‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 200 sur 358 · MAIN ARTIFICIELLE · texte numérisé non relu

MAIN ARTIFICIELLE

posés à l’union des secondes phalanges avec les premières, et de celles-ci avec les saillies de la main, de manière à fermer com plétement le poing. L'extension se produit à l’aide de cordes à boyau. Celles-ci s’insèrent sur la face dorsale de chaque dernière phalange perforée pour la recevoir, et se logent dans le sillon qui répond au dos des autres phalanges. Arrivées dans la cavité palmaire de la main, ces cordes, de la grosseur d’un ré de violon, sont attachées de la manière suivante : Dans la cavité du métacarpe se trouve placé, de manière à y être assez libre, un triangle de fil de laiton fort, dont le côté le plus long se dirige du bord cubital au bord radial de la main, et dont les autres côtés se réunissent en haut en un angle obtus distant du plus long côté d'environ un pouce. Get angle se termine par un anneau solide destiné à fixer les cordes qui se dirigent vers le bras. Sur le côté long du triangle sont appliqués quatre petits anneaux qui correspondent aux doigts, et doivent recevoir les cordes qui en viennent. Les deux cordes qui partent de l'anneau supérieur du triangle, de la force d’un ré de violoncelle, passent par le tuyau plat de la, gaîne, et vont se fixer au bord supérieur; leur tension entraîne le triangle, et avec lui les cordes à boyau qui passent sur la face dorsale des phalanges. La force des ressorts est surmontée et l’extension produite ; leur relâchement est suivi du retour des doigts à la position fléchie par l’action élastique des ressorts placés du côté de la face palmaire.

Si la flexion et l’extension du pouce se faisaient en même temps que celles des doigts, il en résulterait des chocs des doigts et de l'embarras dans le mouvement. Pour cela, le pouce reçoit une corde à part qui n’a pas de rapport avec le triangle; elle est placée en ligne droite depuis le bout du pouce jusqu’à l’étui conducteur dans la cavité duquel elle parcourt l’intérieur de la gaine jusqu’à son bord supérieur. Une échancrure a été ménagée au bout du pouce et de l'index pour recevoir une plume à écrire.

Le moignon étant reçu dans la gaîne, des courroies servent à le retenir solidement engagé dans l'appareil; de plus, ces courroies, qui entourent Pavant-bras et le bras, servent à maintenir appliquées sur le membre les cordes à boyau qui se rendent jusqu'à l'épaule. Leur extrémité supérieure se trouve fixée définitivement en s’engageant dans une boucle qui est ellemême arrêtée à l’aide d’une courroie qui entoure le tronc. Moyennant cette disposition, on peut raccourcir les cordes à volonté, Il suffit, en effet, d'étendre l’avant-bras pour opérer ce raccourcissement, et par suite l’extension des doigts. La boucle de la corde du pouce étant plus hautement placée que celle des autres doigts, l'extension du bras agit plus vite sur ce doigt que Surles autres. Par la même raison, le pouce se ferme moins vite, et l’obstacle qui résulterait de sa rencontre avec les autres doigts se trouve ainsi évité. | |

La main entière est recouverte d’un gant de peau rembourré de manière à représenter la forme naturelle du membre (1).

(1) Dictionnaire en 21 volumes, nouvelle édition, article Main.

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