour fixer si, à l’époque tertiaire, ce genre possédait une ou deux espèces (C. atavia Ung. étant

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