‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 136 sur 358 · LÉSIONS ORGANIQUES DE L’AISSELLE · texte numérisé non relu

LÉSIONS ORGANIQUES DE L’AISSELLE

ments, l'irritation des poils, de la sueur, de la malpropreté, sont plus fréquentes. Les fistules ou, si l'on veut, les ulcères fistuleux que l'on guérit le plus difficilement, sont ceux qui surviennent à la suite d’une suppuration un peu profonde, suppuration qui a réduit en fonte une partie de la garniture adipeuse de cette région. On conçoit qu’une poche creusée entre l’aponévrose de l’aisselle et les os doit se remplir difficilément, surtout quand une partie de ses parois est mobile comme celles qui correspondent à l'épaule. Delpech a proposé la compression et même une machine ad hoc. Mais on conçoit que pour obtenir un effet marqué, la compression devrait être prolongée, ce qui pourrait amener une roideur de l'articulation scapulo-humérale pire que la fistule. Ici le meilleur moyen doit être puisé dans l'hygiène. Comme ordinairement ce sont des convalescents ou des sujets amaigris qui sont affectés de ces fistules, il vaut beaucoup mieux un régime tonique et nourrissant, l'habitation de la campagne. Sous l'influence de ces modifications, il survient plus ou moins d’embonpoint, et la graisse qui se reforme dans l’aisselle comble le vide laissé par la fonte purulente.

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