‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 69 sur 358 · CHAPITRE HI · texte numérisé non relu

CHAPITRE HI

Plaies et ruptures de la vulve.

Les plaies par instruments piquants et tranchants n’offrent rien ici de particulier. Les ruptures portant sur ce qu’on appelle la fourchette ont presque toujours lieu chez les primipares ; elles sont d’autant plus étendues, que le dernier temps de l'accouchement a été plus rapide. Ainsi, chez de jeunes femmes, la matrice agit avec une énergie, une promptitude telles, que les parties génitales extérieures, n'étant pas encore préparées à la dilatation qu’elles doivent subir, se rompent au lieu de céder. C’est alors qu’on observe ces grandes déchirures de la fourchette qui vont jusqu’à l’anus, et comprennent quelquefois tout le périnée et une partie du vagin. Quand j'en serai aux maladies de ce dernier organe, je parlerai de ces larges ruptures, et j'indiquerai l'opération nécessaire à la réparation de ces désordres. Pour ce qui est des ruptures qui se bornent à la vulve et même à une partie du périnée, la position horizontale avec les cuisses fléchies et rapprochées, et surtout l'application de quelques serres-fines déterminent la réunion. Sans l'emploi de ces petits instruments, la réunion n’est jamais complète, car il reste toujours une échancrure plus ou moins prononcée, qui indique qu’il .

(1) Boyer, Maladies chirurgicales, 4° édit., 1834, t. X, p. 316.

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