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On réunit d’un côté à l’autre où d’arrière en avant. Les muscles se rétractant peu, il est nécessaire de disséquer la peau, pour peu que le membré soit épais. Dans les autres temps, on pourrait suivre le principe de Desault, qui se borne d’abord à Pincision de l’aponévrose et du muscle biceps. Après, on ferait l’incision des muscles profonds, et l’on détachérait ensuite l’os à la hauteur nécessaire. La méthode circulaire est évidemment préférable à toutes les hauteurs du bras, quand on peut conserver assez de peau. Il est bon pourtant de connaître les autres méthodes pour les cas de nécessité,
PB, MÉTHODE À LAMBEAU. — Quand le va devait être amputé en bit près de l’aisselle, Sabatier voulait qu’on formât un lambeau carré avec lé deltoïde par deux incisions latérales parallèles à l'axe de l'os, réunies par une incision transversale, comme Lafaye le faisait pour la désarticulation, Le lambeau était relevé à sa base, le reste de l'épaisseur du membre était coupé, et l’on sciait l’os au niveau de cette dernière incision. Il serait plus expéditif de tailler le lambeau en piquant les chairs comme pour la désarticulation du bras par le procédé de Dupuytren.
Les éditeurs de Sabatier appliquent ce principe à toutes les hauteurs du bras. Ils ne font qu'uñ lambeau qui est postérieur ou antérieur.
On peut tailler un lambeau postérieur et un autre antérieur, d’après le principe de Vermale, en piquant les chairs et en les détachant de dedans en dehors, Langenbeck forme le lambeau en coupant de la peau à l’os.
, MALADIES DU COUDE. — ANATOMIE. 639 €: MÉTHODE OVALAIRE.— Guthrie a même tenté la méthode ovalaire, quivest ici indiquée comme pour la désarticalation scapulo-humérale : seulement l’angle du V, au lieu de toucher à l’acromion, est placé à un ou deux
travers de doigt au-dessous de cette apophyse.
Prothèse du bras. — Bras artificiel,
Si, après l'amputation, le moignon est assez long, on pourra lui adapter un nouveau membre, qui sera Confectionné d’après Graefe, ainsi qu'il suit : Le bras doit être entouré d’une gaîne qui enverra des ressorts analogues à ceux des doigts, mais beaucoup plus solides, à l’avant-bras, pour opérer la flexion du coude. Des cordes à boyau, placées du côté opposé, monteront du bord supérieur de l’avant-bras à la courroie de la poitrine et de l'épaule. Le mouvement du moignon vers la poitrine agira à l’aide des ressorts sur Pavant-bras, et pliera les doigts avec l'avant-bras. L'écartement du moignon de la poitrine produira le mouvement inverse. Il faut ici de toute nécessité consulter ce que je dirai plus tard de la prothèse de la main.