‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 109 sur 358 · PRE · texte numérisé non relu

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inflammatoire subaigu qui les accompagne souvent, recourir à la cautérisation. On s’est servi de plusieurs caustiques : le plus usité et le plus facile à manier de tous est le crayon de nitrate d'argent ; il a surtout l’avantage de pouvoir être porté dans la cavité du col. Le nitrate acide de mercure est un caustique beaucoup plus énergique, et qui demande par cela même à être manié avec grande prudence ; lorsqu'on en fait usage, il faut laisser un intervalle de dix à quinze jours entre chaque cautérisation, en emplovant dans l'intervalle le nitrate d'argent. Le nitrate acide de mercure réussit dans les ulcérations qui résistent au nitrate d'argent. On s’est encore servi de la pofasse caustique, de la pâte de Vienne, du caustique Filhos ; mais dans les ulcérations rebelles, le cautère actuel est préférable ; son action est plus certaine, et, quoiqu'il effraye les malades, la douleur qu’il détermine n’est pas plus vive qu'avec les autres caustiques. Ajoutons que le cautère électrique, proposé dans ces dernières années (voyez tome I, page 160), n’a même pas le désavantage d’impressionner l'imagination de la femme. Quel que soit, du reste, le caustique dont on se serve, il faudra toujours le porter sur le col de l'utérus, en maintenant les parois du vagin écartées au moyen d’un spéculum en métal pour les caustiques potentiels, et d’un spéculum en ivoire pour le cautère actuel. Il faut surtout prendre garde, lorsqu'on se sert de caustiques liquides ou diffluents, que quelques gouttes ou quelques parcelles ne fusent sur les parois du vagin, ou restent dans ce canal après que le spéculum à été retiré. Des injections d’eau froide seront faites dans les organes génitaux, immédiatement après la cautérisation.

Quelques praticiens ont proposé de traiter les ulcérations du col de l'utérus par des topiques portés sur l’organe malade. Ces pansements ont été faits avec du coton ou de la charpie, soit secs, soit enduits de pommades ou de poudres médicamenteuses. J'ai vu obtenir de cette pratique d’excellents résultats à l’infirmerie des filles publiques de la prison de Saint-Lazare.

Jusqu'ici nous n’avons parlé que du traitement local de la métrite du col ; il nous reste à mentionner quelques moyens qui appartiennent au traitement. général de cette affection. Pour combattre la faiblesse, les perversions des fonctions digestives, on aura recours aux toniques, à un régime approprié à l'état de l’estomac, aux affusions d’eau froide, aux eaux minérales ferrugineuses. La constipation sera combattue par l'administration de petits lavements d’eau froide. Pour dissiper ou soulager les douleurs utérines, vésicales où lombaires, on appliquera des vésicatoires volants dans le dos, à l'hypogastre, aux aines. Dans les cas rebelles, on pourra essayer l’application d’an cautère dans les mêmes régions. |

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