‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 89 sur 358 · RÉTRÉCISSEMENTS ET OBLITÉRATION DU VAGIN · texte numérisé non relu

RÉTRÉCISSEMENTS ET OBLITÉRATION DU VAGIN

quand l'inflammation est intense et réellement étendue, On peut aussi appliquer des sangsues à l'anus; les piqûres n’ont pas l'inconvénient qu'on leur attribue généralement, c’est-à-dire de se transformer en ulcères vénériens. J'ordonnais très souvent, dans mes salles de Lourcine, cette saignée, et pendant plus de deux ans je n’ai observé qu’une fois cet accident. Le repos est nécessaire dans les commencements de la blennorrhagie ; les boissons adoucissantes, les bains entiers, les bains de siége, ont toujours de bons effets. Quand les premiers moments de l’inflammation sont passés, je fais faire des injections vaginales avec l’acétate de plomb, le sulfate de zinc et le laudanum, d’après la formule que j'ai donnée quand il a été question de la blennorrhagie chez l'homme. Je fais tamponner le vagin le plus souvent possible. J'ai la conviction qu’on modifie très avantageusemeut les muqueuses quand on empêche le contact mutuel des surfaces enflammées.

Chez les femmes qui ne sont pas trop étroites, je me borne souvent aux injections éntra-vaginales et au tamponnement. J’ordonne rarement le poivre de Cuba, plus rarement encore le baume de copahu. Je ne m’y décide que dans les cas où la blennorrhagie se fixe à l’urèthre, et prend R un certain caractère de ténacité. Je suis convaincu que les blennorrhagies qui résistent aux moyens adoucissants ordinaires sont entretenues par une maladie du col de l'utérus qui est née avec la blennorrhagie, ou qui est survenue pendant l'existence de cet écoulement. De sorte que, pour compléter le traitement de la blennorrhagie, on devra prendre connaissance de la thérapeutique des ulcérations du col de l'utérus (voyez plus loin).

Ulcérations du vagin.

Les ulcérations du vagin sont bien moins fréquentes qu’à la vulve et au col de l’utérus : cependant on y remarque surtout l’ulcération très superficielle analogue à celle de la balanite et le véritable chancre; mais cette dernière forme est des plus exceptionnelles.

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