‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 139 sur 358 · SECTION QUARANTE-TROISIÈME · texte numérisé non relu

SECTION QUARANTE-TROISIÈME

L’anatomie de l’aine étant surtout importante pour l'étude des hernies de cette région, on la trouvera très détaillée dans le quatrième volume, en tête des paragraphes Æernies inguinales et Hernies crurales. J'ajouterai seulement 1c1 quelques mots qui compléteront les deux articles qui ont déjà été faits sur cette importante région.

La dépression, appelée pli de l’aine, établit à l'extérieur la séparation de

l’abdomen et de la cuisse. Au-dessous de ce pli, on remarque chez les sujets

qui ont un peu d’embonpoint une excavation triangulaire, limitée en dehors par la saillie du muscle couturier, en dedans par celle du moyen adducteur. Au milieu de cette excavation on sent les pulsations de l'artère crurale. La peau de cette région est mobile, pourvue de poils et de follicules sébacés assez nombreux. A travers son épaisseur, le doigt peut distinguer de petits corps mobiles arrondis : ce sont des ganglions lymphatiques. La peau est doublée d'un pannicule adipeux qui acquiert une grande épaisseur chez les sujets obèses ; puis on arrive sur le fascia super ficialis, qui, en bas, se prolonge sur les veines saphènes et honteuses externes. C’est dans l'épaisseur de ce fascia que sont contenus les ganglions Ilymphatiques superficiels de la région, les vaisseaux honteux externes, ainsi que l'artère et les veines tégumenteuses. Les ganglions superficiels reçoivent les Ilymphatiques superficiels du membre inférieur, du pénis, des enveloppes du testicule, de la partie inférieure de la paroi abdominale, de la hanche, de l'anus et du périnée. Ceux des organes génitaux aboutissent aux ganglions externes et supérieurs, ceux de l’anus aux ganglions externes, ceux du membre inférieur aux ganglions inférieurs. Il Y à aussi des ganglions profonds; ils sont groupés autour des vaisseaux ; ceux-là communiquent avec ceux du plan superficiel et ceux du bassin.

Nous avons déjà traité, dans les diverses sections, de plusieurs maladies de

l’aine, ou qui, très Voisines de cette région, finissent souvent par l’envahir, Ainsi, quand il a été question des phlegmons de la fosse iliaque, nous avons dû nécessairement nous occuper des maladies de l’aine ; les tumeurs de cette région ont été spécialement envisagées dans le tome IV, aux chapitres qui contiennent l’histoire des hernies, ‘et dans ce volume V, quand il a été question des testicules, Il reste cependant à présenter encore quelques considérations sur l’ensemble de ces maladies, surtout sur celles qui occupent la portion inférieure de la région, qui est plus en rapport avec la cuisse qu'avec l’abdomen.

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