‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 204 sur 358 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Les lésions vitales de la hanche que le chirurgien est appelé à traiter sont | presque toujours assez avancées pour constituer une espèce de tumeur | blanche qui fera le sujet du chapitre suivant, ou bien ces lésions donnent lieu à une hydarthrose dont le diagnostic est d’une grande difficulté : 4° parce que l'articulation est à une grande profondeur ; 2° parce que l’attention des chirurgiens étant fixée depuis peu sur cette hydropisie, la science est très restreinte sur ce point, comme d’ailleurs sur tout ce qui a trait aux hydropisies des articulations énarthrodiales. |

M. Jules Roux a surtout bien étudié l'expansion, queïquefois très pro | noncée, que les synoviales envoient sous les tendons des muscles pour faveriser leur glissement. Ces espèces de poches herniaires se remplissent de liquide, et forment alors des tumeurs dont il faut connaître le siége : ainsi, ! pour l’hydarthrose de la hanche, c’est l'expansion séreuse qui passe sous les tendons du muscle psoas iliaque qui se développe et forme une tumeur | pyriforme assez considérable qui offre un point fluctuant en haut et en dedans de la cuisse, et cela sur un point assez éloigné de l’articulation coxo= fémorale.

La fréquence de la transition de l’état vital à l’état organique que nous allons décrire, la gravité de ce. dernier état, devront engager le praticien à combattre très énergiquement toutes les lésions vitales de la hanche.

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(1) Leçons cliniques sur les maladies chroniques de l'appareil locomoteur. Paris, (£) Traité des luxations congénitales du fémur. Lyon, in-4, 1847.

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