PLAIES, RUPTURE DU VAGIN ET DU PÉRINÉE
L'absence du vagin ne réclame pas l'intervention de l’art, tant qu'il ne se manifeste pas d'accidents occasionnés par la rétention des règles. Mais lorsque ces accidents ont lieu, le seul moyen propre à les faire cesser étant l’évaeuation du liquide contenu dans l'utérus, il faut arriver à cet organe soit à travers la vulve, soit à travers le rectum.
La ponction de l’atérus par le rectum est une opération fort grave, car elle expose à léser le péritoine ; il est donc préférable d’avoir recours à l’autre méthode.
. La ponction de l'utérus à travers la vulve a non-seulement l'avantage d'éviter la lésion du péritoine, mais encore de permettre au chirurgien de rétablir ou de former un canal artificiel qui tienne lieu de vagin et qui puisse en remplir les fonctions. Cette opération, exécutée avec succès par Amussat, Stoltz, Cabaret, Desgranges, etc., s'exécute de la manière suivante : La malade étant convenablement située, on introduit une sonde dans la vessie, puis on pratique une petite incision au-dessous du méat urinaire, dans le lieu où devrait se trouver l'ouverture du vagin; on agrandit cette incision avec précaution ; on se sert alors alternativement des doigts et du bistouri pour arriver jusqu’au col de l'utérus, en ayant toujours le soin de se guider sur la sonde qui est dans la vessie pour ne pas blesser cet organe. Une fois le canal artificiel créé, et le sang évacué, il faut prévenir la cicatrisation ou le retrait du vagin de nouvelle formation en y laissant à demeure pendant un temps plus ou moins long des mèches dont on augmente graduellement la grosseur. (Voyez, plus loin, Opérations motivées par les maladies du vagin. )]